[CRITIQUE] “A Girl Walks Home Alone at Night”, réalisé par Ana Lily Amirpour

A girl walks alone at night affiche

Dans la ville étrange de Bad City, lieu de tous les vices où suintent la mort et la solitude, les habitants n’imaginent pas qu’un vampire les surveille. Mais quand l’amour entre en jeu, la passion rouge sang éclate…

Les pépites cinématographiques ne sont pas forcément celles qui durent le plus longtemps au cinéma. À l’instar des films d’épouvante devenus de pâles copies conformes de leur prédécesseur, certains réussissent tout de même à exploiter un genre devenu convenu et triste. C’est le cas du premier long-métrage d’Ana Lily Amirpour et de son A Girl Walks Home Alone at Night.

Un garçon aux quatre mains pour une famille de riche, un père toxicomane, un dealer crapuleux, une fille de la rue et une femme aux crocs acérés, voilà ce qu’on peut trouver dans la ville fictive de Bad City. Avec un tel pitch, le cocktail est explosif. A Girl Walks Home Alone at Night est aux antipodes de ce qu’on peut trouver aujourd’hui. Film en noir et blanc, mixage de plusieurs genres tels que le western ou le fantastique, le long-métrage d’Ana Lily Amirpour se trouve être un OVNI cinématographique plaisant et original. D’une esthétique très étudiée, le magnifique travail sur la lumière, et d’un univers musical à part entière prouve une fois que le risque peut-être payant.

A girl walks alone at night photo

A Girl Walks Home Alone at Night fait figure de conte poétique sombre porté par un magnifique duo d’acteurs aux allures de James Dean et de Sophia Loren. Situé en Iran, mais tourné outre-Atlantique, Amirpour revient sur ses terres d’origines et propose un film plongeant le spectateur dans la noirceur humaine avec le garçon qui tente de rester droit, la fille qui protège les femmes vulnérables et l’étreinte amoureuse qui se dessine pour eux.

A Girl Walks Home Alone at Night n’est pas seulement un film magnifique et remplit d’émotion, il est également une véritable œuvre d’art qui, comme le très bon It Follows, glisse hors de l’horreur pur, pour un sentiment d’inconfort magnifié. Un pur régal.

 

A Girl Walks Home Alone at Night
5

Conclusion

A Girl Walks Home Alone at Night n’est pas seulement un film magnifique et remplit d’émotion, il est également une véritable œuvre d’art qui, comme le très bon It Follows, glisse hors de l’horreur pur, pour un sentiment d’inconfort magnifié. Un pur régal.

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