Marianne de Samuel Bodin – Critique

Regardez. Je suis juste là, dans le coin. Tu me vois ? Je suis juste là.

Les séries que nous offre Netflix ne sont pas toujours de grande qualité, mais pour tous les 13 Reasons Why ou les Santa Clarita Diet, la plateforme de streaming américaine peut aussi nous proposer du contenu de grande qualité, d’autant plus que sa dernière série d’horreur, The Hauting of Hill House de Mike Flanagan, était très efficace. Mais cette fois-ci c’est une production française qui est sorti en cette fin d’année, Marianne, créée et réalisée par Samuel Bodin. Est-ce qu’elle fait partie de ces petites pépites que peut nous offrir Netflix, ou bien une simple série « aussitôt vue, aussitôt oubliée » comme elle nous le propose souvent ?

Tout d’abord Marianne raconte l’histoire d’Emma, une romancière très populaire dans le monde entier pour ses romans d’horreur qui tournent autour du combat entre Lizzie Larck et Marianne, une sorcière maléfique. Après avoir mis fin à sa saga, et l’arrivée une ancienne connaissance, Emma va se rendre compte des conséquences de ses écrits sur le monde en retournant à Elden, une ville fictive de Bretagne, où elle va retrouver ses parents, ses amis d’enfances mais surtout ses plus grands démons.

@Netflix

Ce qu’on remarque directement, dès le premier épisode, c’est que la réalisation de Samuel Bodin est extrêmement travaillée. À chaque apparition de Marianne, il y a une nouvelle idée visuelle pour nous surprendre, ça joue énormément sur les jeux de lumières et d’ombres, mais aussi à travers le son qui bouge et qui nous rend à la limite du parano. Ce qui veut dire que oui, Marianne est une série qui fait peur, qui ne joue pas uniquement sur de simples jumpsacres (qui sont mêmes plutôt peu nombreux), mais plus sur l’ambiance et les moments macabres.

Emma est donc accompagnée de son groupe d’amis du lycée et toutes leurs scènes ensemble sont très drôles ou bien émouvantes. On serait peut-être un peu déçu qu’on s’attarde de moins en moins sur certains personnages, comme si l’histoire les abandonnait au beau milieu de la saison. Gros coup de cœur pour le personnage de l’inspecteur Ronan, joué par Alban Lenoir, l’acteur fétiche de Samuel Bodin. Mais bien entendu la grande révélation de cette série est Mireille Herbstmeyer dans le rôle de Madame Daugeron, une femme âgée tourmentée par les sorts de Marianne. Son regard, sa voix roque et son sourire va obligatoirement donner vous donner la chair de poule.  

@Netflix

On est cependant déçu par des retournements scénaristiques un peu trop prévisibles et des assez grandes longueurs dans les épisodes de milieu de saison. Certains dialogues du début de saison font mouche, sont plutôt mal joués mais au fur et à mesure que l’histoire avance, ça s’améliore.

Marianne sonne comme une envie de faire du cinéma de genre en France, aidé par Netlflix, et c’est une proposition qui fonctionne. On peut faire de l’horreur en France. Même si ça sonne souvent comme un simple hommage aux histoires de Stephen King, Marianne a une vraie identité, notamment à travers ses personnages et ses décors. Cette première saison est une bonne réussite et la fin peut laisser entendre une seconde saison qui intrigue.

4
Note du film
Conclusion
Une série d'horreur qui surprend pour son efficacité et sa réalisation. Une bonne nouvelle pour le cinéma de genre français.

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