Y’a quoi dans le genre ? #1 – Critiques Express

Pour cette nouvelle rubrique, des auteurs de la rédaction vous proposent une mini critique de leurs visionnages horrifiques du mois.

Alexandre – HELL FEST réalisé par Gregory Plotkin

Enfin du slasher à l’horizon. Qui plus est dès le début de l’année. Qui l’eut cru ? Ce mois-ci, je me suis lancé devant Hell Fest, le nouveau film de Gregory Plotkin. Celui derrière le dernier Paranormal Activity (Ghost Dimension) revient dans l’horreur avec un serial killer dans un parc d’attraction horrifique. Le film ne brille pas pour son intelligence : les scènes téléphonées, les acteurs de seconde zone (Tony Todd est présent pour le chèque) et la niaiserie des dialogues rendent le mélange amer. Pourtant, Hell Fest est un régal pour les yeux. Les décors et les mises en scènes regroupés dans ce parc à thème vaut, à eux seuls, le visionnage du film. Hell Fest est dispensable et ne renouvelle pas encore le genre. Dommage.

Laura – SHEITAN, réalisé par Kim Chapiron

1er Janvier 2019: Calvaire. 2 Janvier 2019: Sheitan. Cette année commence en beauté sous le signe de la New French Extremity (en espérant qu’elle se passera mieux que dans un film de ce sous genre). Et comme Jacob qui voit Renesmée pour la première fois, je me suis imprégnée de Sheitan. J’étais, et suis encore fascinée, par cette jeunesse vulgaire ou juste perdue, qui divague dans cette campagne arrêtée dans je ne sais quel espace temporel ressemblant à un purgatoire plus proche de l’enfer que du paradis. Je n’exagère en rien, pour son premier long métrage Kim Chapiron s’est offert une liberté de mise en scène, de décors (Ghostland a l’air de s’en être beaucoup inspiré) et d’allégories bibliques toutes plus wtf les unes que les autres. Un film dans cette veine ne m’avait pas autant passionnée depuis Alien, la Résurrection.

P.-S.: Gros big up au personnage de Leila Bekhti.

Tanguy – VORACE, réalisé par Antonia Bird

Sorti en pleine période de transition des tendances du slasher post-Scream vers un cinéma horrifique plus “malin” (Le Projet Blair Witch, Sixième Sens…), Vorace fait office de véritable OVNI en cette année 1999. Oeuvre à la confection difficile et à la réception tout aussi froide, le film d’Antonia Bird gagnera néanmoins en culte au fil des années, notamment pour son caractère unique. Difficile de cerner la véritable nature du long-métrage (entre western historique et interprétation spirituelle du cannibalisme pleine de noirceur et d’humour) et c’est précisément ce qui lui apporte sa singularité, permettant de mieux surprendre et de mettre en lumière les performances bluffantes et marquantes de ses comédiens, Robert Carlyle en tête. Car si Vorace déboussole d’abord, c’est après son visionnage que le film entre insidieusement dans notre esprit, notamment par sa bande-originale si déconcertante, composée par Damon Albarn & Michael Nyman. Quand on sait que le film fut produit en son temps par la 20th Century Fox à hauteur de 12 millions de dollars, on peut (pour une fois) légitimement se dire que “c’était mieux avant”.

Rudy – THE BABYSITTER, réalisé par McG

Petit film d’horreur pop-corn diffusé sur Netflix, The Babysitter est un huis clos déjanté gore à souhait et humoristique, alternant scènes déglinguées, sanglantes situations et scènes d’action. Cole Johson est un jeune adolescent souffre-douleur de sa classe, sa baby-sitter, Bee, semble la seule être lié d’amitié avec lui, mais au delà de cette complicité se cache un lourd secret, Bee et sa petite bande passent ensemble la soirée chez Cole, alors que ses parents sont absents, Bee et sa bande tentent d’invoquer des démons en tuant un des leurs, c’est le début d’un long cauchemar où Cole se révèle peu à peu plus coriace que d’habitude. À catégoriser dans les films humour/gore, The Babysitter entre trop dans les clichés du film pour ados, trop d’humour tuerait la trame du film qui aurait pu tout donner mais préfère s’en contenter de peu. Rien d’innovant si ce n’est son côté loufoque et farfelu.

venn – LA NONNE, réalisé par Corin hardy

Tiré de l’univers de Conjuring: les dossiers Warren, La Nonne a droit à son spin-off après celui d’Annabelle. Tout comme cette dernière dans le premier Conjuring, la nonne m’avait donné une dose de frayeur dans le second Conjuring. Malheureusement, La Nonne m’a fait le même effet que le spin-off de la poupée maléfique: meh. Oubliez les belles maisons américaines hantées, l’histoire se passe en 1952 dans une abbaye perdue dans la forêt roumaine et cela nous change de la routine de la maison hantée. Le film nous apprend peu sur la nonne et ses motivations. En a-t-on besoin après tout? On a juste besoin qu’elle soit debout dans un couloir éclairé pour nous faire peur. Le point positif du film est ses acteurs avec Demián Bichir et Taissa Farmiga, cette dernière étant connue pour American Horror Story et la sœur dans la vie de Vera Farmiga, plus connue pour incarner Lorraine Warren. Souffrant d’un scénario sans peur, ce spin-off laisse de marbre. Pondez-nous Conjuring 3 par pitié.

HELL FEST
SHEITAN
VORACE
THE BABYSITTER
LA NONNE
2.8

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