Top 100 des found footage – Chapitre 5 (62 à 46)

Un pèle-mêle de bon et de bof – pour les tendres et les naïfs

Ce chapitre est le plus particulier de tous, et automatiquement le plus clivant. Les films présentés ci-dessous sont quasiment inclassables, déposés aussi pour conserver une harmonie globale, mais suivant l’heure et l’humeur du jour, peuvent prendre ou perdre un trentaine de places. Des films qui se conçoivent dans leur aspect méta, dans un éclair de génie, ou tout simplement, des films dont ne sait pas trop vraiment quoi penser.


62 – Bad Ben (2018)
Réalisateur : Nigel Bach


Énorme performance quand on le rapporte à ses 300 dollars et ses bouts de scotch. Plutôt séduisant sur sa première moitié (le found footage entretient une relation d’amour avec les personnages asociaux), mais souffre un peu de son manque de moyens dans la seconde qui le fait tomber dans la facilité.


61 – Occult (2009)
Réalisateur : Köji Shirashi


Du savoir-faire, Kôji Shirashi, il en a plein les poches. Encore faut-il qu’il se sorte les doigts, ce qu’il fait alternativement, sur Occult. Le réalisateur japonais a toujours tendance à trop étirer ses sujets, et en coupant 30/40 minutes un peu partout, on accrocherait sûrement beaucoup plus à l’histoire touchante de ce paumé. Une histoire qui devient terrifiante au fil du dénouement de l’histoire, pourtant. Et c’est toujours le roi des fins de found footages.


60 – Mockingbird (2014)
Réalisateur : Bryan Bertino


Connu pour son The Strangers qui n’impressionne probablement que lui et sa maman, Bryan Bertino, entre quelques productions inspirées, est repassé derrière la caméra pour Mockingbird, un found footage commandé par Blumhouse. Avec son rythme singulier découpé en trois, pas de véritable horreur frissonnante mais un bon sentiment de sadisme envers ses personnages. Rien d’extraordinaire, mais ça fait le taf.


59 – Death Of A Vlogger (2019)
Réalisateur : Graham Hughes


Qu’il est étrange, ce petit OVNI tout droit venu d’Ecosse. Graham Hughes transpose le found footage vers une critique des plateformes de contenus d’aujourd’hui, créateurs et internautes confondus. Sans être le premier à le faire, son angle sur le cyber-harcèlement est plutôt pertinent, mais pêche par son penchant à se débunker tout seul à intervalles fréquentes, empêchant le spectateur d’entrer totalement dans le film. Fun, à défaut d’être complètement autre chose.


58 – Paranormal Activity (2009)
Réalisateur : Oren Peli


Le lancement du phénomène récent, toujours aussi surcôté. Il fait partie toutefois des indispensables, quoi qu’on en pense, pour avoir fait définitivement entrer le found footage dans une dimension de production et de rentabilité. Très étonnamment, beaucoup plus légitime avec ses suites que seul : à redécouvrir une fois s’être fait tous les autres, il possède un goût qu’on ne lui aurait pas soupçonné. Paranormal Activity ne fait rien comme tout le monde. La critique du CCFR.


57 – Shooting The Warwicks (2015)
Réalisateur : Adam Rifkin


Plutôt discret dans les listes de found footages, et pour cause, Shooting The Warwicks utilise le faux-documentaire comme moteur moins d’un film d’horreur que d’une critique de la télé-réalité et de toutes les antennes de société et de sociologie que cela comporte. Le film aurait presque dû être exempt de figurer sur cette liste vu ses règles, mais le tout dernier acte entre presque dans un dimension gore, horrifie en tout cas sur l’expiation de sa morale. Allez, c’est validé.


56 – Man Vs. (2015)
Réalisateur : Adam Massey


Dans le genre du found footage qui triche et ne s’assume pas, Man Vs. se débarrasse d’une des plus grosses difficultés du genre avec la franchise de le faire frontalement. Pas de found footage intégral donc, quelques passages filmés, mais. Grosse performance de Chris Diamantopoulos pour un scénario franchement frais et sympa jusqu’à un final… gênant. A trop vouloir en faire…


55 – Leaving D.C. (2012)
Réalisateur : Josh Criss


Leaving D.C est un formidable essai sur la solitude, qui met du temps à se décanter et qui pourra décevoir ceux qui prennent le genre au plein premier degré. Quelques longueurs, mais l’intention et l’interprétation se musclent l’une l’autre. Pas le genre d’expérience transcendante sur le moment, mais un film dont on se souvient sur le long terme. C’est déjà une petite victoire.


