Y’a quoi dans le genre ? #5 – Critiques Express

Pour cette nouvelle rubrique, des auteurs de la rédaction vous proposent une mini critique de leurs visionnages horrifiques du mois.

Rudy – MAIS… QU’AVEZ VOUS FAIT À SOLANGE ? réalisé par Massimo Dallamano

À Londres, une élève d’un collège catholique pour filles est sauvagement assassinée près de la Tamise. Enrico Rosseni, un professeur qui se baladait près des lieux, devient le suspect idéal, surtout que celui-ci entretient une liaison secrète avec une de ses étudiantes. Alors que les soupçons se font de plus en plus pressants, le professeur décide d’enquêter par lui-même. Quatrième long-métrage du réalisateur italien Massimo Dallamano, ce dernier réalise l’un des films les plus emblématiques du giallo, sous-genre violent et caractéristique du cinéma Bis italien. Sorti en 1972, alors que le cinéma italien est assailli de gialli dont ceux de Sergio Martino ou Umberto Lenzi, Mais… Qu’avez vous fait à Solange ? s’impose comme l’un des plus audacieux, comme à son habitude, le film présente un tueur, dont les agissements sont filmés à la première personne, ce dernier, sadique et misogyne s’en prend à de jeunes adolescentes, d’un meurtre à l’autre, le film bascule dans l’un des contes les plus sinistres qu’il soit, touchant au passage, un lourd sujet controversé à savoir l’avortement. Un dénouement des plus bouleversants, Mais… Qu’avez vous fait à Solange ? casse les codes du genre pour s’approprier son propre style au travers d’une histoire glauque et sanglante.

Laura – CAT’S : LES TUEURS D’HOMMES réalisé par John McPherson

Ce qu’il y a de plus beau avec le cinéma d’horreur, c’est qu’il peut tout se permettre. J’aurai pu troller et en rester là, car il n’y a vraiment pas grand chose à dire de Cat’s. Ou Killer Cats. Ou Strays (autant de titres alternatifs pour un téléfilm oubliable). La bonne famille américaine faussement Liaison Fatale avec la belle-sœur comme Alex Forrest du pauvre, l’horreur tantôt suggérée tantôt bien trop sous-exposée pour qu’on y comprenne quoique ce soit: l’élément le plus marquant de Cat’s est le manque énorme de prise de risque. Evidemment, “Natural Horror” ne doit pas être obligatoirement synonyme d’extravagance (je préférerais me faire tuer par 9 chats 9 fois que de me taper des productions Asylum toute ma vie) , Birds ou dans une moindre mesure Monkey Shines de Romero sont de très bons exemples. Cependant, rien de mieux qu’un soupçon de folie scénaristique et/ou de mise en scène pour qu’un film passe du rang “osef” au rang “hmm pas mal” et c’est déjà bien. Des références peu originales même si toujours bienvenues telles qu’Evil Dead et sa vue subjective ou bien la demeure style Amityville/Simetierre n’y changeront rien car le reste, que ce soit la réalisation comme le jeu d’acteur, n’est pas assez ridicule pour être pris au second degré et bien trop convenable pour marquer les esprits.

Anecdote: mon chat qui avait disparu depuis 2 jours est revenu la nuit où j’ai regardé ce film…

