Brightburn: L’enfant du mal de David Yarovesky – Critique

Une météorite contenant un enfant s’échoue en pleine cambrousse chez un couple. N’arrivant pas à tomber enceinte, la femme et son mari décident de le garder et de cacher le secret de ses origines. Le jour de son 12ème anniversaire, leur fils commence à développer d’étranges pouvoirs à l’instar d’une folie meurtrière. Son seul but: détruire le monde.

Society

Depuis le temps que nous endurons les sorties de film super-héroïques dans nos salles, il fallait s’attendre à ce que l’industrie du cinéma de genre s’empare de l’idée pour la détourner à sa sauce. C’est ainsi qu’est né Brightburn, estampé “la version horrifique de superman” (comme si le slip au dessus des collants c’était déjà pas assez effrayant) avec aux commandes James Gunn comme producteur, lui même réalisateur des Gardiens de la galaxie et ancien membre de la Troma. Horreur et super-héros (non, on ne parle pas de Scooby-Doo); il connait ces milieux comme sa poche et pas que, puisque les scénaristes de ce fameux Brightburn ne sont autres que son frère et un cousin (on dirait une mauvaise anecdote d’Hollywood). Alors, what could possibly go wrong?

Surprise, Brightburn commence plutôt mal. Le manque presque triste de subtilité autant scénaristique que de mise en scène, s’installe dès le premier plan pour squatter jusqu’au générique de fin. Une bibliothèque jonchées de livres “Comment faire un enfant pour les nuls”, une météorite qui s’écrase avec un bébé à l’intérieur, le couple qui récupère l’enfant et ça y’est vous avez votre contexte de base. Étirer l’introduction des personnages principaux aurait apporté plus d’intérêt pour cette famille, malheureusement l’empathie tarde elle aussi à se faire ressentir. Le sous texte de la difficulté d’une relation parents/enfant adopté est gâché par ce faux départ, nous privant une partie d’un dilemme moral parfait pour une meilleure psychologie de personnage. Brightburn devient alors un slasher de plus qui prend son concept pour acquis quand ce dernier ne demandait qu’à ce qu’on joue avec lui.

Faut qu’on le dise à Petrovich

L’enfant du mal” n’a cependant pas volé son titre. Brandon (sacré prénom de méchant) est un vrai psychopathe, les pouvoirs extraterrestres en plus. Si le duel du bien et du mal n’est pas non plus très développé, au diable Batman v Superman, on a bien là l’antonyme du parfait petit super-héros. Le film a au moins la décence d’aller au de bout cette idée et se veut être un bon divertissement, bien qu’assez prévisible. Les meurtres sont d’un gore divin, les jump scares quant à eux sont plutôt efficaces. L’ensemble dramatique, quelques fois comique et aguichant, a un bon goût de James Gunn.

Dès lors que Super-Brandon tourne mal, s’en est fini de la déception qu’était la première partie et Brightburn se rattrape tant bien que mal. Heureusement que les scènes horrifiques sont agréablement mises en scène car ce n’est pas le cas pour le reste. Le vaisseau spatial qui fait du bruit bizarre comme s’il était pris d’une gastro, un petit bruitage qui sent bon les années 80 lorsque Brandon ouvre ses yeux rouges, et surtout, ô grand surtout, son masque ridicule, sorte de mixture entre Docteur Zoidberg et une converse All-star, sont autant de choix artistiques ridicules (ça a tout de même le mérite de faire rire) . Comme si le film avait besoin de ça.


3
Note du film
Conclusion
Divertissant mais ne soyez pas trop regardant sur le scénario.

Balance ton commentaire

Suivez-nous sur facebook

Abonnez-vous à ce blog par e-mail.

Saisissez votre adresse e-mail pour vous abonner à ce blog et recevoir une notification de chaque nouvel article par e-mail.

Rejoignez les 33 autres abonnés