[CRITIQUE DE LA REDAC] “Pyramide”, réalisé par Grégory Levasseur

Pyramide

En Égypte, en plein désert, des archéologues découvrent une pyramide unique en son genre. En y pénétrant, ils vont affronter bien plus qu’une malédiction. Ils sont piégés au cœur d’un labyrinthe, et quelque chose les traque…

Un film produit et validé par Alexandre Aja, réalisé par son ami Grégory Levasseur, forcément nous l’attendions avec une certaine impatience. Voir les deux compères échanger leurs rôles respectifs le temps d’un film suffisait d’ailleurs à attiser notre curiosité. Pour l’occasion, deux membres de la rédaction vous proposent leur avis dans une Critique de la Rédac !

AYMERIC – Je n’aime pas

Plus que de voir Grégory Levasseur passer derrière la caméra, ce qui faisait de Pyramide un projet alléchant sur le papier, c’est le cadre choisi par le scénario. Faire un film d’horreur dans un lieu très restreint, mais au potentiel quasi illimité, annonçait une belle boucherie horrifique dont on aurait été ravis de se repaître. Seulement, dès les premières minutes, Levasseur accumule tout ce qu’il ne faut pas faire: Utilisation incohérente du found-footage avec une multitude de caméras et de points de vue, et une caractérisation laborieuse de personnages stéréotypés et crétins (on frôle presque le sexisme, la misogynie, et le racisme, tout ça en quelques minutes). Puis quand le film démarre enfin, tout part (encore plus) en vrille. Levasseur ne prend jamais le temps de réfléchir avec ce qu’il doit faire de sa caméra, à tel point que, techniquement, le film est un bordel monstre qui navigue sans la moindre cohérence de raccords entre found-footage et cinéma traditionnel.

Forcément, lorsqu’on ne sait pas la mettre en scène, l’horreur devient vite inoffensive, tout comme le cadre dans lequel elle prend racine. Les effets spéciaux sont à la ramasse, les scènes chocs sont peu inspirées et souvent ridicules, la pyramide est sous-exploitée, et la seule réelle menace qui vient pointer le bout de son nez, c’est l’ennui ressuscité par le nombre incalculables de clichés condensés par le scénario, d’une crétinerie anubyssale (attention, jeu de mots !). La sentence est claire: Toi la purge de l’année, ce tombeau sera ton tombeau.

VALENTIN – Je n’aime pas

Dernière production d’Alexandre Aja, Pyramide souffre de n’être qu’un énième film de genre surfant sur la claustrophobie et la peur tout en ayant un twist final finalement quelconque.On ne propose rien de nouveau aux téléspectateurs; pire, on a l’impression de revoir les films du début des années 2000 (les Blair Witch et compagnie). Si on peut relever une volonté chez le réalisateur Grégory Levasseur de jouer avec les codes classiques comme la relation père/fille, ou le comportement de cette même fille (loin des clichés habituels), l’ensemble manque de punch pour réellement être agréable. Les interactions sont plates et fades.

Si le scénario peut sauver (un peu) les meubles, le gros problème du film est sa réalisation. Levasseur devrait être interdit de caméra. Les effets spéciaux sont dégueulasses et les différentes scènes s’enchaînent sans grande logique et avec un nombre de clichés impressionnants. Il faudra enfin expliquer à Levasseur le principe du found-footage, puisque ici cet assassin de la caméra tourne avec une multitude de caméras, de filtres et de qualités d’images. Au final, on ressort de la salle avec l’impression d’avoir été momifié pendant 88 minutes.

Pyramide
  • Aymeric
  • Valentin

CONCLUSION

AYMERIC: Grégory Levasseur n’est malheureusement pas un réalisateur, et ce film en est la preuve indéniable. Tout le potentiel du projet est gâché par un cruel manque de savoir faire. L’horreur est inexistante, le plaisir de visionnage également. Une purge.

VALENTIN: Michael Bay avait détruit l’Egypte avec Transformers 2. Grégory Levasseur l’achève du fait de son incompétence.

Balance ton commentaire

Suivez-nous sur facebook

Abonnez-vous à ce blog par e-mail.

Saisissez votre adresse e-mail pour vous abonner à ce blog et recevoir une notification de chaque nouvel article par e-mail.

Rejoignez les 34 autres abonnés