[CRITIQUE SÉRIES] « American Horror Story: Hotel » – Be Our Guest (5×12)

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L’Hotel Cortez ouvre une dernière fois ses portes pour une équipe de chasseurs de fantômes mais tout ne va pas se passer comme prévu…

Ce mercredi 13 janvier 2016, FX a diffusé le douzième et dernier épisode d’American Horror Story: Hotel. Si la saison était inégale, comme souvent dans American Horror Story, elle a su redresser la barre et maintenir un excellent cap jusqu’au bout. Mais jusqu’à quels points a-t-elle été excellente ? Réponse dans notre ultime critique.

American Horror Story: Hotel avait la lourde tâche de compenser le départ de Jessica Lange et le choix s’est porté sur Lady GaGa bien lui en a pris puisqu’elle a remporté le prestigieux Golden Globe de la meilleure actrice dans une mini-série – qui a donc fait ses vrais premiers pas d’actrice. Lors du final de la saison 4, Jessica Lange s’était offert un chant du cygne sur une bouleversante reprise du titre Heroes de David Bowie. Le Cortez se devait donc de faire jeu égal si ce n’est mieux. Et c’est le cas.

Rassurez-vous, Lady GaGa ne pousse pas la chansonnette mais pour la première fois dans l’histoire de la série, le spectateur et les personnages ont droit à un happy end. Un happy end sur fond de mort mais un moment joyeux quand même. La mort a toujours été au-coeur de la saison puisque toute personne morte sur le terrain de l’hôtel revenait à la vie ad vitam aeternam. Mais au-cours des 48 minutes de ce final, on assiste à la mort de différents personnages mais tout est écrit et filmé de manière à ce que cela nous rende joyeux ou même heureux pour eux. Les couples sont réunis, les familles complètes et les amitiés renforcées. Tous sont heureux et le spectateur aussi.

Le coeur de l’épisode est le personnage de Liz Taylor, incarné par Denis O’Hare. L’acteur a su transcender la storyline de ce personnage pour le rendre tour à tour flamboyant et fragile, fort mais faible. On a découvert au fur et à mesure de la saison son passé et sa douleur d’avoir dû fuir son fils. Liz Taylor se retrouve avec Iris (Kathy Bates) à diriger le Cortez avec la volonté de le transformer en 5 étoiles. Elles vont donc négocier avec les fantômes et cela va permettre de conclure deux autres storylines laissées en suspens : celle de Sally et celle de Will Drake. Leur évolution a été dure et inégale au-cours de la saison mais ce sont deux personnages en manque d’amour et de reconnaissance qui essayent de s’en sortir comme ils le peuvent. L’évolution de l’épisode prouve que la gentillesse et l’amitié auraient pu éviter bien des conflits.

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La Comtesse ayant été supprimée lors de l’épisode précédent, elle n’est que fantôme parmi les fantômes. Lady GaGa s’est vraiment investie dans son rôle et n’a pas volé sa victoire du week-end dernier même si elle a un background d’actrice proche du néant. Elle s’est jetée toute entière dans la série en donnant de sa personne et en jouant sur différents registres allant de la bitch froide et manipulatrice à la mère inquiète et meurtrie. Mais elle assoie définitivement son personnage lors d’une scène particulièrement forte avec Liz Taylor où l’authenticité est palpable. Elle n’a pas dépassé Jessica Lange mais sa présence a rendu le départ de celle-ci supportable. Elle a été grandement aidé par les personnages de Denis O’Hare et Evan Peters qui lui ont permis de briller.

Ce qui fut agréable avec cette saison – et c’est encore le cas dans cet épisode – c’est que tout est lié. On retrouve la thématique des fantômes présentes dans American Horror Story: Murder House et le lien est renforcé par la présence de l’agent immobilier de la saison 1 ainsi que le passage éclair de la maison itself en flashback. La connection a atteint son paroxysme dans cet ultime épisode avec le retour de Sarah Paulson qui reprend son rôle de la première saison : Billie la médium. Celle-ci joue un rôle clé dans ce final. La connection s’est étendue à la saison 3, American Horror Story: Coven, avec la présence en guest de Gabourney Sidibé qui renfile les tenues de Queenie. American Horror Story a encore une fois servie une saison bourrée de clins d’oeil, de références et d’hommages.

Mais American Horror Story: Hotel reste une série de Ryan Murphy et Brad Falchuk et elle possède des défauts. Le principal étant l’arc autour de John Lowe. Il était peu crédible en flic, mais aussi en tueur en série et encore moins en père de famille. Depuis la révélation de sa véritable nature, je dois confesser que je me moque complètement de lui et de ses problèmes. La première partie de saison a eu du mal à démarrer mais passé le double-épisode sur le passé de la Comtesse, la série a trouvé son rythme et l’a maintenu til the end. La réalisation fut particulièrement bonne en alternant les filtres, les effets et les mouvements selon la scène. On était loin de la réalisation clinique et froide de la saison 4.

Après une saison 4 plutôt ratée – sorry Jessica Lange -, American Horror Story a su redresser la tête et embrasser à nouveau ce qui a fait le charme de ses débuts : de la violence, de la romance, du gore, des scènes bad-ass et surtout de l’horreur. On ne peut qu’être impatient de voir ce que les scénaristes nous ont prévu pour la saison 6 mais promis on vous en reparle très vite…

American Horror Story: Hotel -Be Our Guest (5x12)
5

Conclusion

Un épisode final tout en classe et finesse, bourré d’émotion et peut-être le plus optimiste depuis Murder House.

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