I Wish – Faites un vœu de John R. Leonetti – Critique

© Paramount Pictures France

“Quand son père lui offre une ancienne boîte à musique dont les inscriptions promettent d’exaucer tous ses vœux, Claire tente sa chance. Et ça marche ! Mais le rêve a un prix : au fur et à mesure de ses souhaits, des personnes de son entourage meurent dans des conditions particulièrement atroces.”

Allociné

LEONETTI FRAPPE A NOUVEAU

L’avertissement est pourtant marqué en gros sur l’affiche, il faut ici avoir le courage de s’infliger un film réalisé par la personne qui a commis Annabelle premier du nom, et tant d’autres œuvres misérables qui tendent à tirer le cinéma horrifique contemporain vers le bas. Pourquoi donc s’y aventurer, qui plus est plus de deux ans après sa sortie en salles chez nous? Un poil de curiosité morbide, avec un certain penchant pour la douleur, mais aussi pour se remettre gentiment dans le bain à l’approche d’Halloween 2019. Et aussi parce que ça complète notre base de données. On est jamais à l’abris d’une surprise, non?

Trêve de plaisanteries, on ne vous proposera pas un bonbon ou la mort mais plutôt une belle heure et demie de perdue devant un film qui avait pourtant de quoi séduire, à commencer par son concept: Un vœu contre une vie. C’est la promesse du synopsis, et elle est tenue dans une resucée non avouée et pas très intelligente de Destination Finale, les exécutions trashouilles en moins puisqu’on est ici dans de l’horreur pré-adolescente qui n’aime pas trop que l’on montre du sang et des tripes. Pas question non plus d’y trouver un propos poussé sur les questions morales que soulèvent une telle idée (quel prix peut-on accorder à une vie?), qui se retrouve cantonnée à son expression la plus simple et superficielle: l’héroïne veut que la meuf harceleuse qu’elle n’aime pas souffre, avoir plein d’argent, et que le beau gosse tombe amoureux d’elle. Si vous avez entendu un gros “boum” derrière vous, c’est parce que l’on vient de tomber à la renverse face à tant d’originalité. Outre la morale discutable, c’est surtout d’un ennui considérable.

© Paramount Pictures France

UN PEU DE CLICHES DANS VOTRE SOUPE?

Dans son déroulement d’une banalité affligeante, où l’héroïne la plus égoïste et antipathique du monde met un temps fou à se rendre compte de ce qu’elle fait, il y a une bribe d’idée sur le deuil, incarnée dans la scène la plus efficace du métrage: l’ouverture sur le suicide particulièrement violent de sa mère. Chose que la scénariste n’a pas jugé bon d’explorer, tout comme le folklore chinois autour de la boîte à voeux, peu exploité dans le cinéma américain, et limité à quelques phrases en mandarin que nos chers amis à QI négatif doivent se débrouiller à traduire pour comprendre ce que n’importe quelle personne censée aurait compris d’elle-même.

C’est là que le métrage échoue: en tant que spectateurs, on a toujours un temps d’avance sur les personnages, mais aussi sur le scénario, qui se croit malin et original, et déroule pourtant clichés sur clichés, à l’image d’un “twist” final (si on peut vraiment appeler ça un twist) aussi attendu qu’il est grossier. Sans parler des multiples règles énoncées sur la boîte, transgressées dès que ça peut arranger le scénario et son manque d’idées. Difficile alors de se plonger dans un tel univers, surtout quand les questions et pistes les plus intéressantes posées par le film restent sans réponses. Rien de nouveau dans le cinéma de Leonetti donc, ni frissons, ni réel plaisir, si ce n’est celui de voir le générique de fin nous libérer de ce calvaire. Sans plus attendre je pose donc les mains sur le clavier, et je souhaite oublier immédiatement ce film, en vous encourageant à faire de même.

Conclusion
Les promesses et envies d'un conte moral horrifique se dissipent rapidement pour laisser place à une énième resucée ratée de Destination Finale. Une petite étoile pour Joey King et la musique du film.
1
Note du film

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