St. Agatha de Darren Lynn Bousman – Critique

Dans les années 1950, dans une petite ville de Géorgie, une jeune femme enceinte nommée Agatha cherche refuge dans un couvent. Ce qui semble être l’endroit idéal pour avoir un enfant se change en une nappe sombre où le silence est forcé, les secrets les plus horribles sont cachés, et chaque once de volonté d’Agatha est testée tandis quelle prend conscience de l’infâme réalité du couvent et des gens qui se cachent dans ses couloirs.

Darren Lynn Bousman est connu du public français avec les volets II, III et IV de la franchise Saw. Bien qu’il ait réalisé plus d’une dizaine de films depuis ses débuts, ses oeuvres sortent toutes par la case direct-to-DVD ou sont tout simplement boudées par les éditeurs français. Pourtant, Darren Lynn Bousman est un réalisateur de talent. Il n’hésite pas à créer de véritables univers (Repo! The Genetic Opera) et il réussit même à faire un bon remake du film Mother’s Day. Bousman est de retour avec St. Agatha, un film qui sort… directement en vidéo en France.

St. Agatha relate l’histoire d’une jeune femme enceinte qui se rend dans un couvent pour y trouver l’hospitalité. Mais elle découvrira que l’horreur se cache entre les murs de ce bâtiment. Darren Lynn Bousman, réalisateur polymorphe, n’était pas encore entré dans le cercle de la nonne-exploitation. Moins gore que le reste de sa filmographie, le film mise davantage sur la psychologie et les performances des acteurs pour faire passer l’horreur. Avec un faible budget, il arrive cependant à créer des scènes de tension efficaces.

Incarnée par Carolyn Hennesy, la Mère Supérieure est la nonne la plus glaciale qu’on ait connue. Aussi coupante qu’une feuille de papier, Hennesy vole la vedette à tous les acteurs qui se trouvent à côté d’elle. Cela ne veut pas dire que les autres acteurs sont mauvais. La performance d’Hennesy est principalement due à la performance de Sabrina Kern (Mary), jouée avec un mélange parfait de vulnérabilité et de détermination, elle est soumise à l’enfer absolu de la Mère Supérieure, mais ne se laisse pas faire pour autant.

Mais tout n’est pas parfait au royaume des mauvaises soeurs. Alors que le duo principal fait son petit effet, la distribution secondaire manque totalement de profondeur. Les incessants flashbacks sur la vie de Marie avant le couvent laissent à désirer. Et comme le manque de budget se fait sentir, les effets spéciaux ne sont pas tous bien réussis.

2
Note du film
Conclusion
St. Agatha ne va pas aussi loin qu'il aurait pu aller. Mais grâce à la réalisation de Darren Lynn Bousman et à ses performances, St. Agatha est un petit direct-to-DVD qui n'est pas à bouder.

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