The Boy: La malédiction de Brahms de William Brent Bell – Critique

Recherchant un environnement calme pour leur fils et ignorant tout de son funeste passé, un couple s’installe dans le Manoir Heelshire. Bientôt le jeune garçon se lie d’une troublante amitié avec une poupée étrangement réaliste qu’il appelle Brahms…

Pourquoi?! Pourquoi être aussi corrompu?!

William Brent Bell est un réalisateur de génie. The Boy est un chef d’oeuvre et cette suite encore plus… BOUH! Voilà, on espère que vous aurez eu plus peur en lisant cette intro que devant n’importe quel film de cet homme, et même si vous n’y avez pas cru, au final vous aurez ressenti la même chose que devant un film de William Brent la brelle. Le bougre n’a jamais été capable de faire un film d’horreur qui tienne la route (ceux qui ont vu The Devil’s Inside auront capté le jeu de mots), son succès est essentiellement voire seulement dû aux recettes immenses de ses box offices. Chacun de ses films distribués est un doigt d’honneur au public et au genre, aucune originalité dans la réalisation, aucune personnalité ne ressort de sa filmographie si ce n’est sa nullité. Alors quand on voit qu’Hollywood continue de lui fier des projets tels que la suite d’Esther, on a envie de se tirer une balle.

Maintenant que nous avons vidé notre sac concernant cet escroc (ça fait du bien, essayez), c’est au tour de La Malédiction de Brahms de passer à la casserole. Là non plus ce ne sera pas du tout flatteur, et accessoirement plein de spoilers.

“-Non, pas un autre film de m*
-Chut, ça va bien se passer….”

Certaines choses ne devraient jamais être déterrées…

La première chose qu’on s’est demandé avant même sa sortie et qu’on se demande encore maintenant, c’est l’intérêt d’une suite, surtout lorsque les trailers montraient l’installation d’une franchise qui prenait un virage vers une ambiance surnaturelle assumée. Or en sachant que The Boy se termine sur un twist réaliste balayant tous les doutes instaurés le long du métrage (était-ce une histoire paranormale ou non, du coup non), on était forcément en proie à l’incompréhension et la méfiance. Et à raison, car ce n’est que la première contradiction d’un ensemble sans queue ni tête. La mythologie de Brahms est morte presque aussitôt qu’elle est née, et on ne lui souhaitera pas de reposer en paix, à moins que notre cher réalisateur ne trouve encore le moyen d’exploiter le filon (on s’en passera volontiers)… C’est en tout cas ce que laisse penser le twist final de The Boy 2, twist qui comme l’intrigue de ce film et l’univers du diptyque en général n’a pas de sens, même si au fond de nous on sait très bien que ce n’est là qu’une tentative putassière, que par un dernier souffle, William B. Bell essaye désespérément de nous convaincre que c’est un gros malin, tel Ghostface qui tente une dernière fois de nous effrayer alors qu’on le croyait achevé, avant de se faire dézinguer pour de bon par Sidney Prescott.

En parlant d’effrayer, The Boy: La Malédiction de Brahms est loin d’y arriver (quelle transition mes amis), exactement comme son prédécesseur finalement. Même s’il joue à fond la carte du fantastique contrairement à l’autre, on peine toujours à avoir peur, la faute à une mise en scène bidon comme W. B. Bell sait si bien le faire en plus d’une histoire déjà vue, prévisible. Le film est bien trop timide, les rares idées sympas sont carrément gâchées. Ne serait-ce que l’enfant censé être possédé par la poupée maléfique, il n’a jamais l’air réellement dangereux, dans le genre sale gosse bizarre on lui préférera The Omen ou bien même Brightburn. On peut au moins sauver Katie Holmes qui donne tout pour si peu, le reste n’est qu’immondice, un truc chiant comme la mort, jonché de retournements de situations débiles affreusement agaçants. Franchement, on se demande comment il est possible de faire un long métrage horrifique aussi lamentable quand sort la même semaine Invisible Man de Leigh Whannell (regardez Upgrade, vous ne le regretterez pas), sensiblement un chef d’oeuvre en devenir, qui arrive à créer une tension énorme en quelques minutes tout en subtilité là où The Boy 2 n’y arrive absolument pas en 1h30.

The Boy: La malédiction de Brahms de William Brent Bell – Critique
Conclusion
Ne perdez pas votre temps, ce film n'en vaut absolument pas la peine.
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