Killer Workout de David A. Prior – Critique

Un tueur assassine un par un par les membres d’un club de gym.

This Aerobic Video Wins Everything

Ah les années 80 et ses slashers des plus farfelus, cette époque où même le plus nul des sujets n’empêchait pas d’en faire un film, cette époque où est sorti… Killer Workout, ou Aerobic Killer, ou Aerobi-cide (oui, c’est bien un jeu de mot entre “aerobic” et “homicide”). L’indécision même autour du simple choix du titre est très représentative du film en lui-même. David A. Prior, réalisateur de films à petit budget qui ont l’air tous aussi irregardables les uns que les autres, nous a pondu un pur nanar, un vrai de vrai où tout s’emboîte sans trop de sens.

On a là un bel objet de beauferie comme on en voit rarement, l’aérobic n’est en fait qu’un prétexte pour montrer des culs et des tétés à tout va, le tout parfaitement moulé dans un ensemble maillots de bain une pièce et vieux collants par dessous. Entre les séances de sport douteuses et la vieille techno-pop so 80s incessante, Killer Workout est très agressif pour la rétine et les oreilles, sans compter les Jean-muscu qui dès qu’ils se croisent ne peuvent pas s’empêcher de se battre pour rien, que ce soit avec un flingue ou avec un râteau, ils ne ratent jamais une occasion.

On en vient souvent à se demander si tout ça n’est pas volontaire tant certaines scènes sont improbables, ne serait ce que le flic qui ne sert à rien, le tueur qui spawn et qui tue quelqu’un pratiquement sous les yeux d’un autre personnage sans qu’il ne remarque rien. Le comble du wtf revient à l’arme du crime qui n’est autre qu’une épingle à nourrice géante… Il est presque impossible d’énumérer toutes les incohérences de Killer Workout et les choix artistiques ridicules de David Prior tant le film n’a pratiquement aucune logique.

Il tente néanmoins de nous appâter en calquant Psychose ou encore Vendredi 13, et même de s’installer dans une continuité cinématographique en faisant plusieurs fois référence à un autre slasher Death Spa (cito) , qui sortira deux en plus tard en 1989 et qui semble tout aussi incroyable. On sent aussi vers la fin une volonté de donner un sens profond à l’histoire sur fond de bien et de mal, malgré cette tentative salutaire il est impossible de prendre tout ça au sérieux après une peu plus d’1h de rigolade. Le film a le mérite d’avoir un bodycount assez élevé avec des meurtres qui varient mais sa plus grande force sera de faire rire (vaut mieux pour vous sinon ce doit être un calvaire à voir).

Killer Workout de David A. Prior – Critique
Conclusion
Un slasher raté, un nanar réussi.
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1.5
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