Nightmare Island de Jeff Wadlow – Critique

Bienvenue sur the I-land

L’énigmatique M. Roarke donne vie aux rêves de ses chanceux invités dans un complexe hôtelier luxurieux et isolé. Mais quand leurs fantasmes les plus fous se transforment en véritables cauchemars, les invités n’ont d’autre choix que de résoudre les mystères de cette île pour en sortir vivants.

Dave Rodgers – Déjà-Vu

Hey c’est parti pour la première production Blumhouse de cette année, on veut voir toutes les mains en l’air est-ce que vous êtes chauds ce soir?! (compliqué de renchérir sérieusement là dessus…). Bien comme dirait JKF -Jean-François Kahn– on prend les mêmes, Jeff Wadlow le réalisateur du nul et oublié Action ou Vérité (tu m’étonnes que la com’ ait préféré inscrire “par les producteurs de Get Out et Halloween” ), et on recommence. Attention cependant, Nightmare Island est absolument différent de son film précédent puisqu’il se passe sur une île. Non, basiquement c’est peu ou prou le même manège, celui qui consiste à suivre des péripéties de personnages clichés confrontés à des situations surnaturelles qui les feront se questionner sur eux même genre “pourquoi suis-je encore un personnage débile dans un film débile?” et oui Lucy Hale vous êtes visée.

Nightmare Island commence la plupart des films Blumhouse, soit l’introduction d’une jeune fille en détresse pourchassée par quelqu’un de manifestement malveillant, qui évidemment se fait tuer ou kidnapper parce qu’elle commet une action idiote. Noir, écran titre et voici les personnages principaux qui débarquent sur l’île fantastique: deux beaufs, dont Ryan Hansen qui reprend son rôle de Dick Casablancas de Veronica Mars pour le plus grand plaisir des marshmallows, deux adultes mystérieux pour la caution maturité et le stéréotype de la fille facile. Malheureusement leurs fantasmes respectifs qui auraient dû nous faire ressentir de la sympathie ou ne serait-ce de l’intérêt sont tout aussi clichés, même ridicule en ce qui concerne un certain Patrick (en même temps avec un prénom pareil), un flic beau gosse pourtant tiraillé par le deuil et la culpabilité mais dont on a strictement rien à cirer.

“Anyhoo bienvenue sur the I-Land”

Nos régions ont zéro talent

Mis à part son idée originale, bien qu’elle soit en réalité pompée d’une série dramatique L’île Fantastique de 1978 dont Nightmare Island se veut être un mélange entre remake horrifique et prequel au vu de la fin, tout le reste est d’une grosse banalité. Gwen interprétée par Maggie Q, la seule personne intelligente dans toute cette chair à canon, et peut-être aussi le duo des frères beaufs selon votre sensibilité humoristique (si des blagues sur une femme objet appelée Chasteté vous fait rire alors ce film est pour vous) sont les seules choses plus ou moins intéressantes à voir. Idem pour la réalisation de Jeff Wadlow qui n’a absolument aucune personnalité en plus de ne pas être subtile du tout. Le scénario est un fourre tout horrifique s’achevant sur un climax final qui prend l’eau la faute à un plot-twist très mal orchestré qui en fera bouger une sans toucher l’autre.

Nightmare Island de Jeff Wadlow – Critique
Conclusion
Partez en vacances à Ibiza plutôt que d'aller voir Nightmare Island.
Note des lecteurs0 Note
2
Note du film

Balance ton commentaire

Suivez-nous sur facebook

Abonnez-vous à ce blog par e-mail.

Saisissez votre adresse e-mail pour vous abonner à ce blog et recevoir une notification de chaque nouvel article par e-mail.

Rejoignez les 34 autres abonnés