[CRITIQUE] “Burying The Ex”, réalisé par Joe Dante

Burying The Ex 2

Max commence à se sentir à l’étroit avec sa petite amie Evelyn mais il n’arrive pas à la quitter. Le destin s’en mêle lorsque Evelyn meurt dans un accident. Max, enfin libre, rencontre alors Olivia qui pourrait bien être son âme soeur. Mais Evelyn revient de l’au-delà et est bien décidée à récupérer son petit copain quitte à le transformer en mort-vivant…

Joe Dante est un réalisateur qui a bercé l’enfance de beaucoup d’entre nous. On se souvient tous de la première fois que l’on a vu Gremlins et surtout l’adorable boule de poils qu’est Gizmo. En 2016, il revient avec un film horrifique et drôle nommé Burying The Ex. Que vaut ce Dante cru 2016 ? Réponse dans notre critique.

Invité d’honneur du Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg, Joe Dante est venu y donner une masterclass avant de présenter en avant-première son dernier film : Burying The Ex. Lors de la masterclass, il a rappelé combien le cinéma pouvait être le reflet de la société avec des images de son téléfilm The Second Civil War qui, bien que datant de 1998, reste furieusement d’actualité. Il a ensuite déroulé le fil de sa carrière en évoquant le succès de son premier film, Piranha, suivi du deuxième, The Howling. Ses succès ont attiré l’attention de Steven Spielberg qui l’a choisi pour son premier film en tant que producteur : Gremlins. Après différents films plus ou moins bons, il a sorti en 1993, Matinee, film qui est une véritable déclaration d’amour au cinéma. Pour les fans de Gremlins, sachez qu’un Gremlins 3 ou un reboot pourrait voir le jour dans le futur, mais Joe Dante ne sera pas impliqué dedans. Il a fini en rendant hommage à celui qui lui avait mis le pied à l’étrier, le réalisateur et producteur Roger Corman. Après 2h de masterclass, il a introduit son douzième film solo en précisant que c’était pas forcément son meilleur film mais qu’il avait pris du plaisir à le tourner.

Photo by Suzanne Tenner

Burying The Ex reprend l’histoire classique du retour de l’être aimé après sa mort. Le problème ? L’être aimé n’était pas tant aimé que cela et il revient sous la forme d’un zombie. Ajoutez un triangle amoureux et des personnages secondaires savoureux et vous obtiendrez le cocktail concocté par Joe Dante. C’est un film drôle, très drôle, bourré de références et de jeux de mots. Les situations sont burlesques mais toujours “réalistes”. Il y a une réelle alchimie entre les trois personnages principaux interprétés par Anton Yelchin (Star Trek Into Darkness), Ashley Green (Twilight) et Alexandra Daddario (San Andreas). La réalisation est tout ce qu’il y a de plus classique mais les hommages se font à la pelle que ce soit au premier plan ou en arrière plan. Si la fin pouvait être prévisible, la patte de Joe Dante fait qu’elle prend une tournure bienvenue.

Si, depuis 1985, Joe Dante n’a pas eu de succès au box-office, ses films restent marqués par sa touche et ses envies. On sent qu’il prend plaisir à réaliser ses films et à les rendre personnels au possible. Burying The Ex s’inscrit dans cette veine et, s’il ne révolutionne pas le genre, il vous fera passer un très bon moment.

Burying The Ex
4

Conclusion

Un Joe Dante dans la lignée de ce qui a fait son succès : un film drôle, fun et divertissant.

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