[CRITIQUE] “Jessabelle”, réalisé par Kevin Greutert

Jessabelle affiche

Victime d’un terrible accident, Jessabelle est de retour dans la maison de son enfance, une demeure isolée dans les bayous de Louisiane. Son père y vit seul depuis le décès de sa mère survenue peu après sa naissance. La jeune femme ne tarde pas à découvrir un mystérieux enregistrement vidéo que sa mère lui a laissé en héritage. Sa découverte et le secret qu’il contient vont provoquer l’ire d’un esprit tourmenté que rien ne semble pouvoir arrêter.

Attaché à la franchise Saw depuis le tout début en tant que monteur (Saw I à V), puis en tant que réalisateur des deux derniers volets, Kevin Greutert a réussi à changer de casquette tout en gardant sa créativité qui a fait de lui le « petit jeune » à suivre. Personnellement, Saw VI fait partie des suites les plus réussies de la franchise grâce à sa mise en scène soignée et oppressante. Mais que vaut-il derrière une création originale ? Qui plus est produite par le célèbre Jason Blum, celui derrière la plupart des films de genre d’aujourd’hui ?

Film d’épouvante à petit budget, Jessabelle débute comme un long-métrage traditionnel. Un couple, l’annonce d’un futur meilleur puis un méchant retour à la réalité. Pour une scène d’ouverture, Kévin Greutert commence fort en utilisant son savoir-faire de monteur pour nous concocter une scène surprenante grâce à un montage très efficace. Malheureusement, le tout pourrit très rapidement…

Bien qu’il réussi à garder son empreinte avec une photographie particulièrement soignée, notamment grâce à l’utilisation ingénieuse des sources de lumières naturelles et artificielles, Kevin Greutert vend son âme au diable en travaillant pour celui qui rend le genre de plus en plus javellisé : Blum House… Jump scares à répétition, personnages creux et acteurs qui pédalent dans une histoire alambiquée, Jessabelle sent le réchauffé et devient une torture psychologique pour son spectateur.

Jessabelle
1.5

Conclusion

Le film possède toute de même une bande-originale de qualité et quelques effets grinçants, mais il perd son pari d’effrayer son public avec un budget minime. Jessabelle fait partie de la recette phare des films d’horreur d’aujourd’hui : beaucoup de sauces, pas assez de viandes ; On englouti, mais on a encore faim.

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