[CRITIQUE] “Annabelle”, réalisé par John R. Leonetti

Affiche Annabelle

John Form est certain d’avoir déniché le cadeau de ses rêves pour sa femme Mia, qui attend un enfant. Il s’agit d’une poupée ancienne, très rare, habillée dans une robe de mariée d’un blanc immaculé. Mais Mia, d’abord ravie par son cadeau, va vite déchanter. Une nuit, les membres d’une secte satanique s’introduisent dans leur maison et agressent sauvagement le couple, paniqué. Et ils ne se contentent pas de faire couler le sang et de semer la terreur – ils donnent vie à une créature monstrueuse, pire encore que leurs sinistres méfaits, permettant aux âmes damnées de revenir sur Terre : Annabelle…

Annabelle est certainement l’un des films d’horreur de l’Halloween 2014 les plus attendus du grand public. Film dérivé de The Conjuring : Les Dossiers Warren de James Wan, à qui ont doit un univers bien marqué depuis Dead Silence et dernièrement la franchise Insidious, Annabelle est finalement qu’une préquelle médiatique.

Réalisé par John R. Leonetti (directeur photographique sur Chucky 3, The Mask, Dead Silence, Piranha 3D et encore – réalisateur de Mortel Kombat, L’effet Papillon 2), Annabelle est un genre d’hommage ou plutôt mash-up de Rosemary’s Baby (1968) et Insidious (2011). Vaguement comme le film de Roman Polanski, un jeune couple déménage dans un tout nouveau appartement afin de fuir les souvenirs et les manifestions paranormales causés dans leur ancienne demeure. Alors que le mari est bien trop occupé à sa carrière de médecin, la jeune femme commence à subir de fortes violences surnaturelles. Notons aussi que les personnages principaux du film Annabelle, Mia et John Form, reprennent les noms des deux acteurs dans Rosemary’s Baby : Mia Farrow et John Cassavetes. Voilà comment les studios arrivent dernièrement à séduire les fans de l’horreur. Alors que le grand public est attiré par ce genre de sensation, les fans, eux, seront attendris par les hommages. Mais en est-il vraiment nécessaire ?

annabelle

À travers tous ces clins d’œil ou moyens d’inspiration, on arrive à se demander qu’est ce que vient faire la poupée Annabelle dans cette histoire. Depuis The Conjuring : Les Dossiers Warren, on nous à vendu une histoire de poupée maléfique, hantée ou même tueuse, je répète : « Avant Conjuring il y avait Annabelle ». Finalement, on se retrouve dans une histoire plutôt désordonnée entre secte, poupée possédée et démon. Un scénario rempli d’idées, de très bonnes idées, qu’ils auraient bien fait d’en choisir une  (en l’occurrence l’histoire d’Annabelle, son nom est sur l’affiche quand même) et de la traiter jusqu’au bout. En effet, les éléments perturbateurs ainsi que la trame de l’histoire sont des sujets non élucidés ou plutôt mal expliqués. Un scénario assez brouillon laissant place à diverses propositions. De plus, cela laisse clairement, et dès le départ, une ouverture vers un second film. Ce qui nous emmène à nous demander « Qui es – tu Annabelle ? », un fait peut-être voulu ou simplement mal exprimé, à croire que la poupée qui a terrifié la famille Warren soit simplement un projet purement marketing.

Annabelle s’illustre plus comme un spin-off, une extension de The Conjuring : Les Dossiers Warren, qu’une préquelle. Celui-ci arrive tout de même à se démarque par quelques scènes plutôt bien pensées et bien montées. Des plans pour nous foutre la trouille, des plans à nous faire grincer des dents, tout ça accompagné d’une bande-son bien apeurante. Des ingrédients qui marchent !

Quant aux personnages principaux du film, le mignonnet couple Form endosse l’image de la bonne famille américaines des années sixties à merveille. Un mari bien trop occupé au travail et bien trop parfait. Un mari qu’on rêverait toutes d’avoir interprété par Ward Horton (Fringe, Je Déteste la Saint – Valentin), père aimant qui essaye tant bien que mal à protéger sa petite famille à travers les dires de sa femme. John Form est un personnage qui voit les scènes de l’extérieur, qui demande pas trop d’attention, un personnage presque secondaire. Aussi dans le rôle de l’archétype blonde-héroïne-Hitchockienne, Annabelle Wallis (Blanche-Neige et le chasseur, X-Men : First Class) met en scène la housewife Mia Form, seule contre toute attaque paranormale. Ici l’alchimie du couple est tant attendrissante que vulnérable. Ils rejettent assez bien les moeurs des famille américaines ainsi que la culture de l’époque, cependant leurs jeux d’acteurs s’effacent presque lors des manifestations paranormales. Cependant le gros bémol du film reste bien la fin, un genre d’Happy Ending de l’horreur.

En clair, Annabelle est une histoire mal travaillée avec beaucoup trop (et de bonnes) d’idées. Une recette qui fonctionne malgré tout, grâce à ces montages et à l’alchimie du couple Mia et John Form. Comme mentionné, c’est un genre de Mash-up de Rosemary’s Baby et Insidious. Rien de nouveau en faite !

Annabelle

Conclusion

En clair, Annabelle est une histoire mal travaillée avec beaucoup trop (et de bonnes) d’idées. Une recette qui fonctionne malgré tout, grâce à ces montages et à l’alchimie du couple Mia et John Form. Comme mentionné, c’est un genre de Mash-up de Rosemary’s Baby et Insidious. Rien de nouveau en faite !

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