[CRITIQUE SÉRIES] « Outcast » – (I Remember) When She Loved Me (1×02)

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Rome fait face à un nouvelle menace horrifique et seul Kyle semble pouvoir l’affronter. Celui-ci se pose des questions sur son enfance et la possession de sa mère.

Si l’épisode précédent était plus que convaincant dans son contenu et sa réalisation, le plus dur reste à faire pour Outcast puisque la série de Cinemax doit convaincre de son potentiel. Cela semble être le cas avec un deuxième épisode qui tranche avec le premier sans avoir à rougir de ses tenants et aboutissements.

Le premier épisode d’Outcast donnait le ton : des exorcismes violents et gores, un anti-héros par excellence, une aide spirituelle, un passé sombre et morbide et une réalisation qui reste dans les esprits. L’épisode deux ne surprend guère en choisissant de s’attarder sur LE moment du pilot : la possession de la mère de Kyle. L’écriture permet d’approfondir le mal auquel fut confronté l’enfant et cela renforce les racines du mal, son mal-être, responsable de sa vie actuelle ou plutôt de son absence de vie actuelle.

Les lecteurs du comic-book remarqueront que l’épisode s’affranchit totalement du matériel d’origine pour proposer un arc inédit. Seule l’arrivée de Sidney (Brent Spiner) dans un rôle de méchant est quasiment une adaptation des pages de Robert Kirkman. Si le premier épisode était fidèle aux comics, ce deuxième épisode ne l’est pas et cela tient mieux la route que le travail fait dans The Walking Dead qui a été obligée de se rapprocher rapidement dans ses saisons 5 et 6.

La majorité de l’épisode explique donc comment une innocente femme a fini par devenir un pur produit satanique et comment cela a poussé Kyle à déclencher l’Enfer sur Terre. Le point positif de cet arc est que la mère n’est jamais coupable – du point de vue de Kyle –, il a été battu, enfermé, maltraité mais il est conscient que ce n’était pas sa mère mais un esprit.

Robert Kirkman aime analyser l’Homme dans des situations dramatiques – réveil zombie dans The Walking Dead, possession dans Outcast, super-pouvoirs dans Invincible et cela se sent dans ce scénario. Il donne matière à jouer à ses acteurs notamment Patrick Fugit qui confirme que son casting n’était point une erreur. L’épisode fait également le point sur la situation maritale de Kyle et sa relation avec sa fille. Le spectateur assiste à une scène émouvante autour d’un cadeau et prend encore plus d’empathie pour Kyle. Le révérend a aussi le droit à son petit arc qui est totalement inédit du comic-book et peu engageant car superflu. Nous n’évoquerons pas l’introduction du méchant qui est probablement le méchant le plus cool et fun qu’on ait vu dans un cas de possession.

Outcast confirme que la série n’a pas à rougir de son statut et que c’est un vrai show d’horreur de par son réalisme et une vraie nouveauté à côté des Exorciste, Conjuring et autres pellicules de possession.

Outcast - (I Remember) When She Loved Me
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Conclusion

Outcast, avec son deuxième épisode, finit d’introduire sa série et donne le ton à la fois horrifique et pessimiste bienvenue dans le paysage cinématographique actuel.

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