[TEST JV] « Penumbra : Black Plague » – Philippe + Clarence = love

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Après Penumbra : Overture en 2007, Frictional Games continue sur sa lancée, le jeu étant un opus d’introduction, comme son nom l’indique. Avec Penumbra : Black Plague, le studio suédois avait la lourde tâche de garder les bonnes idées d’Overture tout en développant un vrai scénario et en conservant la même angoisse. Et on peut dire qu’ils ont réussi.

Penumbra : Black Plague vous fera commencer l’aventure là où vous l’avez laissée dans Overture. Vous contrôlez toujours Philippe qui s’est échappé des mines pour entrer dans un complexe souterrain. Assommé par un être inconnu dans le premier opus, il est enfermé dans une cellule et doit s’échapper pour découvrir la vérité sur ce qui est arrivé dans le complexe et à son père. Ce qu’il ne savait pas, c’est que les mineurs ont découvert une entité qui libère un virus provoquant un genre de schizophrénie chez son porteur. Celui-ci voit émerger une nouvelle conscience qui fait ses propres choix dans ses souvenirs et pensées, jusqu’à altérer la perception et les connaissances dudit porteur. Pour Philippe, cette “conscience” s’appelle Clarence et n’est pas tout à fait heureuse de partager son corps. Après avoir trouvé le corps de son père et une note expliquant qu’un infecté peut communiquer avec l’entité découverte par les mineurs, il se rend compte qu’il n’a plus le choix. Il devra à tout prix détruire le virus qui lui gangrène le cerveau. Votre objectif : synthétiser un antidote grâce à une scientifique qui communique avec vous par radio et en finir une fois pour toute avec cet enfer.

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Enfin un scénario élaboré ! Penumbra : Black Plague propose une expérience à l’ambiance très particulière et qui fonctionne bien. Outre l’environnement toujours réussi bien que minoré par des graphismes toujours en berne (le moteur de jeu est évidemment resté le même), la présence constante de l’horripilant Clarence ne vous donnera jamais de repos. Il vous poussera même parfois à faire des choses que vous pensiez être dans votre propre intérêt mais qui s’avèrent être largement contre-productives. Et si le tout est scripté, le rendu final est convaincant et très prenant. Par ailleurs, les décors sont relativement plus variés et vos ennemis plus menaçants, ce qui ajoute encore à l’angoisse ressentie dans le premier opus. Vous passerez volontiers du temps à résoudre des énigmes dans des zones confinées, la progression étant réellement motivante et pleine de twists. Et cette fois, vous n’aurez pas l’impression de vous enfoncer dans la mine parce que le jeu vous y force. Dans Black Plague, les circonstances vous pousseront toujours plus profondément, et vous le souhaiterez. Le jeu est une véritable descente dans la folie pour votre personnage et par le scénario, donc une progression naturelle – qui débouche sur une fin quelque peu surnaturelle…

Black Plague s’appuie sur le même moteur que son prédécesseur et vous demandera donc de progresser de la même façon. On pourra cependant mettre en avant l’absence d’armes dans le jeu, et donc l’invincibilité des ennemis. Là encore, une très bonne initiative du studio scandinave qui laisse une angoisse constante chez le joueur qui n’aura pas d’autre choix que d’attendre ou de courir selon les circonstances. On retrouve ici les véritables origines de la saga Amnesia et de ces fameux ennemis tant redoutés qu’on ne veut finalement pas croiser. Comme pour le premier opus, vous pourrez ramasser des objets et les mettre dans votre inventaire, comme des batteries pour votre lampe torche, qu’il vous faudra utiliser avec parcimonie pour ne pas vous faire repérer par les ennemis humanoïdes. Vous pourrez également ramasser des objets pour rétablir votre vie qui descendra plus facilement que dans le premier opus, ennemis invincibles obligent. Ces deux éléments prennent beaucoup plus d’importance dans un jeu où la menace est quasi constante et où l’on est régulièrement sous la menace d’un mauvais coup de Clarence.

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Les énigmes restent du même acabit que dans Overture. Cependant, le rythme change considérablement grâce à l’absence d’armes. Le jeu ne s’adaptera pas forcément à votre rythme, mais ce sera plutôt à vous d’observer les mouvements de vos ennemis pour agir dans le bon tempo et résoudre les énigmes sans être dérangé. La brute force est toujours possible mais reste parfois infructueuse. Cela dit, la difficulté des énigmes n’en sort pas forcément grandement affectée et la durée de vie du jeu reste la même, autour de 4 heures en moyenne. Vous pourrez toujours ramasser des éléments de journaux pour en apprendre davantage sur le lore du jeu et sur les événements qui ont marqué l’exploration de la mine. Enfin, on pourra parler brièvement de la fin de Black Plague sans la spoiler, qui semble marquer un point quasi final pour la série. On en vient même à se demander pourquoi Frictional Games a décidé de créer un troisième opus qui apparaît assez peu nécessaire, voire superflu en regard du développement scénaristique du deuxième.

Penumbra : Black Plague est l’épisode qu’on attendait dès le début. Ce n’est qu’après avoir pénétré dans les méandres de l’esprit de Philippe qu’on peut apprécier véritablement l’univers proposé par Frictional Games. C’est une suite bien supérieure à Overture qui vaut sérieusement le détour grâce à quelques améliorations bienvenue et à un scénario beaucoup plus travaillé.

Penumbra : Black Plague
3.5

Conclusion

Penumbra : Black Plague est la suite logique d’Overture et lui est similaire à de nombreux égards. Pour autant, ce deuxième chapitre bien supérieur scénaristiquement motive largement de s’attarder sur le premier pour en profiter ensuite.

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