Wedding Nightmare de Matt Bettinelli-Olpin et Tyler Gillett – Critique

© Twentieth Century Fox France

La nuit de noces d’une jeune mariée tourne au cauchemar quand sa riche et excentrique belle-famille lui demande d’honorer une tradition qui va se révéler meurtrière et où chacun luttera pour sa survie.

Wedding Nightmare, c’est le film horrifique surprise que l’on a pas vu arriver. Pourtant, on trouve au casting une Samara Weaving déjà habituée de l’exercice – l’actrice nous aura bluffé avec The Babysitter et Mayhem. Cette dernière semble donc bien partie pour conquérir le coeur des fans du genre avec de jolies premières œuvres à son actif. Alors même si Wedding Nightmare ne réinvente rien, le film est suffisamment fun pour le prendre comme il est : un moment de détente estival.

Un mauvais coup du sort

Malgré son introduction un peu molle, passons ce détail, Wedding Nightmare se révèle une jolie surprise. Le jour de son mariage, Grace (Samara Weaving) doit jouer à un jeu de hasard avec son nouveau mari et sa belle-famille. Manque de chance, la jeune femme va piocher “Hide and Seek”, l’obligeant à se cacher dans une immense demeure dans ce qui ressemble à un jeu innocent. Manque de pot, sa belle-famille voudra lui faire la peau pour perpétuer une vieille tradition familiale.

Et c’est à partir de ce postulat de départ que la machine Wedding Nightmare démarre doucement. D’abord simple proie fragile, Grace va progressivement accepter de faire face à une famille de psychopathes décidée à ne lui laisser aucune chance – même si certains apprécient la jeune femme et regrettent d’avoir à en arriver là. D’abord affublée du robe de mariée, la jeune femme va progressivement s’émanciper et déchirer ces longs tissus qui l’empêchent de contre-attaquer.

Petit à petit, les situations difficiles s’enchaînent pour Grace qui ne souhaite qu’une chose : quitter ce jeu macabre. Dans le demeure, aucune aide ne lui sera apportée – même si on devine un rôle plus ambigüe et prévisible chez Adam Brody, le plus connu du casting.

Le jeu de cache-cache donne l’occasion de séquences bien senties, parfois stressantes, aux nombreux retournements. Grace va-t-elle réussir à échapper à une voiture la poursuivant ? Sera-t-elle assez discrète pour éviter le pianiste ? Les saynètes s’enchaînent non sans plaisir pour un Wedding Nightmare ultra fun, dont le final reste le clou du spectacle. Une montée en tension jusqu’à un dernier quart explosif après un timide démarrage. On aime être surpris comme ça.

Une jolie galerie de personnages

Là où Wedding Nightmare frappe très fort, c’est dans sa galerie de personnages. Outre la fabuleuse Samara Wedding que l’on espère voir encore souvent dans des films horrifiques, tous les membres de la famille dessinent leurs propres personnalités.

Entre une mère évoquant de petits remords à l’idée de tuer Grace, la tante totalement maléfique, la nièce dépassée et cocaïnomane un peu trop maladroite avec son pistolet, le beau-fils moyennement impliqué… Tous proposent des scènes cocasses dans ce film choral horrifique. Il ne s’agit pas que de Grace mais d’une totalité de personnalités qui donnent ce sel à Wedding Nightmare

Que reste-t-il de Wedding Nightmare ? Un bon investissement dans une place de cinéma en guise de divertissement cinématographique, sur grand écran. Sans doute pas le film du siècle, mais assez fun pour ne pas tourner le dos à cette petite production.

3
Note du film
Conclusion
Un bon investissement dans une place de cinéma en guise de divertissement cinématographique, sur grand écran. Sans doute pas le film du siècle, mais assez fun pour ne pas tourner le dos à cette petite production.

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