Top 100 des found footage – Chapitre 6 (45 à 27)

De quoi se réjouir en mettant en suspension quelques à-côtés – pour ceux qui veulent aller plus loin

Après plusieurs dizaines d’oeuvres passées à essuyer les plâtres, on peut enfin sourire : on commence doucement à travailler les found footage qui peuvent valoir quelque chose à vos yeux – toujours avec plein de tendresse, de contexte et d’indulgence. De bons moments de divertissement ou quelques idées bien retors, voilà pas mal d’idées pour ceux qui veulent aller plus loin et qui connaissent déjà bien leurs classiques.


45 – The Den (2013)
Réalisateur : Zachary Donohue


Parmi la cohorte de found footage sur les dangers de l’internet mondialisé, The Den se pose là alors qu’il possède a priori tous les atours d’une gouttelette parmi l’océan. La situation horrifique est amenée tranquillement, les personnages sont attachants et le basculement assez progressif pour ne pas verser dans le grand-guignolesque. Parfois, pas besoin d’être gargantuesque : il suffit d’être propre.


44 – The Houses October Built (2014)
Réalisateur : Bobby Roe


S’il s’est complètement viandé avec son deuxième volet, force est de constater que son premier The Houses October Built se tenait tout seul, comme un grand. Extrêmement fun avec sa visite des maisons hantées les plus extrêmes des USA pendant Halloween, rendu bien glauque à souhait par la démesure en la matière des américains, le tournant parano/snuff que prend progressivement le film surprend agréablement. Mention spéciale à cette cochonnerie de petite poupée.


43 – Savageland (2015)
Réalisateur : David Whelan, Simon Herbert, Phil Guidry


Ou comment utiliser le conspirationnisme comme moteur de la critique sociale, en particulier celle du traitement des immigrés dans le sud des Etats-Unis. On l’avait pas vue venir, celle-là. C’est pourtant le tour de force réussi de Savageland, qui a le culot de contrebalancer ses moments un peu mou par une utilisation très simple mais très glauque de son imagerie d’horreur, parfaitement en adéquation avec son thème.


42 – Digging Up The Marrow (2015)
Réalisateur : Adam Green


Oh, qu’il est imparfait, Digging Up The Marrow. Mais rares sont les found footage qui bénéficient d’un capital sympathie aussi énorme. Adam Green, connu pour sa saga Hatchet, nous envoie directement livré tout chaud un film méta qui ne prend jamais la grosse tête. Si le rythme est victime du budget, on y trouve un vrai soin sur les créatures et peut-être l’un des films du genre les plus fleur bleue. Une déclaration d’amour aux monstres, et plus généralement, à l’horreur.


41 – Creep (2014) & Creep 2 (2017)
Réalisateur : Patrick Brice


Bénéficiant d’un excellent bouche à oreille, les deux volets de Creep, l’un commandé par le succès de l’autre, sont tous les deux associés tant ils sont similaires dans leur approche. Patrick Brice, parfaitement épaulé par Mark Duplass, mettent alors au point leur recette : le cringe comme moteur de l’horreur, le malaise qui glace plus que la peur. Effet escompté, mais pas grand chose d’autre derrière. Chouchou finalement, surtout grâce à la trogne d’amour de Mark Duplass. Pour être précis, le deuxième volet est tout de même plus faible que le premier.


40 – Behind The Mask : The Rise Of Leslie Vernon (2007)
Réalisateur : Scott Glosserman


Là encore, un prétendant de taille dans les boxeurs catégorie “poids plume – sympathique”. Agréable et rigolo comme tout, Behind The Mask est un C’est Arrivé Près de Chez Vous qui verse encore plus dans le méta-genre. Un poil couillon que le found footage parodique et rigolo qu’il construit soit défait par un tiers final conventionnel qui tombe dans toutes les évidences que le film dénonçait.


39 – Hell House LLC II : The Abaddon Hotel (2018) & Hell House LLC III : Lake Of Fire (2019)
Réalisateur : Stephen Cognetti


Forcément, quand on vous dit que votre found footage, genre qu’on croyait mort et enterré au milieu des années 2010, fait renaître ses aînés de ses cendres, on prend un peu la grosse tête. Surtout quand on a tout fait tout seul, ou presque. Stephen Cognetti signe avec les deuxièmes et troisièmes volets de sa saga Hell House des épisodes imparfaits, parfois à la hauteur de leur papa, parfois pas du tout. La somme de leurs défauts et de leur qualité les place à cette 39e place, à regarder en une soirée. Une saga d’horreur même imparfaite mais qui se tient, franchement, on ne dit jamais non.


38 – Ghostwatch (1992)
Réalisateur : Lesley Manning


Ghostwatch, c’est d’abord une légende urbaine : une fausse émission d’horreur qui tourne mal et qui aurait traumatisé des générations d’anglais. La vérité, elle est beaucoup plus soft : des parents un peu remontés que le gamin du foyer ait piqué une crise à 21h15 ont appelé la BBC pour qu’elle bannisse l’épisode. Quelques années plus tard, celui-ci ressort et vit étonnamment de son mythe. Démarrant doucement, on se surprend assez rapidement à être glacé comme il faut face à quelques plans qui versent dans un glauque insoupçonné.


