Invisible Man de Leigh Whannell – Critique

© Universal

Cecilia Kass est en couple avec un brillant et riche scientifique. Ne supportant plus son comportement violent et tyrannique, elle prend la fuite une nuit et se réfugie auprès de sa sœur, leur ami d’enfance et sa fille adolescente.

Mais quand l’homme se suicide en laissant à Cecilia une part importante de son immense fortune, celle-ci commence à se demander s’il est réellement mort. Tandis qu’une série de coïncidences inquiétantes menace la vie des êtres qu’elle aime, Cecilia cherche désespérément à prouver qu’elle est traquée par un homme que nul ne peut voir. Peu à peu, elle a le sentiment que sa raison vacille…

Allociné

WHANNELL LE SURVITAMINÉ

On connaissait bien Leigh Whannell pour ses scénarios tortureux et torturés, dont l’un n’est autre que le point de départ à la célèbre saga SAW, réalisé par son pote de toujours, le non-moins talentueux James Wan. Mais on ne connaissait pas encore très bien Leigh Whannell, le réalisateur, et après un premier coup d’essai raté (Insidious – Chapitre 3), c’est avec l’excellent Upgrade, mélange parfait d’action survoltée et de thriller à twists de haute volée, qu’il s’est véritablement révélé. Tous les projecteurs étaient donc braqués sur lui au moment où il a décidé d’écrire et réaliser un nouveau film sur l’homme invisible, un mythe ici ramené à notre époque, et titré Invisible Man. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’essai est largement transformé !

MEN ARE TRASH

On regrettera que la bande-annonce n’ait pas pu résister à la tentation de révéler quelques-unes des bonnes surprises et séquences fortes du film, qui excelle à maintenir le malaise, l’horreur, et surtout le suspens qui rôde autour de cet homme invisible, qui tourmente une Elisabeth Moss impressionnante. Elle témoigne à merveille des troubles et horreurs que traversent son personnage, mais aussi son évolution tout au long d’un récit qui lui donne de la de voix et de la force. Elle incarne également ces victimes que l’on blâme, à qui on demande des preuves, ces femmes que l’on accuse d’hystérie ou de n’importe quelle maladie mentale, celles que l’on ne croit jamais. Lui, incarne ses hommes que l’on croit sur paroles, ceux qui sont violents et manipulateurs, ceux qui prennent plaisir à tourmenter leurs victimes, ceux que l’on innocente et dont on invisibilise les méfaits. En cela, le film trouve le ton et l’axe justes pour faire ce qui est sans doute l’un des films d’horreur contemporains les plus pertinents sur notre époque, en regard de son titre éloquent.

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WAN(HELL)

Aussi surprenant que cela puisse paraître, entre quelques séquences horrifiques sous très haute tension, avec quelques jump scares inattendus et, il faut parfois le reconnaître, franchement efficaces, le film se permet une séquence d’action hallucinante, mise en scène avec une vivacité et une brutalité qui n’est pas sans rappeler ce qu’est capable de faire James Wan, influence plus qu’évidente, mais jamais envahissante. Dans une parfaite continuité avec son précédent métrage, Whannell continue d’affirmer son identité en tant que metteur en scène, avec des plans signature que l’on reconnaît déjà. De là à dire qu’on aimerait le voir mettre en scène un vrai film d’action, il n’y a qu’un pas, que l’on vient de franchir.

Cet aisance à la mise en scène se fait, heureusement, le plus sentir dans les séquences horrifiques, où il faut mettre en scène l’invisible. Là encore, le jeune réalisateur redouble d’ingéniosité, et n’esquive aucune difficulté. S’il y a bien quelques effets peu originaux, leur efficacité n’est pas en reste. Gros point fort également sur tout ce qui concerne les effets spéciaux, quasi-irréprochables, surtout en regard du faible budget (production Blumhouse oblige !). C’est donc dans ces moments que l’on peut apprécier les méthodes de ce cher Jason, car si le succès des quelques mauvais films peut engendrer d’autres films plus ambitieux, comme celui-ci, alors ça vaut le coup !

Invisible Man de Leigh Whannell – Critique
Conclusion
Leigh Whannell s’affirme autant en tant qu'auteur, avec la malice qu'on lui connait, que comme metteur en scène, inspiré et hyper brutal.
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4
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