Les Ruines, réalisé par Carter Smith – Critique

© Dreamworks Pictures

Durant leurs vacances à Cancun, Amy, sa meilleure amie Stacy et leurs petits amis respectifs, Jeff et Eric, font la connaissance d’un touriste allemand, Mathis, et de son copain grec, Dimitri. Lorsque le frère de ce dernier disparaît mystérieusement à l’intérieur d’une pyramide maya, le groupe décide d’explorer la ruine, recouverte d’une étrange plante grimpante. Pourchassés par une tribu hostile, les six jeunes sont contraints de gagner le sommet de la pyramide, déclenchant du même coup l’ire et les appétits d’une monstrueuse plante carnivore…

Un croisement entre Indiana Jones et Evil Dead

Réalisé en 2008, Les Ruines est un film américano-australien, écrit par Scott Smith. Ce dernier adapte son propre roman pour le grand écran, viscéralement gore, futé et subtil. Le film est un savant mélange d’aventure et d’horreur. Comme si Indiana Jones était tombé au pire moment et au pire endroit, comme si Ruggero Deodato, réalisateur du film Cannibal Holocaust, y avait apporté ses recettes et comme si Sam Raimi, réalisateur de la saga Evil Dead, était passé par là pour y donner un peu de son savoir-faire.
Carter Smith, réalisateur américain et photographe styliste réalise ici son tout premier long-métrage. Après quelques courts-métrages remarqués, Mr. Smith se projette dans l’horreur survival, explorant les ruines abandonnées d’une vieille pyramide maya, avec un groupe de personnages tentant de survivre à l’enfer. Le film s’épuise volontairement dans un huis clos cauchemardesque dont la frontière entre aventures et histoires sordides n’ont jamais été aussi proches.

© Dreamworks Pictures

Rumble in the Jungle

L’histoire tourne autour d’un groupe de jeunes américains (deux couples pour être précis) accompagnés d’un touriste allemand et de son ami grec, décident de se rendre en jungle hostile mexicaine pour y explorer en plein cœur, une ancienne pyramide maya, ressemblant à peu de chose près au site archéologique du temple de Kukulcàn. Les ennuis commencent quand à peine arrivés, ils sont menacés par un groupe local les obligeant à s’abriter dans la pyramide, pris au piège, ces derniers vont êtres témoins d’étranges phénomènes. Ils serviront de festin pour des plantes mystérieuses qui bougent, chantonnent et pénètrent dans la chair, se nourrissant de sang et de cadavres. Nos personnages vont peu à peu être décimés et ces étranges plantes ne cesseront de les harceler du haut de cette pyramide, sous un soleil de plomb, ne pouvant s’échapper sous peine de se faire abattre sans sommation par des locaux qui entourent le site. Alors que la première partie du film nous fait comprendre qu’une terrible menace pèse sur nos protagonistes, la deuxième bascule dans une véritable boucherie, un long calvaire que vont endurer nos personnages et ce jusqu’à la fin.

© Dreamworks Pictures

Une nature Hostile

Tiré de son propre roman, Scott Smith est un célèbre écrivain américain ou deux de ses principaux romans vont êtres adaptés au cinéma, l’un sera adapté en 1998 par Sam Raimi (Un plan Simple). Pour Les Ruines, il officiera tout comme son premier roman, à l’écriture du film. On retrouvera bien entendu, les références de certains classiques de films comme évidemment : Les aventures d’Indiana Jones, La Momie (1999), Evil Dead (1981) à quelque exception près, la cabane dans les bois a été remplacé par le vestige du temple maya, Jumanji de 1995, et les pièges infernaux du jeu, précisément celle de la plante tueuse et un peu plus loin dans le temps, Cannibal Holocaust de 1980, ou là encore, un environnement hostile, des scènes gores, une bande de gringos s’aventurant un peu trop loin en signant leur point de non-retour servent de trame.

Les Ruines renoue avec l’horreur viscérale, bien que les lenteurs gâchent une bonne partie du film, que les acteurs sont peu convaincant, il est un long-métrage impertinent qui ne cesse de conserver ce qui fait la force du film : une tension permanente qui nous oblige à être témoin d’une interminable descente aux enfers. Prenez garde ou vous échouez…

2.5
Note du film
Conclusion
Les Ruines renoue avec l'horreur viscérale, bien que les lenteurs gâchent une bonne partie du film, que les acteurs sont peu convaincant, il est un long-métrage impertinent qui ne cesse de conserver ce qui fait la force du film : une tension permanente qui nous oblige à être témoin d'une interminable descente aux enfers . Prenez garde ou vous échouez...

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