Top 5 des séries horrifiques à (re)découvrir

Ah, le mois d’octobre arrivant à grand pas, l’automne ramenant un peu de fraîcheur, quoi de mieux que de se mater de bonnes grosses séries de genre ? Ici pas de American Horror Story, The Haunting, ou encore The Walking Dead (le comics défonce la série, bisous les rageux), puisque l’on va parler de séries méconnues, voir carrément boudée du public. Que vous aimiez le gore, l’humour noir, le surnaturel ou encore les séries débordant de what the fuck, ce classement, non exhaustif et personnel, peut-être fait pour vous. Voici le top 5 des séries de genre à découvrir, ou re-découvrir, en ce bel automne.

N°1 : The Terror (2018)

“Chérie, c’est moi, ou t’a laissé le frigo ouvert?”

Bon, autant commencer directement par la série la plus connue d’emblée. La saison 1 de cette série d’anthologie crée par David Kajganich ( Scénariste/Producteur du Suspiria de Luca Guadagnino) et Soo Hugh (Co-Productrice sur Under The Dome ou encore Whispers) nous narre l’expédition du HMS Terror, ainsi que de l’HMS Erebus, traversant pour la première fois le passage du Nord-Ouest en plein océan Arctique. Bloqués dans les glaces, ils vont devoir survivre face au froid, à la maladie, ainsi qu’à une étrange créature gobant tel des Apéri-Cubes les malheureux tentant leur chance à pied.

Une direction artistique qui a de la gueule.

En effet ce qui est le plus impressionnant avec cette saison 1, c’est le travail sur les décors. Matthew Hywel-Davies, directeur artistique de la série, à livré un travail absolument titanesque ( lui qui s’était déjà fait la main sur Doctor Who et The Bastard Executioner entre autres). Pour ce qui est des acteurs, on notera la présence de Jared Harris (vu dans Mad Men et Tchernobyl notamment), de Tobias Menzies (Edmure Tully dans Game Of Thrones) ainsi que Adam Nagaitis (vu également dans Tchernobyl), ce dernier étant ma grosse découverte de l’année. À noter par ailleurs que la série s’inspire librement de la réel expédition de l‘Erebus et du Terror, dont tout les membres ont disparus entre 1845 et 1848 de façon mystérieuse. Sûrement, de loin, la série avec le plus gros budget de ce classement, et accessoirement la plus connue.

N°2 : Urban Gothic (Légendes Sanglantes) (2000 – 2001)

Honnêtement c’est relativement dur de trouver des illustrations de cette série, alors voilà un screen de l’épisode Vampirology..

Urban Gothic, ou Légendes Sanglantes en France (entre nous, c’est vraiment à chier comme nom..) est une série d’anthologie crée par Steve Matthews et Tom DeVille (ce dernier ayant bossé récemment sur Borgia). Alors, pour être honnête, il n’y a que très peu d’informations concernant cette série. Elle n’a seulement durée que 22 épisodes, les acteurs sont tous quasi-inconnus au bataillon, la réal’, hormis quelques fulgurances, reste plutôt sobre, mais il y a un espèce d’aspect documentaire voyeuriste sur ces épisodes. Un sentiment de profond malaise, même devant de simples phases d’humour.

Voilà l’opening du DVD, rien de bien folichon..

En résumé, cette série, c’est comme si The Twilight Zone avait fait un enfant à la série Strip-Tease (série qui à elle toute seule vaut le coup d’œil) en mode bestial dans une forêt entre deux Calice de la Mort (non je ne suis pas Québécois, juste calé en champignon, un problème ?). C’est une sorte d’O.V.N.I. chelou, on ne peut s’empêcher de se dire “-Mais merde, qu’est ce que j’suis en train de mater moi ?” mais en même temps, on ne peut que se demander quel délire, quel plan de caméra, quel idée de scénario ils vont réussir à nous pondre. Bref, si comme moi vous avez bouffé de la série d’horreur à bloc, allez donc regarder cette étrangeté. (Par contre c’est vachement chiant à trouver sur le net, donc le mieux à faire reste de checker Amazon, en DVD ça coûte vraiment rien.)

Petit aparté sur la boîte d’édition du DVD, à savoir Elephant Films qui à fait, entre autre le menu du DVD. Eh bien, une image vaut mieux que mille mots, car on peut tromper mille fois une personne, mais on ne peut pas tromper mille fois, mille personne. À moins que si ?

