TOP 5 des meilleurs épisodes Des Contes de la Crypte

Bien plus charismatique que David Pujadas et Jean-Pierre Pernaut..

Oooooh, hello kiddies..“, c’est avec la voix de John Kassir que cette phrase résonne encore dans ma tête, des années après mon premier visionnage, avec toujours cette sensation de frisson et d’attirance irrévocable, me faisant regarder cette sublime anthologie encore et en-gore. Tel Obélix, je suis tombé dedans étant petit, à la différence que je continue de me gaver sans cesse des histoires cauchemardesques de ce bon vieux Cryptkeeper. Pour la petite histoire, cette série à été crée, d’abord sous la forme de comics en 1947, par William Gaines pour la maison d’édition EC COMICS (dont il avait hérité de son paternel). Malheureusement, l’année 1954 se voit gratifier de la création de la Comics Magazine Association of America qui, regroupant la quasi-totalité des éditeurs de l’époque, va mettre en place un ligne de conduite qui va tuer à petit feu tout les comics d’horreur/thriller/fantastique/érotique, dont seul le magazine satirique MAD réussira à survivre.

Une des nombreuses formes de EC COMICS de l’époque.

Heureusement, la fin des années 80, notamment l’année 1989, va voir l’association du producteur Joel Silver, Robert Zemeckis, Richard Donner, Walter Hill, David Giler avec le géant de la télévision HBO (Oz, Band Of Brothers, DeadWood), pour créer une saison tirée de ces fameux comics (d’ailleurs, la composition de l’iconique thème principal, est confié au talentueux Danny Elfman, sa patte fonctionnant à merveille dans l’univers de la série). Voilà comment est née cette série, qui durera de juin 1989 à juillet 1996, sans compter les 3 films sortis entre 1996 et 2001 (Demon Knight, Bordello Of Blood et Ritual) ainsi que la série animée Crypte Show, et même un flipper (effectivement, vous ne rêvez pas, un flipper Tales From The Crypt, le pied). Je me permet donc de vous faire une liste, non exhaustive, et bien évidemment subjective, des meilleurs épisodes des Contes De La Crypte.

N°1: MORT D’UN PIGEON VOYAGEUR

Cet épisode nous narre l’histoire de Judd Campbell (joué par le trop rare Ed Begley Jr.) , un escroc misant tout sur son charisme, vendant différentes arnaques dans le milieu des pompes funèbres. Sur un malentendu il va rencontrer la famille Brackett, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il va apprendre à ses dépends la notion de “savoir vendre”..

Winona Brackett, un savant mélange entre Michel Delpech et Ariana Grande, ça ne laisse pas indifférent..

Ce pitch, certes évasif, n’en est pas moins dénué de surprise, et en parlant de surprise, le principal atout de cet épisode est le génial Tim Curry, qui campe ici le rôle, de Pa, Ma, et la si sublime.. Winona Brackett, grâce à des effets de maquillages ultra réussi dû à Todd Masters (Horribilis de James Gunn). À noter par ailleurs que c’est Gilbert Adler qui réalise ce segment, certes avec une réal’ qui ne casse pas des briques, mais qui fait largement le café, ce qui est le minimum syndical. Heureusement John R. Leonetti assure le rôle de directeur photo, chose qui donne cette aura si cauchemardesque à la série (d’ailleurs, petit fun fact, c’est ce même Leonetti qui des années plus tard travailleras sur de nombreux films de James Wan, notamment la série des Insidious. Il est bien plus performant en tant que directeur de la photographique que réalisateur, quand on sait qu’il à réalisé la purge qu’est Mortal Kombat: Destruction Finale, mais là je digresse). Bref, j’en ai déjà trop dit, foncez sur cet épisode, qui selon moi représente à lui seul ce qu’est un bon épisode des Contes De La Crypte, une pincée de gore, une pincée de cul, et surtout une bonne grosse dose d’humour noir.