Ze Cryptkeeper – WELCOME TO THE JUNGLE réalisé par Jonathan Hensleigh

Les films de cannibales, c’est bien. Les films de cannibales des années 80 ? c’est mieux! Maintenant, transposez ça à notre époque, et vous remarquerez que la quasi-totalité des films reprenant la formule de Deodato dans Cannibal Holocaust, et d’Umberto Lenzi dans Cannibal Ferox ce sont allègrement viandés après les années 2000 (Au passage, on reproche à ce dernier d’être trop fidèle à Cannibal Holocaust, mais je trouve perso’ qu’ils sont complémentaires). Peut-être allions nous être sauvés par Jonathan Hensleigh, lui qui a réalisé le Punisher de 2004 avec Thomas Jane (film très très con, mais aussi très cher à mon cœur). Eh bien, non. Mais alors vraiment pas. Le film nous raconte l’histoire de 4 steaks sur pattes, s’enfonçant dans la jungle de Nouvelle-Guinée pour retrouver Michaël Rockfeller, un type qui aurait disparu suite à une rencontre avec des indigènes (d’ailleurs ce type a vraiment existé, et il y’a différentes théories qui affirment qu’il aurait été graillé tel un apéri-cube). Bien évidemment, ils vont tomber sur les indigènes, à leur plus grand désarroi, et à notre plus grand plaisir. Ai-je oublié de mentionner qu’il s’agissait d’un Found Footage ? Bien sûr, il semblerait que le film ait été shooté par un mec bourré au pastis, entre deux blagues de culs sur le prêtre du coin, et d’habitude ça me fait marrer, mais là c’est un calvaire. C’est loooooooong. Le film dure 1h20, et j’ai l’impression qu’il en a duré quatre. Et ne comptez pas sur les acteurs, ils ne sauvent pas le film du naufrage. On a entre autres, Sandi Gardiner, Callard Harris et Nick Richey qui sont en roue libre totale, et qui livrent ici une performance si médiocre qu’ils arrivent à être moins crédibles que le T-Rex de Carnosaur 1. Plus sérieusement, ne regardez pas ce film, et si vous décidez de le mater quand même, foncez juste après sur ses aînés : Cannibal Holocaust, Cannibal Ferox, Le dernier monde cannibale, Prisonnières de la vallée des dinosaures, et j’en passe.. À noter que même la B.O. est foirée, ils auraient pu au moins mettre de la funk digne d’un porno des 70’s avec Ron Jeremy, comme c’est le cas pour Cannibal Ferox (Sérieux, foncez sur cette B.O. elle déboîte). En somme, ce film s’apparente juste à un épisode des Anges De La Télé-Réalité en vacances dans les îles avec Bobby qui veut faire des concours de bites, et Sandy qui veut montrer ses nichons, mais avec des cannibales Lidl en plus, planqués dans le fond des plans.

Isabelle – THE PERFECTION réalisé par Richard Shepard

Mais qu’est ce qu’ils ont voulu faire avec The Perfection ? L’histoire nous présente deux violonistes, Charlotte et Lizzie (Logan Browning) toutes les deux entraînées par le même professeur glauque, Anton. Leur rencontre va déclencher un déluge d’évènements choquants et de plot twists improbables, jusqu’à une conclusion qui laisse perplexe. De tous les ressorts narratifs plus ou moins discutables utilisés, l’utilisation du viol comme créateur de choc est celui qui donne le plus envie d’arrêter le film et de passer à autre chose. A cela s’ajoute une cinématographie brouillonne et des jeux d’acteurs aléatoires (quand même à noter qu’Allison Williams a le potentiel de devenir une actrice fétiche du genre). Le film tente de réunir plusieurs sous genres et thèmes – le virus, l’obsession à la Black Swan, le rape and revenge – et on se retrouve au final avec une tambouille indigeste et bâclée. L’avantage, c’est que ça s’avale vite, l’inconvénient, c’est qu’à la fin on a la nausée.

venn – THE BLOB réalisé par Irvin S. Yeaworth Jr

The Blob a 61 ans cette année. Nous avons tous entendu parler du Blob, vu une scène sur les Internet ou une référence dans un film. Si ce n’est pas le cas, vous passez à côté de quelque chose de magique et vous devez absolument rattraper ce film. Tout en étant sérieux dans son sujet, le film raconte l’histoire d’une substance extraterrestre qui atterrit sur Terre. Celle-ci n’a pas d’yeux, ne parle pas, se déplace lentement et absorbe les êtres humains pour grossir encore et encore jusqu’à atteindre une taille démesurée. Pour combattre cette abominable substance, quoi de plus que de mettre Steve McQueen (Bullitt, La Grande Evasion) dans un de ses premiers grand rôle dans le cinéma. Courez. Non pas pour fuir The Blob mais pour le voir.

Conclusion
MAIS...QU'AVEZ VOUS FAIT À SOLANGE ?
CAT'S: LES TUEURS D'HOMMES
WELCOME TO THE JUNGLE
THE PERFECTION
THE BLOB
2
Note globale

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