54 – Megan Is Missing (2011)
Réalisateur : Michael Goi


Lui aussi aura bénéficié des faveurs de TikTok, et on comprend pourquoi, vu le format court du réseau social chinois. Michael Goi a sûrement longtemps fantasmé, seul dans son lit, sur sa scène de fin. Il a pris son temps, récolté ses fonds, et concrétisé ses rêves mouillées. C’est vrai qu’elle est top. Ne pas oublier de faire un film avant.


53 – A Haunted House
Créateur : Michael Tiddes


Il y a donc deux films de Michael Tiddes dans un top de cinéma, ce qui n’est jamais arrivé et n’arrivera jamais. Des blagues de bite, de fesses et de nichons, dans la grande lignée des Wayans, à récupérer les films pop corn du monde et à les asseoir sur des coussins péteurs J’ai honte. J’ai ri. (Man)Dingo.


52 – Afflicted (2014)
Réalisateur : Derek Lee, Clif Prowse


Psychologie au top, mythologie en flop. Généralement, dans le genre, un crâne mutant vous transforme soit en zombie, soit en super-héros. Dernière option. Des effets cools ne font pas un grand film. S’embourbe dans son final malgré ses prémices intéressantes. Dommage.


51 – Diary Of The Dead (2008)
Réalisateur : George A. Romero


Si Romero n’était pas à la réalisation, il serait un found footage pile dans la lignée de tous les autres, comme les autres. Il l’est, d’ailleurs, malin mais pas tant que ça. Un nom peut changer beaucoup de choses. On ne dira pas qu’il est surinterprété dans son message social, juste que les films de zombies ont un seul propos, qu’ils maîtrisent à la perfection lorsqu’ils sont aboutis. Le found footage ne leur apporte malheureusement rien.


50 – Lake Mungo (2010)
Réalisateur : Joel Anderson


Lake Mungo est le faux documentaire favori de tous ceux qui n’ont pas vu The Poughkeepsie Tapes. De très bonnes intentions, mais se placer du côté de victimes larmoyantes, ça vous plombe un rythme. Démarre beaucoup trop tard, et on ne peut décemment pas se contenter de figures floues quand on a vu plus de 4 films d’horreur dans sa vie.


49 – Preservation (2014)
Réalisateur : Christopher Denham


L’avantage du found footage, c’est qu’on peut lui coller un peu de tous les autres sous-genres de l’horreur, mélanger, cuire à feu doux et voir ce que ça donne. Preservation est donc la tentative d’une transposition avec le slasher moderne. Sûrement très sympa pour les adeptes de celui-ci, mais si vous n’y êtes pas sensible, pas grand chose d’autre à se mettre sous la dent. Ne t’inquiète pas, Christopher : tu seras bien représenté.


48 – Be My Cat: A Film For Anne (2015)
Réalisateur : Adrian Tofei


Jouissant d’un bouche à oreille qui prend de l’ampleur, d’un réalisateur qu’on ne peut pas faire plus sympathique et d’un pitch im-ba-ttable, Be My Cat : A Film For Anne fait partie des found footages à ne pas rater. On vous laisse le soin de découvrir vous-même ce qui fait tant parler, mais quitte à mettre un peu les pieds dans le plat : il manque quand même un peu de substance dans les dialogues et, plus important, dans l’image. Oui, c’est possible, même dans un found footage. L’article complet du CCFR.


47 – Paranormal Activity 4 (2012)
Réalisateur : Henry Joost, Ariel Schulman


Jason Blum a enfin compris que les gens n’auront pas peur une quatrième fois, et pond une parodie limite plus drôle que celle des Wayans. On prend, pour le divertissement, avec un peu de honte. Mais on prend.


46 – There Are Monsters (2013)
Réalisateur : Jay Dahl


Impossible de tout dire sur There Are Monsters en quelques mots tant ce film est un grand n’importe quoi. Même pas un vrai found footage tant il triche tout le temps, sans vergogne, avec les règles du genre, mauvais film, technique ratée… et pourtant. There Are Monsters est sûrement l’un des films les plus dérangeants de cette liste, pas en tant que nanar (qu’il n’est pas), non non, au premier degré. Pour mieux comprendre, l’article complet sur le film.

Lire la suite – Chapitre 6, de 45 à 27

Précédent – Chapitre 4, de 69 à 63

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