Ça : Chapitre 2 d’Andy Muschietti – Critique

© Warner

Tous les 27 ans, une créature maléfique revient hanter les rues de Derry, dans le Maine. Près de trente ans après les événements du premier opus, les membres du Club des Ratés, désormais adultes, se retrouvent.

En octobre 2017, Ça : Chapitre 1 sortait au cinéma et provoquait un énorme engouement pour l’adaptation du livre culte de Stephen King. Ce film s’est imposé dans le box-office mondial en battant le record du film d’horreur « rated-R » (interdit aux moins de 17 ans aux Etats-Unis) en détrônant L’Exorciste. Deux ans plus tard, la suite sort enfin. Les enfants de Derry, cette petite ville du Maine, vont devoir combattre une seconde fois Pennywise, 27 ans après leur première confrontation. Alors que vaut la fin de Ça ? 

Il est malheureusement impossible de ne pas faire de comparaison entre le premier et le second volet, et le premier détail qui se remarque dans cette suite c’est que c’est long, plus long mais aussi très lent. Le rythme est beaucoup moins bien géré. La cause ? Des flashbacks avec des scènes qui se répètent, on a l’impression que l’intrigue n’avance à aucun moment. Le problème de rythme se retrouve également pendant le climax, dans les vingt dernières minutes du film, où tout se passe dans une appréhension et une incohérence totale.

©  Warner Bros. France

À la réalisation on retrouve Andy Muschietti qui avait réalisé le Ça de 2017. On y retrouve ses gimmicks de réalisation et de gestion des acteurs (principalement Bill Skarsgård dans le rôle de Pennywise, ou Grippe-Sous en version française) avec ces moments où il se déplace comme une bête désarticulée. Ses transitions entre deux scènes sont souvent faites de manière très intelligente, notamment entre le flashback et le présent. Cependant on peut déplorer le fait que la gestion de l’horreur est la même que dans le premier volet, elle ne fait l’intérêt que d’une scène et la tension retombe tout de suite après. On n’a jamais peur, on ne peut que sursauter à certains jumpscares, qui restent d’un bon niveau. 

La grande partie de la communication de Ça : Chapitre 2 était le nouveau casting qui joue les enfants du premier volet devenus des adultes : James McAvoy en Bill, Jessica Chastain en Beverly ou encore Bill Hader Richie. Mais malgré ces grands noms, les prestations derrière sont à peine acceptables. Le problème vient du fait que James McAvoy se retrouve à simplement imiter Jaeden Martell, l’interprète de Bill jeune, sans proposer quelque chose de nouveau, à croire qu’aucun des personnages n’a évolué entre les deux films. Même problème avec Jessica Chastain. Il n’y a que Bill Hader qui arrive à faire ressentir quelque chose, que ce soit à travers une de ses blagues foireuses ou encore dans des moments où il arrive à être plus sérieux, et plus touchant. Cependant Bill Skarsgård impressionnant dans son rôle de clown dévoreur d’enfants, toujours aussi terrifiant, mais la sur-utilisation d’effets spéciaux sur son visage gâche de temps en temps sa prestation.

© Warner Bros. France

On peut en revanche saluer la très bonne bande originale composée par Benjamin Wallfisch qui, comme pour le premier film, joue sur des sonorités qui rappellent l’enfance mais qui deviennent dérangeantes, et aussi sur des sons qui saturent. 

En conclusion, ce nouveau chapitre est très en dessous du premier. Mais on ne peut pas s’empêcher de prendre un profond plaisir à chaque apparition de Pennywise ou encore avoir de l’empathie pour le «Loser Club» et toutes les épreuves qu’ils endurent. Un divertissement moyen qui ne surprend pas, moins effrayant que le premier, mais plus violent.

Conclusion
Un divertissement moyen qui ne surprend pas, moins effrayant que le premier, mais plus violent.
3
Note du film

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