5 films en found-footage à voir absolument !

Véritable phénomène dans l’industrie du cinéma de genre, Le Projet Blair Witch a remis au goût du jour le principe du found-footage. Avec un budget modeste (60.000$) et une équipe de tournage ultra réduite, le film de Daniel Myrick et d’Eduardo Sanchez a fait couler pas mal d’encre. Considéré comme culte pour certains, ou grotesque par d’autres, Le Projet Blair Witch a rapporté 248M$ dans le monde entier, soit 4143 fois son budget de production. Vous le savez bien, dès qu’un filon fonctionne parfaitement, on lustre la corde et on espère qu’elle tiendra encore dix ans… Et certains films ont réussi à se frayer un chemin dans un genre souvent malmené par son public. La rédaction vous propose cinq films tournés en found-footage à voir AVANT de découvrir le très attendu Blair Witch, le 21 septembre 2016 au cinéma. [NOTRE CRITIQUE]

CANNIBAL HOLOCAUST, réalisé par Ruggero Deodato

Une équipe de journalistes se rend dans la jungle amazonienne à la recherche de vrais cannibales. Bientôt, la troupe ne donne plus aucun signe de vie. Connu pour être le tout premier film à intégrer la notion de found-footage (enregistrement trouvé), Cannibal Holocaust est un film de transition cinématographique. Après l’avoir vu, vous ne serez plus le même. Considéré, par son réalisateur, comme une satire de la société des années 80, le film de Deodato impose dès le départ une mise en scène crue et une violence très proche du snuff movie. Le film ne vous laissera pas sur votre faim.

[REC], réalisé par Jaume Balaguero et Paco Plaza

Récompensé par 9 prix dans trois festivals hautement réputés, le film espagnol [REC] a tout simplement réinventé le genre dans lequel il s’inscrit. Loin dans la surenchère gore ou dans une obsession au paranormal (bien qu’il y en ait dans la franchise), le film introduit le spectateur dans les gorges de l’enfer sans aucun moyen de s’en échapper. Une journaliste et son caméraman sont enfermés dans un immeuble où un dangereux virus rend les locataires très violents. Au menu, grosse dame à la rage surhumaine, des chinois dans le textile et un monstre absolument terrifiant. Cette nuit ne se déroulera pas sans accrocs. Avec une mise en scène particulièrement efficace et une tension qui monte au fil des séquences, le film du duo Balaguero/Plaza ne vous laissera pas indemne, avec une scène finale tout simplement cauchemardesque. À vos risques et péril !

THE BAY, réalisé par Barry Levinson

Dans la baie du Maryland, une bactérie non identifiée contamine le lac et ceux qui s’en approchent. Comme Ruggero Deodato l’avait fait en son temps, le found-footage se réserve le droit de dénoncer un système. C’est ce qu’à fait Barry Levinson avec The Bay. Le film se penche sur la détérioration de la flore sous-marine de la baie de Chesapeake. Initialement prévu comme un documentaire, le réalisateur opte pour une fiction, bien plus efficace selon ses dires. L’utilisation de plusieurs supports numériques dans le film (caméra de télévision, smartphone…) rend le film ultra réaliste. Si Les Dents de la Mer vous a écœuré des baignades à la mer, The Bay vous portera le coup de grâce.

THE POUGHKEEPSIE TAPES, réalisé par John Erick Dowdle

Des centaines de vidéos sont découvertes dans une maison abandonnée. En les visionnant, on s’aperçoit qu’il s’agit des preuves laissées par un serial killer ayant filmé tous ses crimes, du simple meurtre à la pire des séances de torture… Réalisateur de Catacombes (un autre found-footage), John Erick Dowdle réalise ici un O.V.N.I. Entre l’anthologie (V/H/S, ABC’s of Death…) et le mockumentary (faux documentaire). The Poughkeepsie Tapes vous scotchera sur votre siège jusqu’à la fin. Si vous réussissez à trouver ce film (légalement) et que vous avez l’estomac solide, vous serez plongés dans un univers totalement macabre, et voyeur, pendant plus d’une heure. On vous aura prévenu.

CREEP, réalisé par Patrick Brice

Le nom de Patrick Brice ne vous dit peut être rien, mais il serait temps de le connaître. Sorti très récemment sur la plateforme Netflix, Creep est un film avec une ambiance très pesante. Venu filmer les derniers jours d’un homme atteint d’un cancer, le pauvre Aaron se rendra compte, plus tard, que l’homme est plus étrange qu’il n’y paraît. Il ne faut pas être un Jason Voorhees ou un Michael Myers pour être terrifiant. Un seul être humain suffit. La performance de Mark Duplass suffit à elle seule pour donner au film une dimension très réaliste, ainsi qu’à son histoire. Si vous n’aimez pas les longs silences et les malaises, vous serez servis. Attention à Peachfuzz !

Bien évidemment, cette liste est très subjective, on aurait très bien pu ajouter d’autres films, mais avons tenu à vous présenter un large éventail pour que vous puissiez trouver chaussure à votre pied. N’hésitez pas à nous envoyer un commentaire pour proposer vos found-footage préférés !

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