[CRITIQUE] Resident Evil 7, le jeu-vidéo

Le jeu se situe en juillet 2017, approximativement 4 ans après les événements de Resident Evil 6 dans la ville fictive de Dulvey en Louisiane au sud des Etats-Unis. Il présente un nouveau personnage nommé Ethan Winters, une personne qui dispose de beaucoup moins de possibilités de combat que les protagonistes des opus précédents. Ethan recherche sa femme disparue Mia, ce qui l’emmène vers une plantation abandonnée, la maison de la famille Baker.

24 janvier 2017 – 07h38

Journée spéciale qu’est ce 24 janvier de l’année 2017. Capcom sort les chevaux et dans le même temps la grosse artillerie dans tous les bons drugstores du coin. J’ai nommé Resident Evil 7, tous les joyeux amateurs de survival en tout genre sont aux anges ou plutôt, se préparent à embrasser l’enfer de leurs mains de joueurs en quête de frisson et pour l’occasion, votre reporter qui se trouve derrière son clavier, va voyager jusqu’en Louisiane et plus particulièrement à Dulvey, charmante ville du Sud des Etats-Unis, pour aller au plus proche de l’action et une nouvelle fois, 20 ans après le premier opus, prendre note pour au mieux, vous retranscrire les sensations que procure ce Resident Evil 7. Chaque seconde, chaque minute, vous n’aurez que mon regard comme guide. Je me nomme Cédric et bienvenue dans mon voyage.

24 janvier 2017 – 14h19

Je me rends compte en tapant l’heure que j’ai pris bien plus de temps, foutue info de dernière minute…  Voilà qu’un informateur vient me voir pour me parler et plus particulièrement de l’endroit pour lequel je suis partant, coïncidence ? Surement… Toujours est-il qu’il m’apprend que beaucoup de personnes ont disparu ces dernières années et il s’attarde. Néanmoins, un nom me reste, Ethan Winters. Apparemment, le gaillard se serait rendu au même endroit que moi, Dulvey, pour retrouver sa petite amie, une certaine Mia. Alors que je ne voulais que me rendre dans la ville, ne faire que mon petit reportage, voilà qu’il me parle d’une plantation abandonnée, d’un endroit lugubre. Il sait à mon regard que je suis intéressé par l’endroit et pourtant il me pousse à jurer sur je ne sais plus quelle personne de ne pas y aller, il savait que j’allais mentir, le tromper. J’ai menti et pour le coup, il ne s’est pas trompé.

29 janvier 2017 – 04h48

Mais qu’est ce que je suis venu faire dans ce trou paumé au milieu de nulle part, même le trou du cul du monde est plus facilement repérable ! Depuis mon arrivé tout c’est chamboulé, j’aurai du faire demi tour à la vue des animaux accrochés ici et là, bordel, je n’ai même pas reconnu ce que s’étaient ! La curiosité, non, la stupidité, m’aura fait faire le contraire et voilà que je me suis retrouvé coincé dans cette baraque pourrie. Complètement enfermé, les jeux d’ombres qui se jouent du soleil me font sursauter au moindre mouvement, les monticules de débris, d’animaux morts, de choses indescriptibles me foutent l’angoisse, me fracassent mentalement et me font demander si je ne suis pas tomber dans la démence. J’aurai pu y croire mais il y a un fait qui ne peut être que vrai, la famille Baker. Comment vous la décrire, comment m’expliquer sans me tromper. Totalement démente, elle n’a, depuis mon arrivé, jamais arrêté de me pourchasser, de me traquer telle une bête blessée et de me tourmenter. Le seul moment de répits est ici pour vous, pour ces quelques lignes. Comme pour continuer à n’abuser que de ma santé mentale, j’ai l’impression d’être épié en continu et vient à me rappeler La Colline à des Yeux, d’ailleurs, pour faire dans la référence, si j’avais été au Texas et non en Louisiane, la famille Baker n’aurait rien à envier à celle de Massacre à la Tronçonneuse… Je deviens fou et sortir va demander beaucoup de force, et de jugeote…

