The Walking Dead Saison 10 – Bilan de (quasi) fin de saison

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Au terme de sa dixième saison, The Walking Dead aura tout connu : les multiples changements de showrunners, les audiences phénoménales (jusqu’à devenir l’une des séries les plus suivies au monde), la perte de spectateurs et le départ des acteurs principaux. Il lui manquait une chose – assez ironiquement – la déprogrammation pour cause de virus pandémique. C’est désormais chose faite grâce à Firmin le pangolin et son Covid-19. En effet, la production a été stoppée en même temps que le reste du monde et le dernier épisode, le 16ème, n’a pas pu être finalisé dans les temps. Sa diffusion fera l’objet d’une soirée spéciale plus tard dans l’année avec le lancement du deuxième spin-off, The Walking Dead – World Beyond.

C’est donc une quasi-critique d’une quasi-saison que nous vous proposons.

Une production quasi-tranquille

Tout d’abord, comme il est de coutume avec la série, penchons nous sur la production et, cette année encore, les coulisses n’ont pas déçu. Après avoir perdu pas mal d’acteurs des premières saisons au fur et à mesure de sa diffusion, cette année a été marquée par l’annonce du départ de Danai Gurira a.k.a. Michonne et aussi par le retour en vue de la saison 11 de Lauren Cohan a.k.a. Maggie. Le reste du casting n’a été que peu modifié et pareil pour les équipes techniques avec toujours Angela Kang à l’écriture.

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Un retour à la normale…

Dire que l’arrivée d’Angela Kang aura aidé la série n’est pas peu dire. Après une saison 9 qui était plutôt bonne mais qui a dû jouer à la fois sur les conséquences de la désastreuse saison 8 et sur les départs de Rick et Maggie, Angela s’est retrouvé seule avec sa création et elle a réussi à lui réinjecter de la vie.


On retrouve nos héros dans le prolongement de la fin de saison avec les différentes communautés unies et en collaboration totale pour les ressources et les besoins. Chacune aura l’occasion d’être mise en avant selon les épisodes et les personnages mais les scénaristes ont évité les erreurs du passé et n’ont pas trop éparpillés les personnages ni conçus d’arcs trop longs. On constate que chacun vit plutôt bien et que le monde a réussi à se reconstruire avec un semblant de technologie et de modernité. On a quasiment plus d’histoires de couples ou de problèmes d’ego ou autre. Tous avancent dans un même but : vivre et non plus survivre.

Sauf que…

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Alpha, Bêta, Gamma…

Sauf que les Chuchoteurs sont toujours là. Et c’est avec eux que la série retrouve du poil de la bête. On suit une bande de pures psychopathes emmenés par une Alpha encore plus gourou et mystique qu’avant – campée par la très bonne Samantha Norton. Son écriture est celle que les fans du comic-book de Robert Kirkman aurait aimé avoir pour Negan : un méchant flippant, violent, sans aucune retenu mais qui cache des fêlures et des doutes. La saison est construite en miroir avec de petites escarmouches de temps à autre mais tout va se cumuler jusqu’à l’épisode 12. Un épisode pivot pour plusieurs raisons et qui rappellera le double épisode de la saison 9 au cimetière.

On comprend que les scénaristes n’ont pas décidé d’étendre inutilement les arcs et les personnages pour construire la suite. Les têtes sont là pour tomber et rouler au sol. Le fait de mettre en grands bad guys des humains qui n’ont plus foi en l’humanité mais qui sont près à se faire des masques en peau de walkers rappelle que l’ennemi n’est pas celui que l’on croit. On regrettera ainsi que la Guerre des Chuchoteurs se termine dans l’épisode 16 et ne connaisse pas son dénouement dans le prolongement de la fin de saison.

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Sayonara Michonne

L’un des moments les plus forts de la saison est bien évidemment le départ de Michonne dans l’épisode 13. Si la série avait surpris – et énervé beaucoup de fans – avec sa gestion du départ de Rick, celui de sa femme est beaucoup mieux géré. Les deux se font écho et permettent de faire un lien avec le passé, avec la trilogie de films autour de Rick et aussi avec la prochaine série dérivée. On revisite des moments clés du personnage et cela permet de réaliser les progrès faits par les survivants.

La réalisation des épisodes est toujours de bon niveau avec un gros travail fait sur les walkers et leur état de pourriture plus qu’avancé. On déplorera quand même l’épisode 8 qui se déroule dans une grotte et donc dans une obscurité quasi-totale. C’est jamais un bon plan sauf dans les found-footage. On y trouve beaucoup plus d’horreur et de références au genre qu’avant pour notre plus grand plaisir. L’écriture est beaucoup plus dynamique, beaucoup plus drôle. Bien sûr, le nombre d’épisodes – 16 – est toujours trop important et il y a des longueurs mais, là où, auparavant, on était plus dans la logique d’épisode-longueur, il s’agit désormais de moments par-ci par-là donc rien de bien méchant.

Au final, il aura fallu deux ans à The Walking Dead pour remonter la pente et prouver qu’elle en avait encore dans le ventre. Cette quasi-saison 10 est maîtrisée et permet de creuser l’univers sur bien des points. La saison 11 – déjà confirmée et en préparation – devrait introduire un élément majeur du comic-book et, pour la première fois depuis longtemps, on a envie de répondre présent.

NDLR : La date de diffusion de l’épisode 16 n’a pas été communiqué par AMC mais on peut supposer qu’il sera diffusé au cours de l’été. De même pour The Walking Dead – World Beyond qui s’intéresse à des survivants nés après l’Apocalypse et qui ne connaisse pas le monde d’avant. Ce spin-off en deux saison de 10 épisodes devrait faire le lien avec les films The Walking Dead.

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The Walking Dead Saison 10 – Bilan de (quasi) fin de saison
Conclusion
Cette quasi-saison 10 est maîtrisée et permet de creuser l'univers sur bien des points.
4
4/5

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