Scarecrows de William Wesley – Critique

Cinq criminels kidnappent un pilote d’avion et sa fille pour fuir jusqu’au Mexique mais l’un d’eux décide de fuir et saute en parachute avec l’argent. Décidé à le retrouver, ses anciens complices forcent l’avion à se poser. Mais ils ne tardent pas à tomber sur une étrange ferme désertée gardée par des épouvantails menaçants.

Yes we were born

Scarecrows est considéré par les plus fous du cinéma d’horreur comme une série B culte des années 80. Étrangement, son réalisateur William Wesley n’a que deux longs métrages à son actif (le second étant “Route 666“) malgré la réputation, probablement à retardement, du film qui nous intéresse. Ce qui fait plus ou moins de cet homme le Patrick Hernandez du cinéma de genre.

C’est assez regrettable pour lui, car Scarecrows est effectivement une agréable série B qui regorge de bonnes idées bien qu’inégalement exploitées. Le générique entrecoupé de plans serrés sur un épouvantail et d’une excellente B.O. confèrent directement une certaine aura au film. Toute l’intrigue se passe dans une maison abandonnée et dans les bois qui l’entourent, rendant l’atmosphère pesante à la limite de la claustrophobie, accentuée par le fait que tout se déroule la nuit, c’est là un des valeurs ajoutées de cette oeuvre. S’ajoutent à ce cadre horrifique à souhait les épouvantails qui apparaissent et disparaissent à leur guise, William Wesley multipliant les plans fixes sur leurs trognes pour coller à cette sensation d’oppression.

Mystère et boule de gomme

Entre film de possession et slasher, Scarecrows est très mystérieux quant aux événements surnaturels auxquels on assiste, d’autant plus qu’aucune explication n’est donnée. Le film s’en donne alors à coeur joie pour jouer de la mise en scène, notamment l’utilisation de la voix off (les personnages communiquent entre eux par radio), même s’il en abuse un peu trop par moments là où le silence aurait été plus parlant. Tout est fait pour nous rendre fou tel Jonathan Crane, certains personnages le deviennent d’ailleurs, perdus dans une sorte de triangle des Bermudes version campagne paumée.

Les effets spéciaux sont propres, le jeu d’acteur acceptable pour une petite production… Tout vouait William Wesley a une carrière intéressante dans le cinéma de genre. Ce dernier n’hésitant pas également à teinter son récit d’humour noir, conférant à Scarecrows une autre singularité, d’en faire un film parfait pour une soirée drive in.

Conclusion
Série B solide justement culte.
3.7
Note du film

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