[CRITIQUE] « I, Frankenstein », réalisé par Stuart Beattie

I, Frankenstein

Adam, la créature de Frankenstein, a survécu jusqu’à aujourd’hui, grâce à une anomalie génétique survenue lors de sa création. Son chemin l’a mené jusqu’à une métropole gothique et crépusculaire, où il se retrouve pris par une guerre séculaire sans merci entre deux clans d’immortels. Adam va être obligé de prendre parti et de s’engager dans un combat aux proportions épiques.

C’est Aaron Eckhart, le Double-Face de The Dark Knight qui s’est vu confier le rôle du monstre parés de cicatrices. Adapté du comic book homonyme par Stuart Beattie (scénariste du premier Pirates des Caraïbes), le film met la créature de Frankenstein aux prises entre deux clans d’immortels qui s’affrontent. Cette nouvelle lutte gothique entre le Bien et le Mal, par les producteurs d’Underworld, débarquera dans les salles obscures dès mercredi prochain.

Oubliez tout ce que vous pensiez savoir sur la créature… I, Frankenstein renouvelle en profondeur le mythe de la créature inventée par Mary Shelley et il aurait mieux pas valu. Alors oui me direz-vous, le film est basé sur un comic-book, et c’est bien ça qui a servi de base au film, mais à l’écran ça ne fonctionne pas. I, Frankenstein aurait dû s’en tenir au format papier, la pellicule le dénature. Le nom Frankeinstein étant un produit d’appel, un de plus qui cherche une valeur ajoutée, il est évident qu’ils ne cherchent qu’à vendre une histoire sur un nom. Il est d’ailleurs l’un des rares à ne pas avoir encore été surexploité, alors autant se dépêcher d’acheter la licence pour en faire quelque chose qui n’a rien à voir avec l’œuvre d’origine. Les deux chasseurs de sorcières, Hansel & Gretel, vous avez parfaitement le droit de vous sentir viser, ceci est une attaque qui vous était destinée.

I, Frankenstein

Vous connaissez bien entendu tous l’histoire tragique du docteur Frankenstein. Ce dernier voulait, en rassemblant des morceaux de corps créer un être parfait. Évidemment tout le monde sait que le résultat fut un monstre difforme, mais Stuart Beattie ne semble pas l’avoir bien compris. Là où je veux en venir c’est que I, Frankenstein mélange différents monstres et créatures du cinéma, histoire de combler les attentes du plus grand nombre sans toutefois y parvenir, et bien entendu le produit de cette malencontreuse expérience n’est autre qu’un échec cuisant. Ce qui est plutôt ironique dans un sens.

I, Frankenstein

On sent un coté Van Helsing, et l’ambiance des Underworld est perceptible aussi. On est donc assez éloigné de l’image qu’on se fait de la créature, dans cette adaptation, Frankenstein n’est pas du tout l’être monstrueux et effrayant qui ne savait à peine parler. Non ici, il est adepte du stick fighting, cet art martial à base de bâtons. Il est également question d’une race de gargouilles vivantes dans une nécropole futuriste et de démons tout droit sortis d’un épisode de Charmed. Il ne manquait plus que le Bossu de Notre-Dame pour sonner les cloches de la cathédrale, après tout on est plus à ça près. L’histoire est enfoncée dans un ramassis innommable, dont au final on ne retient rien. L’interprétation au rabais n’arrange rien aux choses. Aaron Eckhart tente désespérément de relever le niveau de ce film qui ne tient qu’à grand renfort d’effets spéciaux. Et une chose est sûre c’est que I, Frankenstein ne sera pas nommé dans la catégorie Meilleurs Effets Visuels à la cérémonie des Oscars l’année prochaine, on a connu mieux mais on a aussi vu bien pire. Je cherche toujours à comprendre comment Aaron Eckhart s’est retrouvé fourré là-dedans, lui qui était destiné à de grands rôles et de prestigieuses récompenses après son impeccable et remarquable prestation dans The Dark Knight. Je ne vois que deux options, soit il prend du plaisir à se retrouver défiguré, ou soit son agent lui veut du mal. Sont également présents au casting, Davy Jones (Bill Nighy), Eowyn (Miranda Otto) et le fils de John McClane (Jai Courtney), qui  eux non plus ne semble pas croire au potentiel de I, Frankenstein. Et ce n’est véritablement pas avec ce film qu’Yvonne Strahovski va percer sur grand écran.

I, Frankenstein

À peine le film commence et le titre s’affiche sur l’écran, que c’est mal parti. I, Frankenstein ne provoque ni excitation, pire encore, il irrite parfois tellement il est mauvais. 93 minutes c’est bien suffisant, et c’est le gros point positif que je retiens. On attendra l’adaptation de la nouvelle version du mythe portée par Daniel Radcliffe et James McAvoy, qui pourra difficilement faire pire.

 

I, Frankenstein
1.5

Conclusion

À peine le film commence et le titre s’affiche sur l’écran, que c’est mal parti. I, Frankenstein ne provoque ni excitation, pire encore, il irrite parfois tellement il est mauvais. 93 minutes c’est bien suffisant, et c’est le gros point positif que je retiens. On attendra l’adaptation de la nouvelle version du mythe portée par Daniel Radcliffe et James McAvoy, qui pourra difficilement faire pire.

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