[CRITIQUE] « The Human Centipede 3 (Final Sequence) », réalisé par Tom Six

The Human Centipede 3 poster

 

Bill Boss, directeur de la prison américaine connaissant le plus d’émeutes, de dépenses médicales et de changement de personnel, est incapable d’obtenir du respect de la part de ses détenus et du gouverneur de l’Etat, Hughes. Pour éviter son licenciement, son bras droit fidèle, Dwight, lui propose une idée brillante. Une idée basée sur les films The Human Centipede, qui va littéralement et figurativement rendre les détenus à genoux, en créant le châtiment ultime et dissuasif pour quiconque envisage de commettre un crime. N’ayant rien à perdre, il va créer un mille-pattes géant avec 500 détenus.

Il aura suffit de deux films à Tom Six pour imposer son style et son horreur au monde entier : The Human Centipede (First Sequence) et The Human Centipede 2 (Full Sequence). Aujourd’hui, il revient avec le troisième et dernier opus de sa trilogie horrifique : The Human Centipede 3 (Final Sequence). Alors que vaut ce film qui, selon Tom Six, ferrait “passer le 2 pour un film Disney” ?

Commençons par l’histoire. Soyons honnête, passé le génie d’avoir trouvé le concept de lier des personnes par leur bouche et leur anus, les films de Tom Six ont une structure classique du cinéma de genre : les deux jeunes filles et le savant fou dans le premier volume et le fan-copycat dans le deuxième. Ce troisième volet ne fait pas exception à la règle puisque l’idée de connecter les gens vient du visonnage des deux films précédents par un fan des films.  On retrouve donc le film dans le film. Passé le nombre de personnes qui seront connectés entre elles, le reste de l’histoire est un constant balancement entre le mauvais goût et la parodie de personnages typiquement américains. On obtient donc un adjoint petit et gros qui est un pervers puceau, un directeur de prison caricatural à souhait et la secrétaire bimbo. On notera que le directeur est un sosie de Tom Six puisque comme lui, il porte un chapeau de cow-boy et des lunettes de soleil. L’histoire ne propose donc rien de nouveau et des personnages à la limite du mauvais goût ou de la parodie. Sans déflorer les différentes scènes, dites-vous juste qu’on est dans une prison américaine et qu’on voit  des scènes connues passées au hachoir de Tom Six mais même cela ne peut relancer une intrigue aussi vide. Il est à noter cependant que la structure narrative est à l’envers des précédentes et c’est peut-être cela la réelle surprise de ce film.

La réalisation peut-elle sauver le film ? La réponse est malheureusement non. Tout est classique et déjà vue dans les volets précédents. On ne remarque aucune tentative de changement, de mise en abîme ou autre. Tom Six se contente de recopier ce qui a fait le succès des deux précédents volumes :  des filtres dégeux, du vulgaire, du mauvais goût, du trash et forcément du gore, beaucoup de gore. Nous n’évoqueront pas les montages de sexe qui contiennent ce qui se fait de plus cliché dans le X actuel. Dans ce volume, le mille-pattes devient géant et énorme. Cela constitue le tour de force du film mais l’ensemble arrive trop tardivement pour espérer captiver le spectateur. Le moins qu’on puisse dire, c’est que le fan de torture en auront pour leur compte lors d’une scène particulièrement longue et dégueulasse. La musique apparaît par moment mais ne renforce ou ne diminue pas ce qu’on voit à l’écran, elle est juste là (on notera le clin d’oeil avec le gouverneur).

Le casting peut-il encore épargner le naufrage à ce film ?. On retrouve avec plaisir Dieter Laser qui incarnait le méchant du premier opus. Il joue à nouveau la carte du fou furieux seulement il est trop dans la caricature et passe son temps de jeu à hurler. Si au départ, son personnage est plutôt fun, il ne faut que 15 minutes pour avoir envie de lui coudre sa propre bouche sur son anus. Ses acolytes ne seront d’aucune aide puisqu’au-delà de la caricature dans l’écriture, leur jeu est tout simplement mauvais. Même Laurence R. Harvey, pourtant si bon dans le second film, parait fade et ennuyeux.

TheHuman Centipede 3 (Final Sequence)
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Conclusion

Fan des deux premiers opus, passez votre chemin ! Tom Six insulte sa propre saga dans une débauche parodique de cris, de sexe et de gore.

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