N°2: TÊTE D’AFFICHE

Nous partons cette fois à la rencontre de Barry Blye (joué par Jon Lovitz, connu grâce au Saturday Night Live), qui, à l’instar de notre “héro” précédent, est un raté.. Acteur talentueux pourtant, mais se faisant rafler tout ses castings au profit d’un type au sourire Colgate beaucoup trop white pour que ça ne soit pas un dentier. C’est alors que vient à lui une annonce pour jouer le rôle d‘Hamlet dans la tragédie de Shakespeare. Étant taillé pour ce rôle, c’est sa dernière chance. Et avant de péter littéralement les plombs, il décide donc d’y aller. C’était sans compter sur son rival, et une troupe de spectacle, plutôt.. cocasse. Alors, sera t-il Hamlet ou Yorick?

Être ou ne pas être.. Tant que la corde est bien serrée, où est la différence ?

Cet épisode, joue sur un retournement de situation, faisant basculer complètement le protagoniste, et nous spectateurs, dans le cauchemar le plus total. Quand j’emploie le terme cauchemar ce n’est pas à la légère puisque une fois passé les portes du théâtre, nous basculons dans une ambiance irréel, nous rapprochant ici de la perte de repère de Barry. Jusqu’à la fin, vous vous direz que quelque chose cloche, sans vraiment mettre la main sur le pourquoi du comment. La réalisation écope à Todd Holland qui n’avais réalisé que quelques épisodes de séries tv, ou encore le mal-aimé The Wizard: L’enfant Génial (mais si, vous savez, ce film de 89′, qui est un placement de produit d’une heure et demi pour le Power Glove de Nintendo, qui lui aussi à bidé presque autant que le film). Pour le coup, Holland s’en sort mieux que son confrère, Gilbert Adler, avec une réalisation toute en nuances. Par contre c’est Levie Isaacks qui occupe cette fois le poste de directeur photo, et certaines scènes sont bien trop sombres, l’éclairage est relativement terne, son travail est relativement générique, sans être nul pour autant (Il se trouve que c’est ce même Levie Isaacks qui fût directeur photo sur le chef d’oeuvre qu’est Massacre à la tronçonneuse: La nouvelle génération, film qui est, comme vous le savez, le meilleur de la saga). Rien que le twist de fin de ce segment vaut le détour, puis, j’ai oublié de vous mentionner un léger détail.. John Astin est de la partie, lui qui incarnait Gomez Addams dans la série La famille Addams de 1964, raison de plus pour foncer sur épisode.

N°3: KING OF THE ROAD

Ce segment nous raconte l’histoire du jeune et fougueux Billy (rôle porté à l’écran par Brad Pitt, dont c’est l’un des premiers rôles), champion de rodéo à la Fast And Furious, et non pas à la Texane (bien que j’imagine qu’il y’ ait sûrement des courses illégales de bagnoles au Texas, mais là n’est pas le sujet..). Malgré ses victoires, il est à la recherche de quelque chose, ou plutôt de quelqu’un, The Iceman, un ancien pilote, devenu avec le temps, un mythe..

“Tu vois, il se trouve que Edwin à compris certains trucs. S’appuyer contre sa caisse, ça ne compte pas. C’est comment tu la conduis qui compte.

