[CRITIQUE] “Mister Babadook”, réalisé par Jennifer Kent

Mister Babadook affiche fr

L’histoire se déroule six ans après la mort du mari d’Amelia le jour de la naissance de leur fils Samuel. Elle l’a donc élevé seule et cela se fait ressentir dans leur relation qu’elle a du mal à gérer. De plus, le jeune garçon fait souvent des cauchemars et la découverte du livre au sujet d’un croque-mitaine nommé Babadook aggrave la situation car Samuel est sûr qu’il est réel.

Le sujet n’est pas inconnu de la réalisatrice Australienne Jennifer Kent car le film est une adaptation du court-métrage Monster qu’elle a elle-même écrit et réalisé en 2005. Neuf ans après et 90 minutes plus tard, Mister Babadook essaie de se faire une place dans le genre en étant diffusé à l’heure actuelle uniquement dans des festivals (une sortie nationale en Australie aura lieu fin mai).

Et pour un premier long-métrage, la réalisatrice s’en sort avec brio. Alors soit, le thème et le développement ne sont pas complètement originaux et une impression de déjà vu se fait ressentir dans le scénario, mais la réalisation est très belle et va à l’essentiel sans se perdre. Les transitions des nuits/jours sont intelligemment faites et cela reflète bien le potentiel de Jennifer Kent.

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Malheureusement, le film fait peu peur. Il n’y pas vraiment de tentative de faire sursauter le spectateur mais celui-ci sera malgré tout bien accroché à son fauteuil. Au lieu de montrer le monstre qui poursuit sa victime partout, le film tend plutôt vers l’approche psychologique de la peur. Et c’est dans cette partie qu’excelle les deux acteurs principaux Essie Davis, la mère, et Noah Wiseman, le jeune garçon.

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