Y’a quoi dans le genre ? #6 – Critiques Express

Thibault – Mum & Dad réalisé par Steven Sheil

Mum & Dad (à ne pas confondre avec le récent Mom & Dad de Brian Taylor), est un torture-porn anglais, ayant fait grand bruit lors de sa sortie au London FrightFest Film Festival, notamment grâce à sa violence, et ses scènes malsaines plutôt bien foutus. Malheureusement, à la réalisation nous retrouvons une nouvelle fois tonton Dennis, éclaté au pastis, se prenant pour un mec subversif parce qu’il montre des scènes de tortures jugées “hardcore”. Mouai, c’est surtout trèèèèèèès long et chiant pour pas grand chose. N’hésitez pas à passer votre chemin, sauf si à l’instar du daron susnommé, vous aimez vous branler sur des steak hachés pendant un repas de famille. Dans ce cas, foncez dessus (pis, voyez un psy).


Isabelle – The Mimic réalisé par Huh Jung

The Mimic est sorti en 2017, mais on en a pas assez parlé. On en a tellement pas assez parlé que certaines personnes ici le découvrent maintenant, en décembre 2019. Si c’est votre cas aussi, foncez. Vous avez la chance de pouvoir être embarqué pour la première fois dans le voyage profondément prenant, intelligent et bien mené qu’est ce film. Les frayeurs sont efficaces, le fond poétique, et le produit fini est comme un conte, très noir mais enchanteur, qui reste accroché à nous bien après le générique de fin. C’est beau, vraiment. Et c’est sur Netflix, ce qui vous permet d’éviter leurs sorties originales pendant un jour de plus. Joyeux Noël !


Aymeric – Midsommar (Director’s Cut) réalisé par Ari Aster

Sorti cette année dans nos salles françaises, vous avez très certainement entendu parler de Midsommar, de sa radicalité, de sa durée, mais surtout de son director’s cut, censé prolonger le cauchemar. Le film d’Ari Aster, de base, est une immense oeuvre horrifique sur la co-dépendance, un conte de fée macabre qui traite des relations et de la masculinité toxique, mais c’est surtout un des films les plus impressionnants de l’année sur le plan formel, avec sa mise en scène inventive et sans concessions. Sachez-le cependant, le director’s cut ne vous réconciliera pas avec le film si vous ne l’avez pas aimé de base. Il n’est pas ici question de bouleverser l’intrigue ou sa structure, mais plus de la soutenir, la développer, et surtout de la rendre, parfois, moins nébuleuse. Du coup est-ce qu’on le recommande? Plutôt deux fois qu’une !


ALEXANDRE – Child’s Play réalisé par Lars Klevberg

Produire un remake alors que la franchise originelle est toujours en production, à travers son créateur, est sacrément couillu. Alors quand on apprend que la célèbre poupée sera totalement réinventée, les fans ont très largement boudé le film à sa sortie. Ce boycott est-il justifié ? Et bien, selon moi, Child’s Play : La poupée du mal est une très bonne réinvention de la mythologie créée par Don Mancini. Exit la poupée vaudou, c’est une poupée connectée qui sème la terreur. Child’s Play : La poupée du mal est un film qui s’adapte parfaitement à la société actuelle et à la génération Y. Qui aurait peur d’une poupée vaudou alors qu’une poupée connectée peut te découper en morceau en utilisant ton blender acheté sur Amazon ? Le réalisateur Lars Klevberg prend soin de ses plans et y intègrent quelques références au film de Tom Holland. Pour l’épouvante, on repassera. Child’s Play : La poupée du mal est plutôt un conte fantastique plutôt qu’un film d’horreur sérieux. Cela n’empêche pas de sacrées exécutions. Child’s Play : La poupée du mal est une bonne introduction à une nouvelle franchise.


RUDY – Vampire Girl vs Frankenstein Girl réalisé par Yoshihiro Nishimura et Naoyuki Tomomatsu

Tiré d’un manga de Shungiku Uchida, Vampire Girl vs Frankenstein Girl narre la rivalité et la lutte acharnée entre d’un côté, Monamie, la nouvelle étudiante qui est en réalité un vampire se nourrissant de sang et Keiko, devenue par la suite d’une expérience ratée : une sorte de créature rappelant le mythe de Frankenstein. Sorti à la fin des années 2000, le film est une des nombreuses pépites du cinéma gore et déjanté japonais. Aussi fou à l’image qu’a l’histoire qu’il raconte, Vampire Girl vs Frankenstein Girl est une série B divertissante bien sanguinolente avec effets spéciaux ratés et des scènes de combats loufoques et quelques peu dérangé. Dans la même lignée que Meatball Machine, Tokyo Gore Police et sans oublier The Machine Girl, celui-ci parait le moins réussi, une fin semble t’elle bâclée et un scénario qui s’envole jusqu’à ne plus savoir quoi raconter ou montrer. Reste à découvrir et savourer les nombreuses scènes gores et ou le sang coule à flots. À découvrir pour les amateurs du genre et à prendre bien sur au dernier degré.


Y’a quoi dans le genre ? #6 – Critiques Express
Mum & Dad
The Mimic
Midsommar
Child's Play: La poupée du mal
Vampire Girl vs Frankenstein Girl
3.2
Note des films

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