[CRITIQUE] “Esther” réalisé par Jaume Collet-Serra

Esther est encore un film d’horreur américain dirigé par un réalisateur espagnol, ici Jaume Collet-Serra à qui l’on doit notamment La Maison de Cire qui nous offrait Paris Hilton en sous-vêtements dans une tente (comment ça je m’égare?).
Bref. Esther est aujourd’hui déjà culte, et oui car j’ai déjà entendu un “T’as pas vu Esther? Nan mais t’as raté t’as vie quoi” (True Story). Le mieux est de juger par vous-même ce qu’il en est !
Au début du film, on débarque dans le quotidien d’une famille “modèle” composée de Papa, Maman et deux enfants qui décident d’adopter un troisième enfant, la maman ne pouvant plus en avoir suite à une complication lors d’une grossesse antérieure. Ils se retrouvent à l’orphelinat de la ville et là débarque, avec ses couettes, son visage d’ange et ses manières parfaites la petite Esther. Charmée, la famille l’adopte. Et c’est là que commencent les emmerdes, car “quelque chose ne va pas chez Esther”…
Esther rejoint la famille, comme c’est merveilleux

MON AVIS

Cette chère petite Esther. Elle a l’air mignonne comme ça, mais comme le dit la tagline : “Quelque chose ne vas pas chez Esther”. D’entrée de jeu le film impose son ton grâce à une séquence d’ouverture mystérieuse, glaçante, et sanglante ! Bref tout ce qu’il faut pour bien commencer un film d’horreur. Je dis horreur mais c’est faux, car au fur et à mesure que le film avance il devient évident qu’on à plutôt affaire à un thriller qui regorge de surprises.

A peine arrivée, elle fait déjà des trucs bizarres

Ce que je trouve bluffant, c’est la facilité avec laquelle le film dérange. Dès qu’Esther apparaît à l’écran, on est mal à l’aise et ce même lors de sa première apparition où elle semble si parfaite. Et croyez-moi ce sentiment de mal être ne va pas vous quitter car les choses ne vont pas aller en s’arangeant, et il vous sera complètement impossible de vous identifier à son personnage. Ce qu’il faut également noter, c’est que c’est un rôle extrêmement difficile à interpréter, car oui contrairement à ce que l’on pourrait penser c’est dur de camper et de rendre crédible un personnage que les gens vont détester, et c’est tout à l’honneur de la petite Isabelle Fuhrman qui s’en sort à merveille en livrant une prestation à vous filer des cauchemars.

Papa est gentil…
Autre point du fort du film c’est qu’en plus de déranger, il met en place une tension hallucinante et ce dû à une réalisation maîtrisée et prenante aux tripes. Quoi de plus horrible que de sentir qu’il va se passer quelque chose, et de voir que le film joue avec vos nerfs en faisant traîner l’action et en vous faisant flipper par de longs plans bien insistants? C’est ce que Jaume Collet-Serra vous fera subir pendant les deux heures que durent le film. La peur ce n’est pas uniquement sursauter dès qu’il se passe quelque chose auquel on ne s’attend pas, c’est aussi constamment redouter ce qu’il va arriver et ici, ça fonctionne à merveille.
…Maman pète un plombs

Esther est donc pour moi un petit bijou du genre, car on ne s’ennuie pas une seule seconde si on rentre bien dans le film et qu’on se laisse prendre au jeu. Je fais le difficile en ne mettant pas la note maximale, mais bien que le film soit excellent j’irai pas jusqu’à dire que c’est un chef-d’oeuvre bien qu’on en soit très proche. Et pour finir je dirai que si je croise quelqu’un qui me dit qu’il avait deviné la fin, et bien je le traiterai de menteur.

★★★★,5

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