[TEST JV] « The Forest » – Le maître mot ? Survivre.

art-the-forestDésormais pour avoir peur inutile de compter sur les grosses licences, le virage pris par Resident Evil après le cinquième épisode étant le meilleur exemple. Non désormais il faut voir du côté de petits développeurs nous ayant offert des pépites comme Amnesia, Five Nights at Freddy’s ou encore Outlast. The Forest est de ces jeux qui réinventent la peur avec un background travaillé et de nouveaux mécanismes pour donner des sueurs froides. Ce jeu sans prétention vous place dans la peau d’un père de famille qui après le crash d’un avion de ligne dans lequel il se trouvait part à la recherche de son fils enlevé par des sauvages sur une île peu accueillante. Alors qu’en est-il ? Réponse.

InPlane« Bordel » est le premier mot qu’on se dit après une cinématique montrant le crash de l’avion dans lequel notre héros se trouvait. Dès lors The Forest place le joueur dans une totale incompréhension d’où il se trouve. On ramasse une hache et on mange/boit ce qui se trouve dans les débris avant de fouiller les bagages des passagers. C’est ça la force de The Forest : le joueur est très peu guidé au début et devra trouver ses marques très rapidement. Dans le jeu tout est généré aléatoirement ce qui fait qu’avec très peu de chance vous pouvez par exemple vous retrouver avec des indigènes directement au pied de l’avion et devoir courir sans rien comprendre pour sauver votre peau ou mettre du temps à trouver un coin où bâtir votre refuge.

Une fois cette introduction passée qui deviendra une habitude à chaque nouvelle partie, The Forest vous explique que pour survivre vous devrez construire un abri (en coupant des arbres avec la hache que vous obtenez au début du jeu), surveiller la faim et la soif de votre personnage ou encore faire un feu pour ne pas qu’il meurt de froid la nuit. Ces détails viennent rendre la survie d’autant plus compliquée puisqu’il faudra parfois faire des pauses pour vous nourrir par exemple alors que vous construisez une barricade. The Forest repose donc beaucoup sur votre capacité à créer un abri pour résister aux vagues de sauvages qui viendront vous attaquer la nuit (mais aussi le jour un peu moins fréquemment) tout en gérant votre santé. Au début votre abri n’aura pas fière allure mais au fil des jours celui-ci deviendra de plus en plus résistant puisque vous aurez aussi l’occasion de l’entourer de pièges pour repousser des ennemis qui seront plus nombreux et agressifs qu’au début. Le nombre de choses pouvant être construites est déjà conséquentes à l’heure où j’écris ces lignes et ne fait que s’allonger avec les nouvelles versions du jeu : cabanes dans les arbres, bateaux, tours… vous pouvez donc laisser place à votre imagination dans ce qui sera votre future maison.

En dehors du fait de pouvoir construire un abri, le craft est également primordial dans The Forest. Vous pourrez dans votre inventaire utiliser deux objets pour fabriquer des armes (comme un arc ou des cocktails molotov) redoutables pour zigouiller ceux qui vous veulent du mal. Car même si vous disposez d’une hache au début du jeu pour couper les arbres mais aussi tuer vos ennemis celle-ci n’est pas forcément la plus efficace. Le système de combat est rudimentaire, frapper, se protéger, balancer des projectiles sur vos ennemis… mais ce n’est pas forcément ce qui importe le plus dans le jeu.

a6nOBRX

L’ambiance est également l’un des points forts du jeu. Rien de plus flippant que voir le jour tomber et se dire que notre dernière barricade n’est pas terminée. Faut-il braver l’obscurité et le danger pour chercher de quoi terminer celle-ci ? Rester cacher dans l’abri et observer les sauvages s’approcher, fixer de loin, vous tourner autour est également très angoissant… On passe une partie du temps à espérer que le jour revienne vite pour se débarrasser de ces indésirables.

The Forest possède également un mode multijoueur qui balaie d’un revers de la main toute la peur et l’isolement que provoque ce jeu : une bonne idée sur le papier que de permettre la coopération mais un véritable raté à mes yeux. Au final tous les serveurs que vous pourrez rejoindre ne seront que d’immense forteresses pour la plupart où les joueurs craftent le jour… et la nuit sans même avoir peur des ennemis puisqu’ils sont armés de la tête aux pieds et à l’abri dans des tours imprenables où nourriture et eau sont à disposition. Le background du jeu est mis en second plan et peu de serveurs proposent du roleplay. Il aurait été mieux de se limiter à un multijoueur avec seulement deux personnages et une histoire autour de ces survivants. Ayant testé une partie public (8 joueurs) et une autre avec un ami je peux vous certifier que cette dernière était bien mieux et plus flippante.

sks-games-the-forest-10Le jeu souffre également de trop nombreux bugs, version Alpha oblige mais vendu tout de même au prix de 15 euros ! Des problèmes de textures, de PNJ qui souffrent de bugs, une durée de jeu limitée qui laisse place à l’ennui à cause du manque d’objectifs (notamment retrouver le fils du héros ! Mais qui viendra peut-être avec la version finale) ou encore un brouillard de loin irritant et trop présent pour camoufler les graphismes au lieu de les assumer : on sait qu’on ne joue pas à un jeu crée par un gros studio avec des moyens. L’impression d’un gros gâchis par moment donc.

The Forest
3

La Conclusion

The Forest part d’un background très simple mais terriblement efficace. Jouant beaucoup sur l’isolement, la survie et la peur provoquée par la nuit sombre et la visite de sauvages en voulant à votre peau, le jeu arrive à susciter la peur de manière efficace. Le multijoueurs (à plus de deux) de par le côté rassurant du nombre gâche un peu ce plaisir et est dispensable. On prend également son pied à créer un abri fortifié au fil des nuits et survivre mais l’ennui arrive rapidement faute d’objectifs. Un jeu prometteur dont on espère une version définitive qui viendra corriger ces points noirs.

Suivez-nous sur facebook

Abonnez-vous à ce blog par e-mail.

Saisissez votre adresse e-mail pour vous abonner à ce blog et recevoir une notification de chaque nouvel article par e-mail.

Rejoignez les 32 autres abonnés