“Bouuuuh comment j’suis trop d4rk”

N°3 : CHANNEL ZERO: BUCTHER’S BLOCK (2018)

CHANNEL ZERO: BUTCHER’S BLOCK — “All You Ghost Mice” Episode 203 — Pictured: Holland Roden as Zoe Woods — (Photo by: Syfy)

Alors pour le coup on part directement sur mon favori de l’année. “-Comment ça Gilbert, c’est sorti l’année dernière ?”. Certes je suis toujours en retard sur mes visionnages, mais passons. Channel Zero est une série d’anthologie (Oui je sais, encore, détends-toi jeune lecteur assidu) crée par Nick Antosca (scénariste sur la série Hannibal, également sur le futur Antlers, et aussi co-créateur de la serie The Act). Après deux saisons que je suis toujours entrain de visionner (je suis un contradiction, pour citer Zeke de The Faculty..) penchons nous sur la troisième, à savoir Butcher’s Block.

Une petite pensée au “Carnival Of Souls” de Herk Harvey..

Cette dernière nous raconte l’arrivée de Zoé & Alice, deux sœurs venant vivre dans la zone morte qu’est Butcher’s Block, une petite ville de laissés pour compte. Malheureusement, des disparitions vont se produire et les frangines vont devoir mettre leurs rancœurs de coté et vont, malgré elles, enquêter sur l’abattoir local et ses légendes urbaines.

Une atmosphère en béton armé

Bon, autant être clair tout de suite, Nick Antosca et ses équipes savent bosser. Cette saison est maîtrisée de bout en bout, et nous propose même Rutger-putain de-Hauer dans un de ses derniers rôles. D’ailleurs les deux actrices principales Holland Roden (Teen Wolf) et Olivia Luccardi (Yara dans It Follows) sortent un jeu tout en nuances, vraiment excellent. On passe du gore, au baroque, au psyché, en passant par les tréfonds bien crades de la ville sans que cela soit perturbant, les différentes ambiances sont extrêmement bien mêlée, et la folie émanant de tout ces lieux est parfaitement bien transmise au spectateur.

“I love Peache’s Meat’s..”

Par ailleurs, la musique confié à Jeff Russo (What Remain of Edith Finch, ou encore, la série Fargo) m’a collé par moment des frissons tant le gratteux de Tonic à mit son savoir faire au sound-design de cette saison. Enfin vous l’aurez compris, avant que je m’étale pendant 8 ans, allez mater cette série (ou du moins cette saison) tant elle vaut le coup. Ce qui est sûr c’est que vous ne verrez pas passer ces 6 épisodes.

La bise à tout les vegans..

N°4 : Les Cauchemars de Freddy (1988 – 1990)

“Je veux mon chèèèèèque!”

Ah Freddy Krueger, ce boogeyman à hanté les nuits de millions d’adolescents, et à également rapporté gros à New Line Cinema, puisque dès le quatrième opus, Le Cauchemar de Freddy, la franchise pesait déjà 150 millions de dollars. Alors comment continuer à faire capitaliser une franchise au top, à moindre coût ? Créer une série d’anthologie, avec un budget réduit, et Robert Englund venant cachetonner tiens!

Brrrr, les VHS, tellement claquée au sol, mais en même temps tellement stylé..

Bon ici, n’espérez pas revoir Freddy à chaque épisode, si ce n’est sous la forme d’une sorte de narrateur, à l’instar du Cryptkeeper des Contes de la Crypte. D’ailleurs, le premier épisode est en réalité un préquel au premier épisode des Griffes de la nuit, plutôt bien foutu, sans être totalement nécessaire, il saura faire plaisir à tout les fans du croque-mitaine.

“Je sais où trouver de l’argent, chez des gens qui ont de l’argent. Habile.”

Encore une fois, c’est une série relativement low-budget, voir même kitsch aujourd’hui, la peur n’est plus présente, mais Robert Shaye (président de la New Line Cinema) et Jeff Freilich (producteur exécutif) ont habilement su retranscrire le sentiment d’irréel des 3 premiers films. Même si Freddy n’est pas forcément toujours présent, on sent vraiment que sa présence plane au-dessus des protagonistes. Il nous rejoint dans notre fauteuil, et devient avec nous, spectateur de ses propres cauchemars, certes inégaux, mais qui sauront ravir les fans de la franchise, ainsi que des séries d’anthologies tel que les Contes de la Crypte.

Avouez que ça à beau être kitsch, ça donne envie!

N°5 : Harper’s Island (2009)

Une île bientôt immaculée de sang..

Vous connaissez Agatha Christie, et son roman Dix Petits Nègres ? Eh bien placez l’histoire en 2009, avec pour contexte un mariage, mettez le tout dans un shaker, et vous obtenez Harper’s Island, une série bien trop boudée du grand public malgré un travail, et une qualité, absolument dingue.

