Crawl d’Alexandre Aja – Critique

Paramount Pictures

Lors d’une tempête, une jeune femme essaie de sauver son père mais se retrouve bloquée avec lui dans leur maison infestée d’alligators.

Le cinéma est rempli de nouvelles productions cinématographiques avec des requins mangeur d’hommes qui nous donne des résultats comme les affreux Sharknado. Mais le public a besoin de renouveau avec une autre espèce au dessus de l’homme. Nous avons eu Lake Placid et Crocodile Dundee. Maintenant nous avons Crawl d’Alexandre Aja.

Alors que la plupart des films sur les crocodiles/alligators les présentent en tant que monstres qui guettent leurs proies la nuit avec la caméra qui simule le point de vue de l’alliagator dans les hautes herbes et que les personnages découvrent que tous les meurtres sont la faute d’un alligator, Aja et Crawl lancent la machine dès le début. Après une introduction sur la passion de Haley, notre héroïne principale, pour la natation (on voit déjà venir la scène où elle nagera très vite pendant qu’un alligator la poursuivra) et sur les difficultés familiales qu’elle vit avec ses parents et sa sœur, Haley se retrouvent nez à nez avec un alligator dans le sous-sol de sa maison d’enfance. Haley (Kaya Scodelario) et son père (Barry Pepper) se retrouvent coincés dans le sous-sol alors que ta tempête continue dehors. La survie ne fait que commencer.

© Paramount Pictures

Le nom d’Alexandre Aja ne vous est pas inconnu: Haute Tension, La Colline a des Yeux, Mirrors, Piranha 3D, Horns, La 9ème vie de Louis Drax. Et le réalisateur continue de marquer le public avec ses choix. Crawl a beau avoir un alligator à la poursuite d’êtres humains, le film n’est pas un film de série Z. Le spectateur ne tombera pas sur une scène où des jeunes filles enlèveront leur haut juste pour aguicher, le spectateur ne verra pas le quaterback de l’équipe de football américain adepte de la gonflette qui s’avère être froussard quand le danger se présente. Le scénario des frères Rasmussen est intelligent et ne manque jamais d’idées. Plusieurs fois pendant le film, nous pourrions penser que toutes les options ont été utilisées et que le film va se finir là mais les scénaristes arrivent chaque fois à intégrer un nouvel élément plausible à l’histoire pour amplifier le suspense du film.

Le seul point négatif est l’utilisation des CGI dans le film. Globalement ils ne sont pas mal fait et sont très peu visibles si vous n’avez pas l’habitude mais ils baissent la qualité du film. Ceux-ci sont mal intégrés à l’histoire. Il y a de nombreux plans créés en fond vert pour mettre en situation la ville sous l’emprise de la pluie et de la tempête mais lorsque Haley est au milieu de l’ouragan et que ses cheveux ne bougent pas d’un millimètre, on décroche. Heureusement, les crocodiles sauvent la mise car ceux-ci sont bien réalisés et on ne saurait faire la différence entre les réelles prises de vue et les CGI. Les attaques des alligators semblent réelles et tiennent en haleine.

© Paramount Pictures

Au-delà du huis-clos d’une jeune femme et d’un homme pris au piège dans une maison infestée d’alligators, Crawl va plus loin dans la réflexion sur l’être humain et pousse celui-ci dans ses derniers retranchements. Même si les choses ne vont pas comme tu le souhaites et même si tu as perdu une bataille, tu n’as pas encore perdu la guerre. Accroche-toi. N’abandonne pas et trouve une solution pour résoudre le problème. Aja et les frères Rasmussen arrivent à placer cela dans un film d’horreur de façon habile.

3.5
Note du film
Conclusion
Crawl est efficace et tient le spectateur en haleine du début jusqu'à la fin. Le film trouve toujours quelque chose pour se renouveler et le duo formé par Kaya Scodelario et Barry Pepper fonctionne parfaitement.

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