Alors que la série en est à sa troisième saison, avec un taux d’audience relativement élevé pour une série d’horreur, les producteurs décide d’adapter en parallèle un nouveau serial des EC COMICS, il s’agit de TWO-FISTED TALES (*insérer jeu de mots dégueulasse*). Nous sommes alors en 1991, et malheureusement le pilote de la série ne parle pas à la FOX.. Les producteurs décident malgré tout d’incorporer 3 épisodes destinés à TWO-FISTED TALES aux saison 3 et 4 des Contes De La Crypte. Alors, oui cet épisode tranche avec l’ambiance habituelle de la série, on part sur du thriller cette fois-ci, mais pour autant, par rapport aux standards habituelles, les cascades sont à l’honneur dans ce segment, ainsi que la tension. L’on doit cela au réalisateur Tom Holland, tout juste auréolé du succès de Vampire, vous avez dit Vampires? et de Jeu D’enfant, (ainsi que d’un rôle dans la mini-série Le Fléau, adapté du bouquin de Stephen King) qui après ces deux films n’avait plus grand chose à prouver. Par conséquent, niveau action c’est la foire à la saucisse. On notera aussi Gary B. Kibbe à la photo, lui qui a travaillé avec John Carpenter sur tout ses films à partir de Prince des ténèbres. On retrouve aussi Warren Zevon, chanteur de rock à la direction musicale, ce qui fait toujours plaisir, on ne va pas se le cacher (par ailleurs Warren était un grand ami de Stephen King lui aussi). Voilà, la boucle est bouclée.

N°4: CARTES À DOUBLE TRANCHANTS

Dans cet épisode, nous n’avons pas à faire à un protagoniste central, mais bel et bien deux. Reno Crevice (interprété par Lance FUCKIN Henriksen), et Sam Forney (joué par Kevin Tighe, un second couteau du cinéma us, que tout le monde a déjà vu quelque part sans se souvenir d’où) sont deux rivaux attirés par les jeux d’argents, et surtout persuadé d’avoir une chance et un talent inouïe quand il s’agit de jouer aux cartes. Ils se lancent donc dans une spirale infernale de jeux divers et variés, afin de prouver lequel des deux est le maître de la cité du vice. Un combat de titan est lancé entre deux guignols avides de réussite.

Un face à face implacable entre Bill Clinton et Woody, le cow-boy de Toy Story..

Le 21 avril 1990 est diffusé cet épisode, qui accueil un succès mitigé. Pas assez long selon certains, pas assez flippant, j’en passe et des meilleures. Pourtant, j’adore ce segment. Walter Hill, qui par ailleurs est le réalisateurs de The Warriors (que je vous conseille très chaudement), livre ici une sorte d’épisode à mi-chemin entre le buddy movie, et le cynisme, toujours sur un ton très décalé. L’humour y est très grinçant, et ça fait toujours plaisirs de voir des acteurs cabotiner à ce point (Lance Henriksen est parfait en cow-boy Marlboro, et l’on sent que Kevin Tighe s’éclate comme jamais). On est sur de la comédie très noire, jamais too much, mais toujours très drôle, voir même un des segments les plus délirant de la série. À l’image de l’épisode, j’irais droit au but: FONCEZ LE VOIR.

N°5:UNE PUNITION À LA HAUTEUR DU CRIME

Ah les tribunaux.. Je n’aime pas ça, vous n’aimez pas ça, personne n’aime ça, pourtant Géraldine Ferrett base sa fortune sur son travail d’avocate spécialisée dans les dommages corporels. Malheureusement pour elle, un défaut de plaque d’immatriculation va la mener tout droit au tribunal de Stueksville, ville très à cheval sur les lois, et très rétrograde quand à la façon de régler les peines encourues. Un plaque d’immatriculation, et le cauchemar peut commencer..

“T’inquiète Géraldine, ça va bien se passer…”

Pour cet épisode, mon ressenti est un petit peu différent, il faut que je remonte loin, sachant que c’est le tout premier épisode que j’ai vu étant gosse, ni plus, ni moins, je devais avoir 7 ou 8 ans. On a tous au moins un fois connu ce genre de samedi soir où les parents vont chez des amis, et ils sont plus ou moins obligés de nous embarquer malgré eux, et surtout malgré nous, avec eux. Il ne reste plus qu’a prier pour que chez leurs amis, il y ait une console de jeu, ou au moins la télé, histoire de passer le temps. Ce soir là, il y avait un lecteur DVD, et un pile de films qui traînait, et une liberté totale pour ce qui était du visionnage. Grand bien m’en fasse car il y avait justement quelques éditions de cette fameuse série, et putain quelle claque. J’ai simplement regardé cet épisode avant de switch sur autre chose, car j’étais complètement flippé. Les œuvres que nous voyons enfants, nous marquent à jamais et c’est pour cela que j’adore ce segment, qui m’a tant fait cauchemarder, mais aussi me questionner, et adorer le cinéma que nous aimons tant.

