Escape Game de Adam Robitel – Critique

Six personnes sont invitées pour participer à un Escape Game avec 10 000 dollars à la clé pour le gagnant, mais la partie va s’avérer mortelle pour les joueurs.

Réalisateur du dernier Insidious et du très bon found-footage L’Étrange cas Déborah Logan, Adam Robitel revient cette année avec Escape Game, un huit clos/slasher sur un escape game (no shit Sherlock) dont la suite est déjà en préparation. L’adaptation de ce concept à l’écran a beau être une petite nouveauté (il existe aussi Escape Room, sorti en 2017), l’idée même d’un groupe de jeunes qui vont passer chacun leur tour sous la main de la grande faucheuse ne promettait rien qui ne soit pas déjà vu. A priori, on s’attendrait à une pale copie de Saw (avec un petit côté Exam de Stuart Hazeldine) mais le film s’en détache vite, privilégiant l’énigme et le suspense au torture porn pur et dur.

Le film commence par un flash foward de ce qui semble être le dernier joueur dans la dernière pièce du jeu. Ben de son petit nom, n’a apparemment rien appris des péripéties précédentes et ne trouve rien de plus intelligent à faire que de bouger directement n’importe quelle manette, car c’est plus sympathique de réfléchir quand on se fait écraser par des murs (c’est à se demander comment il a fait pour être le meilleur de tous). Alors quand dès la première minute on a droit à une débilité scénaristique, c’est généralement mauvais signe pour la suite.

Que ce soit le vendeur d’assurance supra sûr de lui, la timide qui sort des formules de maths incompréhensibles, le geek puceau… Escape Game continue de s’enfoncer toujours un peu plus avec ses personnages tous plus clichés les uns que les autres. On a cette sensation d’être devant film prétentieux, beaucoup de répliques tombent à l’eau au pire moment, parfois parce que les protagonistes se la jouent Captain Obvious, d’autres fois parce que les situations semblent incohérentes (ne serait-ce que le premier niveau de l’escape game).

Et pourtant, malgré ce début chaotique et ces quelques faiblesses d’écriture, plus on avance dans l’intrigue plus Escape Game ressuscite l’intérêt, un peu comme si dans Scary Movie 2, Hanson le concierge avait finalement réussi à rattraper Dwight avec sa main forte. On est vite intéressé par la dynamique entre les personnages, alors qu’ils ne se connaissent pas ils s’entraident et s’encouragent sans que ce soit à contrecœur. Les stéréotypes s’effacent (presque) pour les humaniser un peu plus. Les mises à mort n’ont rien d’extravagantes comparées aux pièges et aux énigmes inventives qui nous rappellent la bonne époque de Saw et Destination Finale (la pièce de la scène post-générique est un excellent teaser). Enfin comme on pouvait s’en douter, tout ça n’est qu’un complot twist, le genre qui n’arrive même plus à énerver tant c’est une conclusion prévisible.

3
Note du film
Conclusion
Très inégal mais divertissant, on se demande l'intérêt d'une suite bien que le teasing soit prometteur.

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