The Grudge de Nicolas Pesce – Critique

2004, une infirmière revient du Japon chez sa famille qu’elle tue de sang froid. Au fur et à mesure des années, la malédiction perpétue jusqu’à poursuivre une nouvelle inspectrice de police trop curieuse qui fera tout pour résoudre cette histoire et sauver son fils.

Après le nouveau remake de Black Christmas et Underwater avec Kristen Stewart et Vincent Cassel, c’est encore un remake, The Grudge donc, qui sort en salle. Sam Raimi accompagné de Robert Tapert avec qui il avait travaillé sur Evil Dead (1981), Don’t Breathe, et Takashige Ichise, déjà producteurs sur la première version américaine de The Grudge, reviennent pour cette version de 2019, de quoi nous rassurer. Un peu. Malheureusement, le résultat est tout autre puisque ce film est une purdge (lol).

Comme Underwater, The Grudge démarre sur les chapeaux de roue (vous ne pensiez pas revoir un jour cette expression), quelques minutes d’exposition et l’horreur arrive très vite, dans les deux sens du terme pour ce film. Mais là, où Underwater fonctionnait grâce à son effet de surprise et sa séquence prenante dès les premières minutes, The Grudge annonce la couleur par un manque de subtilité à vous faire mal au crâne autant par la réalisation que son écriture scénaristique bâclée et sa bande-son cliché et surabondante.

Tous les personnages sont introduits de manière insipide, martelés à coup de musique dramatique, de personnalités vues et revues… The Grudge cherche néanmoins à faire compliquer en entremêlant différentes timelines et différentes histoires sur base d’une enquête policière, or cela fonctionne quand vous avez un scénario en béton surtout digne d’intérêt. Là où les intrigues des premiers films de la franchise, la version nippone et américaine (des gens ont vu les suites ?) , montraient plus que des tueries sur fond de faits divers glauques, The Grudge s’enfonce dans la gratuité et n’a aucune vraie morale si peu qu’on y regarde bien.

Screen Gems’ THE GRUDGE.

Déjà, quand votre fils s’appelle Burke et votre chien Franck, cela témoigne d’un manque évident de sens de l’écriture. Pendant 1h35, le film nous assène de jump scares putassiers, prévisibles qui peinent à faire peur. À force, vous abandonnez et préférez rire devant une daube se prenant au sérieux jusqu’à en devenir ridicule, plutôt que de quitter le cinéma alors que vous avez payé une place pour vous faire cracher dessus par Lin Shaye qui semble avoir perdu tout esprit critique à force d’enchaîner les productions horrifiques banckables plus mauvaises que bonnes.

Quelques rares plans sortent du lot, quelques screamers également (encore heureux que deux ou trois fonctionnent sur dix mille milliards) mais là encore, ça se compte sur les doigts de la main. The Grudge contient aussi pas mal d’actes manqués comme le coéquipier de l’héroïne, catholique au forceps qui mate un film de La Cène sur une télé cathodique alors qu’on est en 2006 tout en fumant guinze sur guinze pour montrer à quel point il est religieux, mais qui ne servira à rien du film. Des idées scénaristiques comme l’entité qui peut prendre n’importe quelle forme et qui est exploitée utilement qu’à la toute fin. En parlant de la fin, que faire quand on ne sait pas comment terminer notre histoire nulle ? SPOILER : On fout le feu bien sûr (avec notre fils qui attend dans la voiture parce qu’au moins là, il est en sécurité). Une idée de génie parmi tant d’autres, tout ça pour conclure sur un twist prévisible. Pour une fois, on aurait préféré que les fédéraux reprennent l’affaire et qu’on arrête là.

The Grudge de Nicolas Pesce – Critique
Conclusion
Une étoile pour le pop corn et le coca.
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