37 – Apollo 18 (2011)
Réalisateur : Gonzalo Lopez-Gallego


Avec les found footage, on est bien souvent obligés de sortir le scotch et quelques bouts de ficelle pour se forcer à tenir les nœuds scénaristiques debout. Avec son sujet lunaire particulièrement casse-gueule, Apollo 18 s’en sort admirablement mais est réservé aux puristes du genre. Ceux qui comprendront que ce montage et ce rythme, s’ils sont incompatibles sur un format classique, conviennent ici parfaitement.


36 – Gonjiam: Haunted Asylum (2018)
Créateur : Jung Bum-Sik


Les films d’horreur coréens ne sont plus à présenter et ont présenté parmi les meilleures créations de la décennie, mais le pays a mis son temps avant de passer au found footage, à l’international du moins. Voici donc que Gonjiam débarque tous flingues dehors, résolu à en découdre. Longtemps cantonné à sa tiédeur de production, le film se révèle dans son très bon dernier tiers qui aurait pu être mieux équilibré sur tout le film. Toujours finir en fanfare, ça passe mieux.


35 – Cloverfield (2008)
Réalisateur : Matt Reeves


S’il y en a un à ne pas présenter, c’est bien Cloverfield. Sûrement le plus connu dans toute la liste. Comme tous les phares de genre, le film sacrifie un peu son âme sur l’autel de la pop culture et de l’identification générationnelle. Le talent de producteur de JJ illumine cette lueur verticale tombante dans l’océan, pour le meilleur et pour le pire. Le meilleur : son aspect rentre-dedans et grandiloquent. Le pire : avoir cantonné, dans l’esprit global, le found footage à un spectacle pour teenager. On lui en voudra toujours un peu pour ça.


34 – The Taking Of Deborah Logan (2014)
Réalisateur : Adam Robitel


Dérangeant surtout pour son parallèle avec la maladie d’Alzheimer, The Taking Of Deborah Logan se paie quelques vraies bonnes trouilles visuelles, mais trop pénalisé par plusieurs sales fautes de cohérence pour parvenir à celles-ci. Pour autant, on lui pardonne tout pour CE moment, CE plan qui est devenu CE gif qui dégoûte tout le monde dans la conversation WhatsApp familiale.


33 – Paranormal Actiity 3 (2011)
Réalisateur : Henry Joost, Ariel Schulman


Parmi ceux de la saga qui tapent uniquement sur la peur, Paranormal Activity 3 est sûrement le meilleur (et définitivement le plus quali s’il faut les prendre en standalone). Les questionnements familiaux marchent admirablement, et la double lecture entre l’intrigue du film et celle de la mythologie est agréable. Ce bon gros plan final bien dégueu, aussi.


32 – The Possession Of Michael King (2014)
Réalisateur : David Jung


Rares sont les found footage qui font autant d’effet dès leurs premières minutes. Malin et drôle, petite pépite en puissance, The Possession Of Michael King éblouit jusqu’à se normaliser de fil en aiguille. Au final, qu’en reste-t-il ? Un pouce en l’air pour la tentative, mais une mise en procès pour cet affreux oubli de cohérence en fin de film qui gâche un peu tout. Les fans de found footage sont un peu tatillons.


31 – Searching – Portée Disparue (2018)
Réalisateur : Aneesh Chaganty


Doit-on le considérer comme un found footage ? Doit-on le considérer dans ce top de genre ? On a dit oui aux thrillers, alors allons-y. Dans le doute, on met dans le pot cet honnête thriller qui parvient toujours à se trouver une bonne raison d’être ce qu’il est. Mention spéciale pour la cohérence “internet & réseaux”, toute propre, toute nickel. .


30 – Grave Encounters 2 (2012)
Réalisateur : John Poliquin

Pour le film, non. Pour la mythologie, oui. Il serait dans la dizaine des 70 s’il était en standalone. Mais bon, voilà, quand son aîné réussit aussi bien son coup, quand on est pour son deuxième aussi conscient de ce qu’on est en tant que suite de found footage, on a des points bonus en plus. C’est la vie. C’est injuste. C’est comme ça.


29 – Paranormal Activity : The Marked Ones (2013)
Réalisateur : Christopher Landon


Toujours aussi parodique, dans la veine du 3, un peu, et surtout du 4, The Marked Ones se distingue de son titre de meilleur Paranormal Activity en basculant brusquement vers le flippant et le sérieux. Devient en 10 minutes (les dernières) la seule raison de (re)voir Paranormal Activity premier du nom, qu’il sort dans le même geste des oubliettes. Coup de génie.


28 – The Sacrament (2014)
Réalisateur : Ti West


Bel hommage (si on peut dire) aux dérives sectaires des 70’s aux Etats-Unis. Ti West, toujours aussi à l’aise à la mise en scène, prouve qu’il est talentueux avec tous les formats et toutes les contraintes. Méritant et assourdissant, notamment dans ses dialogues, et on comprend pourquoi : la documentation et les parallèles avec le massacre de Jonestown sont admirables, et même carrément flippants. D’une rigueur quasi-journalistique.


27 – As Above, So Below (2014)
Réalisateur : John Erick Dowdle


Un peu fou qu’une équipe française n’ait jamais fait ce film avant. “Catacombes“. A Paris. Bref. Mythologie un peu over the top mais finalement pas si désagréable, car prise avec un sérieux quasi naïf, dans le bon sens du terme. Une excellente maîtrise de son sujet et de ses possibilités, toutes cochées avec brio : les effets et la claustrophobie marchent d’elles-même. De belles sensations, et un final vraiment très, très… renversant.

Lire la suite – Chapitre 7, de 26 à 11

Précédent – Chapitre 5, de 62 à 46

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