Que vaut le premier épisode de American Horror Story : 1984 ? – Critique

Comme chaque année et telle une MST après les vacances d’été, American Horror Story revient pour une neuvième saison placée sous le signe du slasher et un sous-titre qui résume l’ensemble : 1984.

© FX

Une saison différente, marquée par les départs (en théorie) de Sarah Paulson et d’Evan Peters, les deux derniers survivants du Murphyverse des débuts. On remarque dès le départ un changement de ton et d’ambiance : c’est plus léger, plus fun, moins sombre. Mais vu qu’on est dans American Horror Story, ça va vite virer au cauchemar, dans tous les sens du terme.

Dans un mode “Full Stranger Things“, on respire la laque, les perruques, les mini-shorts, les seins gonflés et les pectoraux saillants. On a une bonne BO bien années 80 (malgré un fond sonore pompé sur le sacro-saint Halloween) et des dialogues clichés à outrance. Dialogues qui accompagnent une histoire simpliste au possible : des jeunes vont bosser comme moniteurs dans un camp près d’un lac. OR, SURPRISE ! Un massacre a eu lieu dans ce camp des années auparavant (Jason is that you, bro ?). Ils vont donc se retrouver dans un espèce de Battle Royale dans les bois où leur propre passé va les rattraper.

© FX

Si l’histoire n’est pas originale et pompe allègrement la plupart des slashers de la période, ce neuvième effort de Ryan Murphy dans l’horreur s’en sort par son casting emmené par Emma Roberts, Cody Fern, Billie Lourd (qui excelle dans le rôle de la bitch de service), Leslie Grossman et Angelica Ross (formidable dans Pose). Cette année marque le retour de John Carroll Lynch (bien angoissant) et l’arrivée de Matthew Morrison (en espérant qu’il ne monte pas une chorale comme dans Glee) et de Gus Kenworthy. Ils ne sont pas aidés par des dialogues balourds, patauds et clichés au possible. On notera des connexions avec d’autres saisons d’American Horror Story (notamment American Horror Story : Hotel).

On notera surtout que les équipes ont vu Scream, Halloween et The Texas Chainsaw Massacre entre autre. Cette saison fera un excellent jeu de boissons entre fans de genre pour deviner hommages et emprunts aux films de genre des années 80. On reprend tout les intrigues, la conception des tueurs, la structure et les gimmicks de chaque film. L’idée peut être sympa mais déclinée sur une saison, on sent surtout l’absence d’inspiration.

Après neuf saisons, American Horror Story : 1984 donne l’impression de tourner à vide. Tel un Stranger Things des slashers, on se retrouve face à un mix des ingrédients de tous les slashers servi avec une crème de dialogues infâmes et insipides. Reste l’humour omniprésent qui surnage et peut peut-être sauver le tout.

Conclusion
Sorte de patchwork des slashers, ce premier épisode de la saison 9 d'American Horror Story surfe sur la nostalgie d'un genre et d'une époque sans en réinventer les codes. Espérons que la suite soit plus vivante que ce cadavre balourd. 
2
Note de l'épisode4

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