[CRITIQUE SÉRIES] « American Horror Story : Roanoke » – Chapter 6 (6×06)

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Grosses révélations, gros retournements de situation et gros cochons.

Après cinq épisodes de pure folie mélangeant cochons, créatures des bois et peuples massacrés/massacreurs, Ryan Murphy avait promis le plus gros twist dans l’histoire d’American Horror Story pour ce sixième épisode. Peut-il pousser la folie encore plus loin ? Réponse avec ce sixième épisode.

Avant de commencer l’épisode, il est temps de faire un petit point sur les épisodes diffusées jusqu’alors. En effet, chaque épisode renvoyait à un contenu de la saison chiffrée. Le premier épisode contenait ainsi un clin d’œil à American Horror Story : Murder House, le deuxième à American Horror Story : Asylum et ainsi de suite. Ce sixième épisode marque donc un tournant dans la saison puisqu’il est en roues libres. Totalement. Dernier élément à savoir, le personnage de Lady GaGa a un lien avec American Horror Story : Coven. La rumeur courrait, Ryan Murphy l’a confirmé et on devrait en voir plus d’ici à la fin de la saison.

Maintenant, l’épisode 6. Le twist est révélé au bout de 14 secondes. Un panneau. Trois lignes. Il a suffit de ce peu d’éléments à Ryan Murphy et ses équipes de scénaristes pour retourner la saison. Le spectateur retourne à Roanoke à quelques jours de la Blood Moon mais il n’y va pas seul. Différents personnages l’accompagneront dans ce retour en Enfer ou plutôt dans ces “Trois Jours En Enfer“.

L’occasion est donnée de voir le personnage de Cheyenne Jackson en chair et en os. On l’entendait, on ne le voyait pas. Désormais, on sait qu’il n’était pas le réalisateur du docu-fiction “My Roanoke Nightmare” mais le réalisateur/producteur et scénariste du show. En gros, il est le Ryan Murphy du show. On assiste alors à une mise en abîme d’American Horror Story avec la promotion et les techniques utilisées pour vendre un show. L’équipe tire sur leur propre fonctionnement et cela est assez jouissif. On rencontre des acteurs sans leur maquillage comme Kathy Bates qui apparaît sans artifices pour la première fois dans American Horror Story. Son rôle d’Agnes la rapproche comme jamais de celui qui lui a valu un Oscar pour Misery.

Mais American Horror Story reste American Horror Story. Des éléments viennent briser la mécanique. Forcément, ce sont des cochons qui vont tout casser. Des fœtus de cochons grillés très exactement. Mais ce n’est pas le cœur de l’épisode. Si les premiers épisodes instauraient une ambiance d’horreur avec esprits, fantômes et réussissaient le tour de force de faire oublier que les personnages de Kathy Bates, de Sarah Paulson, de Cuba Gooding Jr et cie étaient des acteurs. Là, le point est de retirer l’horreur de l’épisode pour montrer les backgrounds du show. Cependant, dans une pure lignée de film d’horreur décrivant l’horreur, des événements vont venir perturber la préparation puis le tournage du sequel.

Dans cet épisode, réalisé par Angela Bassett, tout est tourné en caméra de télévision ou via des smartphones, ce qui contribue à renforcer le sentiment qu’on découvre un élément interdit, caché. Tout est fait pour captiver le spectateur sans horreur et mystère mais juste par une écriture et une réalisation parfaite. La critique de la télé-réalité est à peine voilée et est assez drôle à suivre. On appréciera le mini-twist à la trentième minute qui devrait finir de convaincre les plus sceptiques.

Pendant cinq épisodes, American Horror Story a réussi à faire sa meilleure saison basée sur de l’horreur, maintenant, elle va tenter de finir sa meilleure saison en jouant sur le plus gros twist de son histoire.

5

Conclusion

Un épisode purement génial et diabolique comme seul American Horror Story peut en produire. Il reste 4 épisodes et la tension est à son comble.

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