Countdown de Justin Dec – Critique

© Metropolitan Filmexport

Lorsqu’une jeune infirmière télécharge une application prédisant exactement la date à laquelle une personne va mourir, elle découvre qu’il ne lui reste que trois jours à vivre. Elle décide alors de comprendre les raisons de sa mort, et pourquoi une étrange silhouette la suit.

Countdown, c’est l’exemple même du long-métrage horrifique calibré pour les adolescents. Manque de surprise, paresseux par moment, jamais le film n’emballe sous ses airs d’épisode de Black Mirror.

Car voilà plusieurs années que les cinéastes semblent s’emparer du sujet des nouvelles technologies pour créer des univers où ces dernières représentent une menace. Le dernier exemple en date ? Child’s Play, remake façon “Poupée connectée” du célèbre tueur Chucky.

© Metropolitan Filmexport

Dans Countdown, c’est une application qui sème la terreur chez une jeune infirmière qui va télécharger cette dernière sur son smartphone – d’ailleurs, dans le film, tous les protagonistes sont sous Android. On imagine qu’il était plus aisé d’y créer un faux logiciel que sous iOS, software ultra protégé et le plus répandu aux États-Unis équipant les iPhone d’Apple. Mais passons cette ficelle qui fera uniquement sourire les amateurs de tech.

Dès l’application téléchargée, les apparitions du démon s’enchaînent pour une héroïne qui fera tout pour survivre au terrible décompte, accompagnée d’un beau jeune homme croisé par hasard – une rencontre expédiée en deux minutes. Il faut dire que les pauvres âmes sont victimes du même esprit vengeur, adepte du jump scare à gogo – certains finissent par fonctionner à l’usure. Une recette vieille comme le monde dans les films d’horreur récents épuisée à l’extrême Justin Dec, réalisateur (inconnu) de Countdown. Un cinéaste qui aura également fait le choix de protagonistes au physique de jeunes premiers, parfait dans le calibrage d’un produit destiné aux adolescents : l’héroïne (Elizabeth Lail est connue pour You et Once Upon A Time, le héros pour Riverdale (Jordan Calloway).

© Metropolitan Filmexport

Bien sûr, tout n’est pas à jeter dans Countdown. Car l’intrigue file sans ennui (même si l’on se surprend à répéter dans sa tête “abrège” aux personnages trop explicatifs), certaines scènes prêtent à sourire (le patron d’un magasin de téléphonie) et l’exorcisme aux côtés d’un prêtre sur fond de trap amène un chouïa de fun… Malgré ces bons points, on imagine en revanche que le film ne survivra pas à un second visionnage.

Après un acte final un peu mou et prévisible, la faute a une histoire équipée d’énormes sabots qui ne surprendra jamais les connaisseurs, Countdown ne perd pas de temps et annonce dans son épilogue de moins d’une minute une possible suite. STX Entertainment semble certain de son produit qui, on l’imagine face au parfait bingo du produit destiné aux adolescents qui aiment se faire peur, sera un succès commercial chez les plus jeunes.

Countdown
Après un acte final un peu mou et prévisible, la faute a une histoire équipée d’énormes sabots qui ne surprendra jamais les connaisseurs, Countdown ne perd pas de temps et annonce dans son épilogue de moins d’une minute une possible suite. STX Entertainment semble certain de son produit qui, on l’imagine face au parfait bingo du produit destiné aux adolescents qui aiment se faire peur, sera un succès commercial chez les plus jeunes.
2
Note du film

Balance ton commentaire

Suivez-nous sur facebook

Abonnez-vous à ce blog par e-mail.

Saisissez votre adresse e-mail pour vous abonner à ce blog et recevoir une notification de chaque nouvel article par e-mail.

Rejoignez les 34 autres abonnés