[CRITIQUE] “Texas Chainsaw 3D” réalisé par John Luessenhop

Texas Chainsaw 3D - Nouvelles Photos (2)

Film vu à Montréal, Canada. 

Massacre à la Tronçonneuse 3D, réalisé par John Luessenhop, n’est ni un remake, ni un préquel, comme les deux dernièrs films de la saga, mais bien une suite direct au film original de Tobe Hooper sorti en 1974.

Le générique d’ouverture regroupe différentes scènes du 1er film, afin de nous remettre en contexte et de nous rafraichir la mémoire. Le film commence et l’histoire reprend pile au moment où le 1er volet se termine, pas une seconde de perdue. On apprend que les autorités se rendent chez les Sawyer pour mettrent fin à ces meurtres et mettre Jed Sawyer aka Leatherface sous les barreaux. Cependant, les citoyens de la ville de Newt s’en mêlent en voulant régler le compte de la famille Sawyer à leur manière.

Les années passent, la jeune Heather Miller joué par Alexandra Daddario  (vous apprécieriez surement la ressemble du prénom Heather et celle de Leatherface) reçoit en héritage, d’une grand-mère inconnue, une grande bâtisse se trouvant au Texas. Elle décide de se rendre sur place avec quelques amis afin de rencontrer un lieu où habitait une famille qu’elle n’a pas pu connaitre, jusqu’à la découverte d’un lourd secret familiale …

Massacre à la tronçonneuse 3D (2)

Massacre à la tronçonneuse 3D met de côté les deux derniers films de la franchise ainsi que le 2e, 3e et 4e volets afin de renouer avec le 1er film de la saga qui a eu un fort impact et succès dans le cinéma d’horreur. Un dénouement étrange qui laisse un peu perplexe. L’histoire reprend donc directement là où se termine l’original, maladroitement, de nouveau membre de la famille surgissent. Par la suite, on se retrouve propulsé en 2012, avec un personnage principal âgé de 25 ans (alors que 39 ans se sont écoulés, certes une incohérence qui pourrait en faire gémir plus d’un, la faute est là aussi maladroite). Néanmoins, on redécouvre un Leatherface un peu rouillé, mais toujours sur pied, vous apprécierez cette vieille blessure à la jambe que les réalisateurs n’ont pas oubliée.

La saga de Massacre à la Tronçonneuse est reconnue comme étant l’une des plus sanglante, puis on sait tous qu’une tronçonneuse ne fait pas qu’une petite égratignure. Dans Massacre à la Tronçonneuse 3D, les scènes de meurtres sont, à mon goût, trop rapides, manque d’audaces et sont coupées trop rapidement, c’est un film d’horreur quand même ! Cependant, au contraire de s’être focalisé sur les scènes de meurtre, le scénario se tourne davantage sur les personnages de Heather et de Leatherface. Le personnage de Jed Sawyer, vivant maintenant seul, abandonné, on apprend petit à petit à avoir pitié de lui avec un brin de compassion. On veut le comprendre, il est pourtant psychopathe, a des troubles mentaux, ne parle pas et veut après tout défendre sa famille. Un mélange entre le syndrome de Norman Bates (psychose) et Micheal Myers (Halloween). Cela est peut-être une atteinte au célèbre personnage qui avait donné la frousse à tout le monde à l’époque. Sans réelle explication, le spectateur doit accepter les meurtres de celui-ci à travers un script qui tente de modifier la revanche personnelle du personnage de Leatherface.

Quant aux personnages secondaires, Nikki, Ryan, Kenny et Daryl, les compagnons de route de Heather, sont très peu, vraiment très peu exploités. Mais tel un Slasher, l’histoire des personnages nous importe peu, c’est plutôt leur mort qui nous intéresse. Je trouve cependant qu’il y a un manque de personnage, c’est dommage ! Bien évidemment, les films d’horreurs sont reconnus pour opter pour un casting féminin aux avantages “vraiment avantageux”, limites pas besoin de 3D sur ce point-là.

Massacre tronçonneuse 3D Leatherface Chainsaw

D’ailleurs concernant la 3D, elle serait pour certain inutile, mais je fus agréablement surprise. Les effets ne sont pas mauvais du tout. Voir un film d’horreur en 3D n’a pas grand intérêt, je vous l’accorde (Merci à My Bloody Valentine 3D de m’avoir découragé) mais avec Massacre à la Tronçonneuse 3D cela fût plutôt amusant de se sentir quelques secondes à la place de la victime et de se recevoir une tronçonneuse en pleine tronche. La 3D est ici utilisée beaucoup plus comme un divertissement pour le spectateur.

Pour conclure, Massacre à la Tronçonneuse 3D n’est pas un grand film. Un peu maladroit, ce film s’adresse surtout aux amateurs du genre. Les adeptes apprécieront les petits clins d’oeil au 1er film de la saga ainsi que les apparitions de Gunnar Hansen (Leatherface dans le film original) et Marilyn Burns (Sally Hardesty, dernière survivante du film original). La jeune actrice Alexandra Daddario joue après tout un rôle important en lien avec le revirement final, qui sera intéressant d’observer dans la suite de la saga.

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