[TEST JV] « Amnesia : The Dark Descent » – On oublie tout

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Frictional Games l’avait fait. Le studio avait enfin terminé sa trilogie Penumbra basée sur un moteur physique maison. Il était temps de passer la vitesse supérieure et enfin de proposer un jeu à l’univers plus travaillé en capitalisant sur les bonnes idées de sa trilogie. De ce constat a émergé Amnesia : The Dark Descent, qui est très rapidement devenu un must-play pour tous les amateurs de frisson & les youtubeurs plus ou moins connus (combien parmi ceux-là se sont fait connaître grâce au studio suédois ?). Retour sur le jeu le plus connu à date de Frictional Games.

Amnesia : The Dark Descent vous fera jouer Daniel, qui se réveille dans un château, amnésique. Quoi de plus normal pour un jeu qui s’appelle Amnesia, me direz-vous, et vous aurez bien raison. L’homme trouve rapidement une note manuscrite lui ordonnant de tuer Alexander, propriétaire du château en question, et écrite par lui-même avant de perdre la mémoire. Apparemment, il a lui-même décidé de se faire perdre la mémoire pour des raisons qui lui sont propres, et doit s’absoudre en assassinant cet homme. Vous devrez donc avancer peu à peu dans le château en apprenant progressivement des détails sur l’aventure et Alexander grâce aux notes que Daniel a laissées et aux souvenirs qui lui reviennent graduellement. Mais votre aventure ne sera pas spécialement aisée, dans la mesure où Alexander a rempli son château de créatures pour se protéger et qui n’auront de cesse que de vous éliminer. Vous devrez les éviter à tout prix et vous serez constamment poursuivis par un sombre vestige de votre passé, l’Ombre, qui modifiera les décors et fera tout ce qui est en son pouvoir pour détruire Daniel. Vous devrez  également résoudre des énigmes et déjouer des pièges pour enfin atteindre le coeur du château et découvrir la vérité sur votre passé, et tuer Alexander.

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Le jeu ne sera pas particulièrement surprenant dans ses mécanismes pour les joueurs de Penumbra. Il s’agira encore une fois d’un jeu d’aventure-exploration vous demandant de résoudre des énigmes en utilisant le moteur du jeu pour progresser dans le château. Vous pourrez ramasser différents objets qui vous aideront à mieux comprendre la situation dans laquelle Daniel s’est fourré et accomplir des énigmes, mais également à allumer votre lanterne qui sera votre seule amie pendant la majeure partie de l’aventure (et qu’il vous faudra éteindre de temps à autre pour éviter d’attirer les monstres et économiser vos réserves). Vous pourrez également décider d’allumer les torches que vous trouverez sur votre chemin pour éclairer ou non certains endroits, la lumière étant bonne pour vous, mais attirant également les ennemis. Ceux-ci sont de trois types : les Grunts, défigurés et dont l’une des mains est remplacée par des griffes tranchantes, les Brutes dont le bras est armé d’une lame, ainsi que les Kaernks qui sont invisibles mais se manifestent par des mouvements dans l’eau. Cela signifie donc forcément que vous devrez éviter l’eau à tout prix, ou la quitter au plus vite si vous n’avez pas le choix de la traverser. Il va sans dire que vous n’avez pas d’arme, comme dans tous les jeux de Frictional Games, et que vous devrez donc courir, vous accroupir et fuir.

On peut dire que le studio suédois a parcouru du chemin depuis Penumbra. Plus qu’un scénario plus fourni, c’est surtout une vraie ambiance graphique et sonore que Frictional Games a su mettre en place avec Amnesia. Les décors victoriens donnent une identité graphique plaisante et inquiétante au jeu, même si la narration qui les accompagne a parfois tendance à ralentir son rythme. Les effets d’ombre et de lumière sont vraiment convaincants et jouent clairement sur l’angoisse du joueur. On peut également mentionner des sons soignés qui vous feront toujours vous retourner dans la précipitation, ainsi que des réactions très réalistes et saisissantes du personnage principal qui respirera de plus en plus fort et verra de moins en moins clair en fonction de votre santé mentale. La vraie réussite d’Amnesia, c’est d’avoir su instaurer une menace quasi-constante chez le joueur, jusqu’à être considéré comme l’un des jeux les plus effrayants de tous les temps.

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Amnesia est un vrai survival-horror. Le personnage est démuni, sous la menace de multiples ennemis et sa santé mentale est constamment mise à l’épreuve de décors macabres ou d’obscurité omniprésente. Résoudre des énigmes et utiliser votre lanterne à bon escient sont obligatoires pour ne pas sombre dans la folie et faire mourir votre personnage. Il sera même parfois plus sage d’éviter certains endroits cachés pour ne pas tomber sur une mauvaise surprise, même s’il peut s’agir parfois de quelque chose d’utile comme du laudanum pour faire monter votre santé mentale. Par ailleurs, vous n’avez absolument pas de moyen de vous défendre. Charge à vous de ne pas vous faire repérer ou de courir assez vite pour semer vos poursuivants. Les Kaernks sont à ce titre particulièrement terrifiants dans la mesure où vous ne les voyez pas et vous savez qu’ils vous rattraperont forcément si vous restez trop longtemps dans l’eau. Le jeu est constamment dérangeant ou angoissant, et c’est bien ce qu’on attend avant tout d’un jeu de ce type.

Bref, on peut comprendre pourquoi tant de Let’s Play se sont joués sur ce premier opus développé par Frictional Games. Il s’agit à l’évidence d’un morceau de choix dans le panorama des survival-horror et restera une étape importante dans leur histoire, étant donné que c’est le premier jeu de ce type à être aussi bien réussi.

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Conclusion

Amnesia : The Dark Descent est un survival-horror pur et dur. Grâce à une ambiance particulièrement réussie et à une difficulté perceptible, le jeu de Frictional Games reste un must pour les amateurs d’effroi.

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