[CRITIQUE] “Scream 4” réalisé par Wes Craven

Cette saga devenue culte revient onze ans après le dernier volet qui malgré quelques passages scoobidouesques terminait en beauté cette trilogie. Scream a réinventé le slasher de la fin des années 90 au début des années 2000… Une nouvelle génération est née, celle des ultra-connectés, il fallait que Ghostface revienne pour eux, pour leur apprendre qu’elle emprise ont les réseaux sociaux sur eux et qu’on pouvait encore frissonner au cinéma.

Scream 4 signe le retour du génie Kévin Williamson à l’écriture. Abandonnant en milieu de route son scénario de Scream 3 (laissé dans les mains d’Ehren Kruger pour en faire un film parodique), il revient pour décortiquer à sa façon les jeunes de la génération Y. Avec son esprit d’analyse, il incorpore les réseaux sociaux dans son histoire autant que dans ses meurtres. Il se sert des suites à répétitions et des remakes pour donner du crédit et un certain mobile à Ghostface. Il recharge la filmographie du tueur pour des coups de fil plus inventifs que jamais et des meurtres hommage aux précédents volets.

Le gros point fort de ce quatrième volet est le retour du trio signé par Campbell, Arquette & Cox, sans eux, un Scream aurait eu moins de saveurs. Dewey est devenu Shérif de la ville de Woodsboro, Gale a arrêté le journalisme et Sidney est devenue une femme forte, oubliant les mauvais souvenirs… Malheureusement, tout n’est pas rose, cela va devenir même plutôt rouge sang. Lorsque la belle Sidney revient dans sa ville natale, Ghostface ressort son téléphone et continue de jouer avec elle. Jill, sa cousine et ses amis se font aussi harcelés tour à tour par le mystérieux tueur. Qui est derrière le masque et surtout pourquoi ?

Wes Craven signe ici son grand retour en tant que Maître du suspens, après un flop pour son précédent film My soul to take, il impose une nouvelle fraîcheur à la saga tout en gardant tout de même l’authenticité des personnages et de la ville qui a fait naître le plus machiavélique des tueurs en costume.

Avec une scène d’ouverture aussi bien maîtrisée que celle du film original et des meurtres beaucoup plus nombreux et sanglant, Scream 4 devient à coup sûr une nouvelle étape dans la franchise Scream.

Le retour de Ghostface est aussi réussi grâce à la nouvelle génération d’acteur qui est présent dans ce film. Emma Roberts qui incarne la cousine de Jill crève l’écran, Hayden Pannetiere est le nouveau Randy MeeksRory Culkin Erik Knudsen forment également un bon duo geek-cinéphile.

Ce Scream 4 aurait été parfait sans la réécriture d’Ehren Kruger qui donne à ce volet une touche d’humour qui passe mal, qui tombe à l’eau et qui s’impose plus que les frissons.

Scream 4 est LA suite à ne pas manquer, il renouvèle la saga et montre qu’après un Scream 3 décevant, on peut toujours faire mieux.

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