The Witch In The Window de Andy Mitton – Critique

© Shadowz

Simon, et son fils Finn, rénovent une maison quand des évènements pour le moins inquiétants viennent troubler leur routine faites de travaux, et de pizza. En effet, l’ancienne propriétaire, supposément morte, se trouve peut-être encore dans la maison…

Ma sorcière bien aimée

Connaissez vous Andy Mitton ? Ouai, j’avoue moi non plus.. Pourtant le bougre n’en est pas à son coup d’essai. Après avoir co-signé avec son ami Jesse Holland, YellowBrickRoad, une enquête horrifique autour de la mort d’un village entier, et We Go On, l’histoire d’un homme prêt à payer pour savoir si il y a quelque chose après la mort, c’est tout naturellement qu’il décide de se lancer en solo, pour son premier film.

Et autant le dire tout de suite, il ne fait pas les choses à moitié, il signe ici la réalisation, la bande originale, le scénario, et la co-production.

Côté casting nous avons Alex Draper, habitué des films de Mitton et Holland, puisqu’il a déjà joué dans YellowBrickRoad (et aussi dans Mimic 2 : Le Retour ! C’est pas une blague, c’est le vrai nom du film). Il campe ici le rôle de Simon, et disons que même si ce film n’est pas fait pour montrer l’étendue de sa palette d’émotions, aussi diverses soient-elles, il s’en sort plutôt bien dans le rôle de ce père lâche, et paumé (même si on dirait un parfait mélange entre Rob Schneider, et Justin Chatwin).

Ensuite, Finn, le fils, est joué par le jeune Charles Everett Tucker, qui oscille brillamment entre justesse touchante, et petit casse-burne insupportable. Sinon, la fameuse “sorcière”, est jouée par Carole Stanzione, pas vraiment connue du grand public non plus, si ce n’est le temps d’une apparition.

Ma tronche, à la fin du film.

Les maçons du cœur

Pour ce qui est de l’histoire plus en détail, nous suivons Simon, ce dernier ayant acheté une maison dans le Maine pour la rénover, afin de récupérer son ex-femme (quel petit canard ce Simon). Malheureusement pendant ce temps à New-York, son fils tombe sur du contenu choquant sur l’internet worldwide 2.0. Du coup, Maman qui n’est pas le couteau le plus aiguisé du tiroir, a peur de la fin du monde, et envoie son fils chez son père pour qu’il quitte la ville, et toute la décadence liée à cette dernière (la ville hein, pas la môman).

Une fois sur place, ils feront face au voisin alcoolique qui va leur parler de la légende de la vieille tarée qui habitait autrefois la maison. Décidant de rester sur place pour la rénover car c’est la maison parfaite pour récupérer son ex, Simon et Finn vont faire face, à la sorcière, à des bruits étranges, des hallucinations, et surtout… Des jump scares pas chers !

Je n’en dirais pas plus pour ne pas spoiler les potentiels twists, quand bien même ces derniers arrivent avec une finesse pachydermique.

Une B.O. de qualité…

La principale qualité du film, s’avère être sa bande originale, cette dernière étant composé par Andy Mitton himself. Bien que minimaliste et essentiellement en fond, les différents thèmes qu’il propose collent parfaitement à l’ambiance qu’il tente d’instaurer. Avec ce même piano lancinant qui arrive dès l’intro, on est tout de suite plongé dans cette histoire de famille, pas rose pour un sou, mais pourtant tellement actuelle au vu du climat mondial. Pourtant si la musique elle est une réussite, quasi-globale, le reste ne suit pas du tout..

© Shadowz

Mais des problèmes en pagaille.

Bon par où commencer… Le film à constamment le cul entre deux chaises. On se retrouve confronté à un drame familial, souvent pataud, mais touchant par moments, et d’un coup arrive cette sorcière, pas crédible une seule seconde, dont les quelques apparitions ne fonctionnent pas. Entre jump scares putassiers, voire foireux, et drame humain, le film ne trouve pas de juste milieu, comme avait pu le faire Hérédité récemment.

Et le rythme… Le film est d’une lenteuuuuuur. Et pourtant, il ne dure que 1h16, mais non, ça reste tellement mal rythmé. On ressent tout le long cette sorte de vibe de production A24 qui plane au dessus du métrage, en beaucoup moins bien gérée. Comme quoi, montrer une ombre en fond, sans s’attarder dessus pour que le spectateur la remarque, ça ne fonctionne pas toujours.

Bref, si vous ne savez pas quoi mater ce soir, foncez dessus, au moins vous ne perdrez pas trop de temps, mais préférez une randonnée, une bonne cuitasse entre amis avec distanciation sociale, une partouze avec distanciation soc… Ah bah non, faites pas ça.

Par contre, n’hésitez pas à foncer sur le reste du catalogue de Shadowz, tant ce dernier regorge d’une pelleté de putain de bons films, à découvrir, ou redécouvrir !

© Shadowz

The Witch In The Window de Andy Mitton – Critique
The Witch In The Windaube
Prometteur au début, et malgré quelques fulgurances ici et là, le film ne fonctionne pas, et l'ennui se fait vite ressentir. On retiendra un score original, et plutôt maîtrisé, mais un rythme, et un sujet totalement bâtard. Filmer des ombres, des murs, et des champs, c'est vraiment ça le renouveau de l'horreur ?
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