[TEST JV] « Amnesia : A Machine for Pigs » – Mignon petit cochon

Amnesia AMFP 1

Grâce au succès d’Amnesia : The Dark Descent, Frictional Games a gagné de la traction et a rapidement pu développer de nouveaux projets. Le studio suédois voulait évidemment capitaliser sur la franchise et poursuivre avec un nouvel épisode. Par manque de temps, l’équipe fait appel à The Chinese Room pour le développer, avec toujours une part importante dans le processus créatif. Après quelques problèmes de calendrier et des sorties repoussées, la suite tant attendue de The Dark Descent sort sous le nom A Machine for Pigs.

La narration se déroule bien après les événements de The Dark Descent, en 1899. Vous incarnez Oswald Mandus, un industriel accompli qui se réveille dans son lit, amnésique. Jusque là, les ingrédients de la série sont bien présents puisque vous commencez dans les exactes mêmes conditions que Daniel dans The Dark Descent. Mandus est malade et particulièrement perturbé par une machine terrifiante qui semble se trouver dans les profondeurs de sa maison. Après une expédition au Mexique qui s’est conclue par un échec retentissant, et marqué par une certaine désillusion face aux idéaux qu’ils s’étaient fixés et qu’il voulait atteindre grâce à son empire industriel, il progresse lentement mais sûrement dans le plus grand des cauchemars, affecté par la fièvre et la culpabilité. Sa maison n’est pas sûre, et il le sait. De grands dangers rôdent dans les profondeurs et la machine va bientôt se mettre à fonctionner. Mandus devra tout faire pour remédier à la seule chose qui semble lui revenir en tête : ses enfants sont en danger. Ce qu’il ne sait pas, c’est ce qu’il attend, et comment il en est arrivé là. Et il découvrira dans un twist plutôt réussi qu’il n’est peut-être pas étranger à l’horreur qui rode dans ses sous-sols et aux dangers qui menacent sa famille et le monde…

Amnesia AMFP 2

A Machine for Pigs continue logiquement les mécaniques instaurées dans l’opus précédent, voire techniquement dans la trilogie des Penumbra. Vous aurez donc à résoudre des énigmes dans un jeu d’aventure-exploration en utilisant le moteur du jeu pour descendre dans les profondeurs de la maison. Cependant, certains système clés du premier opus ne sont pas présents, le jeu misant avant tout sur l’ambiance et l’histoire, plutôt que sur les énigmes. Ainsi, la santé mentale, l’inventaire et limitation de l’utilisation de la lampe à huile sont autant de fonctionnalités qui ont été supprimées pour cet opus qui s’en retrouve nécessairement simplifié par rapport à son illustre aîné. Cela ne signifie pas pour autant que vous pourrez vous balader tranquillement dans votre maison quand vous contrôlerez Oswald Mandus. Il sera toujours primordial d’être prudent et de savoir se cacher ou courir les moments venus. Ici, comme vous pouvez vous en douter, vos ennemis seront majoritairement des gentils petits cochons sanguinaires qui voudront faire du saucisson avec vos fesses (cannibales…). Mais vous rencontrerez également de vieilles connaissances qui ont fait le succès de The Dark Descent, les Kaernks, ces monstres invisibles qui vous poursuivent inlassablement tant que vous êtes dans l’eau. Bref, le jeu est peut-être plus simple dans ses mécanismes mais vous met toujours dans une forme de menace constante.

A ce titre, l’ambiance graphique et sonore est plutôt réussie et servie par un scénario assez plaisant et qui change de l’ordinaire. Celui-ci traite de sujets qui pourront en passionner plus d’un, mêlant technologie et désillusions avec un twist bien amené qui mettra en perspective tout le début de votre aventure. L’environnement est également fidèle aux thèmes et à l’époque, et vous apprécierez forcément les vieux rouages et les gros tuyaux qui parcourent la maison de Mandus. Cependant, contrairement au premier opus, les graphismes pas forcément à la hauteur des standards de l’époque ne seront pas rattrapés par de beaux jeux de lumière. On appréciera aussi le clin d’oeil à Penumbra puisque vous suivrez les instructions d’une personne à distance pour progresser. Le jeu jouera avant tout sur une angoisse constante et des événements inquiétants tels que des apparitions soudaines de masques de cochons au sol en vous retournant. S’il n’arrive pas au niveau du premier opus, A Machine for Pigs reste effrayant et remplit, même moins bien, le rôle de survival horror.

Amnesia AMFP 3

A Machine for Pigs est donc une suite honorable à The Dark Descent, moins bien fourni notamment à cause de l’absence de scénarios créés par la communauté. Le scénario vaut à mon sens largement le détour et le jeu mérite d’être vécu, au moins en vidéo.

Amnesia : A Machine for Pigs
3.5

Conclusion

Amnesia : A Machine for Pigs est un survival-horror réussi et effrayant qui vit forcément un peu dans l’ombre de son prédécesseur. Son scénario original vaut cependant le détour, surtout pour les amateurs de la série.

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