The I-Land – Critique

© Netflix

Des inconnus se retrouvent frappés d’amnésie, abandonnés ensemble sur une île qui les piège. Les pires dangers qu’elle leur réserve ne sont pas ceux qu’ils attendent.

Les Ch’tis à Mykonos

Débarquée en même temps que la série horrifique française Dolmen Marianne qui a rencontrée un franc succès critique, on ne peut pas en dire autant de The I-Land. L’affiliation à Lost s’est faite dès sa promotion, or la mini série de Neil LaBute n’a de ce classique que sa prémisse (aussi proches qu’une pote d’un pote d’une tante d’un pote), du reste on est plus du niveau qualitatif du remake de The Wicker Man, du même réalisateur (pas ouf quoi). Une fois la comparaison à Lost démontée, référence d’ailleurs assénée à coups de répliques méta très lourdes sur nos petites têtes de spectateurs décérébrés, il est temps de rentrer dans le vif du sujet et d’arracher à mains nues le petit coeur de The I-Land.

Le premier point noir, et pas des moindres, c’est les personnages clichés qui s’accompagnent également de réactions clichés et/ou absurdes. Pour la plupart, on observe simplement des feignasses (forcément tous beaux et belles gosses) sur une île, qui au lieu de chercher à savoir leur identité ou de comprendre le pourquoi du comment, préfèrent se prélasser au soleil, orteils en éventail tout en sirotant des noix de coco comme si de rien n’était. Ajoutez ça aux nombreux indices à côté desquels ils passent sans faire attention, il n’en faudra pas plus pour en faire rage-quit plus d’un.

Le show aura tout de même eu le courage d’inclure une de ses candidats de télé-réalité comme protagoniste principale, une privilégiée qui n’aura finalement d’intéressant que ses scènes de baston pour le coup agréables à regarder. Quant à l’antagoniste, un vilain texan chef de prison et réactionnaire toujours pas accoutumé à ce futur approximatif, il détruit à lui seul le concept de The I-Land, concept de toute façon vendu dès le troisième épisode, ce qui nous amène au deuxième point noir de cette série Netflix.

Nous aussi on peut être méta Mr LaBute

“Les produits laitiers sont meilleurs pour la vie”

I-Land ne dure que 7 épisodes d’environ une heure chacun (bien assez vu le résultat) et n’aura droit qu’à une seule saison, une seule chance donc de marquer les esprits en un court laps de temps. Comme susdit, c’est dès le troisième épisode que le show joue sa carte du plot twist en nous révélant la vérité derrière l’histoire de nos Sims Naufragés. C’est une façon culottée de tourner l’intrigue, qui aurait aussi bien pu fonctionner que le contraire, comme c’est le cas de cette saison de Koh Lanta. Un tel coup malicieux demande un scénario en béton pour la suite afin de garder l’intérêt du spectateur après une révélation aussi importante. Cependant, le concept chéri de The I-Land s’auto détruit, et pour le comprendre il est bon de l’expliquer (apprêtez-vous à entrer dans la spoiler dimension).

On apprend donc dans l’épisode 3 que tout n’est qu’une simulation, et que nos 10 naufragés sont en fait des prisonniers participant à une expérience de rédemption. Ils seront libérés en conséquence de leurs actions, or la seule personne qui a réussi le test était en fait innocente avant même d’être incarcérée, tous les autres échouent ou bien on ne sait pas ce qu’ils deviennent. Le chef de la prison lui, ne croit pas en la rédemption des prisonniers et cette expérience mais essaye tout de même de la saboter… Logique. On nous confronte au sujet de l’inné et de l’acquis, mis en scène d’une manière si expéditive et faiblement traitée, voire inachevée. De même pour la critique du milieu carcéral américain qui échoue lamentablement tout en se contredisant bêtement.

Finalement, même après avoir appris la vérité, les personnages continuent de foncer tête baissée et font des actions de plus en plus illogiques, quoi de plus agaçant. Encore une fois nous sommes juste spectateurs d’une intrigue sans queue ni tête, qui peine à nous stimuler malgré quelques tentatives scénaristiques qui arrivent tellement comme un cheveux dans la chicken soup qu’elles en sont ridicules. Une réplique qui survient lors du final vient parfaitement résumer The I-Land, ce n’est qu’une “expérience sadique” où on attend de voir comment les personnages vont mourir et quel horrible crime ils ont commis pour en arriver là, un peu comme nous.

Conclusion
Ne perdez pas votre temps avec The I-Land sauf si votre kink est de regarder des programmes télévisuels énervants. 
1.5
Note de la série

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