La série de Ari Schlossberg (qui à également écrit Trouple Jeu, avec DeNiro), crée en 2009, nous raconte l’histoire de Trish et Henry retournant se marier sur l’île ou ils ont passé leur enfance ,accompagnés de leurs familles et de leurs amis. Malheureusement pour eux, un tueur va venir foutre le bordel, et va tenter de les décimer un à un..

Autant dire que les victimes potentielles sont nombreuses..

Casting goldé, pour une tension cinq étoiles

Dit comme ça, le pitch de base semble ultra manichéen, et il l’est, mais les retournements de situations, le suspense et la tension se dégageant progressivement au fil des scènes est vraiment bien amené. Sur Harper’s Island, tout peut arriver, et nous ne sommes pas seulement spectateurs, mais bel et bien acteurs de la série. On se retrouve sans le savoir entraînés dans ce jeu de piste sanglant, qui malgré certaines side-story un poil redondante, reste captivant de bout en bout. Les acteurs sont eux aussi tous très bon avec, entre autre: Elaine Cassidy (Les autres), Jim Beaver (Bobby dans Supernatural), Christopher Gorham (Insatiable, Once upon a time), Katie Cassidy (Arrow), Matt Barr (Blood & Treasure) et Brandon Jay McLaren (Vu dans Slasher, mais il restera à mes yeux éternellement le Power Ranger rouge dans Power Rangers SPD, que voulez vous..).

“One by one..”

D’ailleurs, petit fun fact, il y a 13 épisodes, une trentaine de personnes, ce qui veut dire, un voir plusieurs morts à chaque épisode, graphique, sans tomber pour autant dans le grotesque. Par conséquent, le showrunner de la série à décidé de nommer les épisodes par les onomatopées produits par les différentes morts arrivant dans chaque épisodes (Exemple: l’épisode 1 se nomme “Whap”, à vous de deviner). Aussi, ce qui rend le jeu des acteurs relativement crédible, c’est que personne n’était au courant des différents twists et de la survie, ou non, de leurs personnages (on peut le voir notamment dans le making-of, où les différents acteurs tentent de deviner qui peut bien être le tueur).

D’ailleurs, quand vous aurez fini les treize épisodes, foncez sur la web-série Harper’s Globe, tournée en parallèle du show, qui cette fois nous place la peau d’une journaliste sur l’île, qui au moment de la tuerie se retrouve bloquée comme les autres, mais reste seule avec sa caméra, en somme on à le droit en plus à un found-footage d’environ 1h, qui permet d’en apprendre un peu plus sur l’histoire, et cela vaut vraiment le coup d’œil.

Je montre très peu d’image du show, car un spoil, et tout est foutu..

En bref, une série de malade, à voir absolument. Elle est directement encrée parmi mes séries favorites, tant sa force à su me captiver, et je l’espère arrivera à vous captiver tout autant. Foncez dessus, c’est d’la bonne, car vraiment si il y’a ne serait-ce qu’une seule série de ce classement que vous devriez mater en priorité, c’est bien celle-là.

BONUS : Death Valley (2011)

Une belle bande de tarés..

J’étais obligé de dire quelques mots sur Death Valley, la série crée par Eric Weinberg (Scrubs), Curtis Gwinn (producteur sur Stranger Things) et Michael Cummings (le p’tit frère de Rob Zombie, connu surtout pour son groupe de metal indus’ Powermann 5000). Elle nous raconte la vie de l’UTF (Undead Task Force), une sorte de brigade anti-goules, vampires, loup garou et j’en passe. Ni plus, ni moins. Le moins qu’on puisse dire c’est que c’est extrêmement drôle, pour peu que l’on aime l’humour absurde, gras et un poil salace.

Un vrai mockumentaire gore

C’est tourné comme un documentaire, à l’image de Trailer Park Boys, ce n’est donc pas étonnant de voir, par exemple, le cameraman prendre une balle ou autre, et les acteurs sont tous excellents (une pensée à Bryan Callen qui campe le chef de l’UTF, ce mec est un génie). Enfin bon, allez checker ça, ça dure 20 minutes, il n’y a malheureusement que 12 épisodes, mais ça vaut vraiment le coup d’œil. Faudrait vraiment qu’on m’explique, un jour, pourquoi des séries excellentes sont décommandées au bout d’une saison, quand de bonnes grosses daubasses arrivent à tenir plusieurs saisons sans problèmes.. C’est quoi votre avis sur la question ?

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