31 janvier 2017 – 17h00

Voilà deux jours que je n’ai pas pris le temps de me poser et de voir où j’en suis. Le manque de sommeil à force de vouloir résoudre les énigmes en plus d’échapper à mes tortionnaires me poussent dans mes retranchements et pour ne rien cacher, je tremble… Il y a quand même un bon point qui vient en contrebalancer un mauvais, j’ai trouvé de l’aide, une certaine Zoé qui communique avec moi par téléphone. Pourtant elle fait aussi partie de cette famille de dégénérés, est-ce encore une ruse pour me faire perdre la raison ? Je n’en sais rien, je m’en fous, j’ai aussi fait connaissance de son frère, Lucas, et clairement, c’est certainement le plus tordu de tous. Bercé trop près de Saw, il en a gardé des séquelles, nous faisant jouer à des jeux sadiques, sale taré ! Et puis y a cette vieille, dans sa chaise roulante. Je ne sais comment, mais malgré qu’elle ne soit jamais poussée, jamais en mouvement elle va d’une pièce à l’autre, se trouvant derrière une porte sans aucune annonce au préalable… Je deviens fou, c’est sûr maintenant, dans ma tête raisonne une musique qui suit mes pas, dans le calme quand je suis tranquillement entrain de monter mon investigation et dans la tourmente quand ces fous sont à mes trousses. Si ma vie n’avait pas été en jeu, je l’aurai trouvé admirablement composé, parfaitement imbriqué à ce que je vis, malheureusement, je n’ai que l’impression que cette symphonie n’est qu’une ode à ma folie…

05 février 2017 – 10h58

J’aurai finalement réussi à me sortir de tout cela, enfin de tout cela… De cette baraque pourrie mais voilà que je me retrouve bloqué dans ce bateau sans âme, sans vie. Si la peur m’a accompagné durant mon périple, ici je déambule comme un zombie, sans but si ce n’est en finir au plus vite. Je désespère de me réfugier chez moi, de dormir, d’enfin revivre comme avant. Toujours est-il que si j’étais à bout de souffle au début, ici je sifflote et commence à me demander, mis à part la peur que j’ai pu ressentir, en quoi cette enquête aura un rapport avec Resident Evil… Peut-être les documents à la va vite et sans réel vraie révélation… Je raccroche, je veux en finir, en espérant que ma prochaine lettre sera la dernière…

06 février 2017 – 18h16

Voici la dernière fois que je vais correspondre avec vous. J’ai enfin fini mon voyage, mon périple. Malheureusement celui-ci se montrera décevant sur la fin… Encore une fois j’aurai du en finir avec un des membres de la famille Baker mais j’ai eu cette étrange impression que tout était écrit, et que je ne pouvais perdre, faisant envoler toute la peur que j’ai connu durant, disons, les deux premiers tiers de ma croisière sur le Bayou. Néanmoins, tout cela aura eu le mérite de mettre en évidence les tenants et aboutissants de cette affaire et surtout du mal qui rongeait la famille Baker.

Tout cela pour dire que je viens de relire mon journal de bord et que j’espère que vous avez ressenti ce que j’ai vécu, une aventure forte, parsemé, miné de folie poussant notre esprit dans ces derniers retranchements. Il n’y aura que ce dernier tiers, cette dernière escale qui aura un goût d’inachevé, de va vite mais franchement, je vais vous demander une chose, promettez moi, sur la personne qui vous va, que jamais, jamais vous n’irez vous aventurer dans cette aventure qui s’appelle Resident Evil 7.

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Résumé

Avec Resident Evil 7, Capcom signe un grand jeu et enfin le retour de la saga dans un jeu bien plus orienté horreur qu’action pour notre plus grand plaisir. Malheureusement, le jeu n’est pas exempt de défaut et si les deux premiers tiers sont une réussite le dernier lui ne consistera qu’à avancer bêtement et dézinguer en continu. Le boss final lui n’ajoutera qu’à la déception. Néanmoins, ne boudons pas notre plaisir, vous retrouverez avec ce 7ème volet de la saga une aventure que vous n’êtes pas prêt d’oublier !

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