Les nouvelles aventures de Sabrina S01/P02 – Bilan de fin de saison

Après une première partie en 2018 et un épisode de Noël, il était pour Sabrina Spellman et sa bande de conclure leur première aventure sur la plate-forme Netflix. C’est chose faite avec cette partie 2 contenant 8 épisodes pour toujours plus de magie, d’amour, de démons et de chat.

Si la première partie était inégale mais néanmoins plaisante, elle oscillait entre deux mondes (comme notre héroïne) : celui des humains et celui de la sorcellerie. On passait de démons et créatures à triangles amoureux et harcèlement scolaire sans aucun filtre ni transition. Jusqu’à ce que ‘Brina fasse un choix. Devant comme derrière la caméra. Si on trouve toujours les mêmes ingrédients (rivalités professionnelles et amoureuses, démons, magie noire et problèmes d’adolescents), leur traitement est beaucoup plus dense, plus riche, plus profond. Sabrina a pleinement embrassé sa part d’ombre et rejoint l’académie de Blackwood et est une sorcière. On suit donc deux intrigues : elle et ses problèmes de démons et ses amis qui sont bien humains, bien en chair. Si la vie de Sabrina Spellman dans la magie est compliquée (elle affronte pêle-mêle démons, sorciers, Missionnaires de Dieu et même un Anti-Pape), le dénouement est attendu. C’est dans le monde des humains que le travail le plus intéressant a été fait : on évoque rupture, dépression, harcèlement scolaire mais aussi découverte de son corps, transition et changement de sexe. Contrairement à sa cousine lubrique de Riverdale, Les Nouvelles Aventures de Sabrina n’aligne pas abdo, seins et chaleur des corps pour l’audimat mais pour proposer une vraie travail, une vraie plongée dans l’adolescence dans toute sa puissance.

Si l’écriture a été affinée depuis le lancement de la série, la réalisation a pas mal évolué aussi. Déjà, on notera que Netflix a fait des folies de budget et a investi dans des bougies et ampoules pour éclairer les scènes. On est dans une vraie ambiance horrifique et non plus dans une bouillie visuelle sombre, mal cadrée et mal éclairée. On a même dans certains épisodes des scènes de jour (lucky us). Les effets visuels ont été renforcés pour coller à l’ambiance. C’est assez drôle de se dire que les deux parties ont été développées en même temps, mais qu’il y a une telle différence de traitement. Comme toujours avec beaucoup de produits Netflix, il y a à boire et à manger dans ces huit épisodes mais globalement, c’est réussi et maîtrisé. On sent surtout que devant comme derrière la caméra, les équipes s’éclatent à concevoir la série et cela se ressent à l’écran.

Sabrina Spellman a grandi au-cours de cette première saison en passant de fille à femme et la série a su grandir avec elle pour notre plus grand plaisir. Maintenant qu’elle est adulte, reste à voir quelle magie elle produira dans sa saison 2, à nouveau découper en deux parties.

4.4
Note de la série
Conclusion
Même si Salem ne parle pas, Sabrina Spellman parle à beaucoup de monde et arrive à mixer horreur, magie et humour dans les affres de l'adolescence.

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