La sixième saison des Contes De La Crypte débuta le 31 octobre 1994, et malheureusement la série commence à battre de l’aile. L’audience, du moins en France, se lasse, ce qui explique le fait que cette saison n’ai que deux épisodes de traduits en français, Chair Peinture, et, vous l’aurez deviné, Une Punition À La Hauteur Du Crime. Cette sixième saison, bien que les segments sois inégaux, démarre pourtant sur les chapeaux de roues, avec ce qui est à mes yeux, le meilleur épisode de la série. Russell Mulcahy, réalisateur australien ayant débuté comme clippeur pour des groupes tel que Duran Duran ou encore Queen, s’est vraiment fait reconnaître avec la réalisation de son premier long-métrage, Razorback (Une histoire de cochon géant, le grand frère de Babe en quelque sorte..), et surtout, Highlander, qui par la suite deviendra culte (et non, les suites n’existent pas, vous mentez). Au delà de la réal’ vraiment oppressante, le second point fort de ce segment sont ses acteurs. Catherine O’Hara en tête de liste, elle joue la connasse hystérique comme personne, et ça fait toujours plaisir de voir son regard se décomposer quand elle se trompe. Peter MacNicol, est très bon en avocat, candide et armé de bon sentiment, qui accumule les conneries, malgré son bon vouloir. D’ailleurs, un des scénaristes récurrent de la série, Scott Nimerfro, fait un caméo, annonçant le ton de l’épisode, en se faisant traîner de force dans une des salles d’audience. Je vais éviter encore une fois d’en dire trop, tant cet épisode est surréaliste, et cauchemardesque, et quand je dis cauchemardesque, ce n’est pas que l’épisode est flippant, loin de là, mais que sa structure est basé sur celle là d’un cauchemar (à tel point qu’on est en droit de se demander si un cauchemar n’a pas influencé l’écriture).

Photo de Jamel Debbouze prise sur le tournage du reboot de H..

ÉPILOGUE

C’est après 7 ans, et 93 épisodes, que la série s’achève, laissant derrière elle une tripotée de fan. Elle aura fait voyager bon nombres de guests à travers les États-Unis, l’Angleterre, et même l’Amazonie, traversant le temps et gardant cet aspect anachronique tout au long des épisodes. Il est souvent difficile de se demander à quelles décennies appartiennent les différents segments, tant ils semblent, à l’image des protagonistes, perdus dans le temps, appartenant à un autre monde, un monde rempli des pires horreurs, finalement pas si différent du notre. Grâce à ces qualités elle à su devenir culte, marquant d’une empreinte indélébile tout ceux ayant vu quelques épisodes, que ce soit à l’époque dans “Les Samedis Fantastiques” aux cotés de X-Files et autres consorts, ou encore gamin, comme moi, touchant des doigts un dvd avec insouciance. Je ne saurais pas vraiment expliquer pourquoi cette série m’a tant marqué, peut-être par son atmosphère, son humour, ou encore son fidèle gardien, qui tel Père Castor ou R.L. Stine (auteur des livres Chair De Poule) à su raconter des histoires immersives, passant le simple stade d’oeuvre, dépassant les générations qui l’ont vu grandir initialement. Et si jamais vous n’avez jamais vu cette série, bon nombres d’épisodes sont dispo sur YouTube, alors vous n,’aurez plus d’excuses pour vous farcir différents contes, avant de peut-être jeter votre dévolu sur la série complète, qui sait..

Goodnight creeps..

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