[CRITIQUE SÉRIES] « Outcast » – All Alone Now (1×03)

Outcast 1x03.2

Kyle et le Reverend sont confrontés à une possession particulière peu commune et violente.

Outcast continue sur sa lancée et propose un épisode qui mêle histoire(s) personnelle(s) sur Kyle et le Révérend le tout avec l’affaire de la semaine. Cette méthode, prisée des procedurals comme The Good Wife et des séries anglaises comme Misfit, permet de tout faire avancer à un rythme intéressant et soutenu pour les acteurs comme pour les spectateurs.

Outcast propose cette semaine un épisode qui commence comme un hommage au film The Big Lebowski des frères Coen et finit dans une violence digne de Saw. Kyle et le Révérend suivent le cas d’un homme possédé par le Démon du Bowling – faute de meilleur nom… – mais l’intérêt est mis sur eux, leur duo et leurs différences. L’épisode repose sur le schéma classique du buddy movie avec deux héros pas franchement proches ou fans l’un de l’autre qui se retrouvent coincés dans un lieu favorisant le dialogue : la prison. Il est ironique de voir que l’acteur incarnant ce Démon est l’acteur Lee Tergesen, star d’Oz, série carcérale par excellence. L’épisode ne repose pas sur le débat de comment combattre le Démon mais sur le débat de savoir si c’est un Démon ou un psychopathe. La question de l’identité est clairement un élément qui se destine à faire parti de l’ADN de la série.

Outcast n’entend pas révolutionner le genre de la pellicule de possession mais l’adapter au 21ème siècle et le rendre fascinant. Pour ce faire, l’accent est mis sur les tourments des personnages mais aussi sur leur aspect. Kyle semble être un loser complet mais le bon loser. Le genre de loser qui a perdu son travail, sa femme, sa fille et le sait. Le spectateur l’a rencontré dans une phase sombre mais après l’acceptation de son sort, il semble déterminé à changer sa vie. Le Révérend reste encore bien mystérieux malgré quelques éléments supplémentaires. L’ensemble de l’épisode tient plutôt bien la route malgré quelques longueurs mais la présence en fond d’un bad guy dynamise et creuse l’attente d’une série qui a encore beaucoup à donner.

Outcast impressionne par son aspect visuel et auditif. La série rappelle par moment des plans d’Hannibal ou de l’univers de David Fincher. L’image est grise, sombre et travaillée. Ce sentiment est renforcée par la musique, aérienne, atmosphérique et omniprésente composée en partie par Atticus Ross. Le tout forme un bloc qui donne une imagerie forte et unique à cette série qui revisite sans rougir les exorcismes avec un regard neuf et inspirant.

Outcast - All Alone Now (1x03)
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Conclusion

Outcast propose encore un épisode de bonne facture qui creuse les différents arcs sans se départir de son aspect si particulier.

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