[CRITIQUE] “The Invitation”, réalisé par Karyn Kusama

the invitation poster

Par une sombre nuit, Will est invité à un dîner chez son ex-femme et son nouveau mari. Au cours de la soirée, il s’aperçoit que ses hôtes ont d’inquiétantes intentions envers leurs invités

Après Jennifer’s body, la réalisatrice Karyn Kusama retourne dans le genre avec The Invitation, un thriller horrifique qui lui redonne ses lettres de noblesse après des débuts difficiles.

Will et Kira prennent la route direction la vallée d’Hollywood afin de participer à une soirée chez son ex-femme. Des retrouvailles destinées à effacer le lourd passé qui pèse sur les épaules de cette bande d’amis. Malheureusement pour eux, cette soirée est loin d’être aussi chaleureuse qu’elle en a l’air…

The Invitation fait partie du sous-genre « huis-clos », bien qu’il n’y en ait pas un officiellement. Et la réalisation d’un film de ce type requiert de la délicatesse et de la précision d’écriture. Il faut créer une tension constante, qui perdure jusqu’à un troisième acte virevoltant. C’est le cas avec ce film.

The-invitation

Bien que le scénario ait été écrit par un duo peu exceptionnel, Phil Hay et Matt Manfredi, à qui l’on doit Mise à l’épreuve, Le choc des Titans, R.I.P.D. Brigade fantômeThe Invitation bénéficie d’un scénario habile, aux retournements de situations particulièrement efficaces qui joueront avec les nerfs des spectateurs. Sous-entendus, gestes peu conventionnels, comportements étranges, le film tombe dans un huis-clos à l’ambiance faussement chaleureuse rappelant celle du film 10 Cloverfield Lane sorti la même année en France.

La réalisatrice Karyn Kusama utilise avec brio les moindres recoins du magnifique décor sublimé par des couleurs chaudes et étouffantes. Les personnages sont enfermés dans un labyrinthe psychologique et matériel. Le spectateur est plongé dans un décor particulièrement tordu.

Ajouté à un casting où tout le monde semble suspect, on retiendra le beau Logan Marshall-Green (vu dans Prometheus) et l’envoûtante Tammy Blanchard (Blue Jasmine) qui transpire la sensualité mais également des délires psychés joués avec audace.

Vrai/faux film de genre, The Invitation réussit une belle mécanique narrative, il arrive même à nous donner des frissons lors des dernières minutes du film.

The Invitation
4.5

Conclusion

Les erreurs du passé sont oubliées, Kusama revient avec brio dans un long-métrage tordu et psychologique. On attend son retour derrière “XX”, une anthologie horrifique réalisée exclusivement par des femmes. On a hâte !

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